Portrait et mode de vie
Euparius marmoreus est un coléoptère appartenant à la famille des Anthribidae, souvent appelés anthribides ou « charançons des champignons ». Comme les autres membres de cette famille, il se distingue des charançons au sens strict (famille des Curculionidae) par un rostre court et large, ainsi que par des antennes droites, non coudées, terminées par une massue.
L'épithète spécifique marmoreus, du latin signifiant « marbré », renvoie à l'aspect bigarré du revêtement de l'adulte, formé de taches de teintes contrastées qui lui confèrent un aspect moucheté.
L’espèce est associée aux champignons lignicoles, notamment aux polypores des genres Trametes et Megasporoporia.
Classification
Euparius marmoreus a été décrit par l'entomologiste français Guillaume-Antoine Olivier en 1795. L'espèce est aujourd'hui placée dans le genre Euparius, qui regroupe plusieurs anthribides du Nouveau Monde.
| Rang | Taxon |
|---|---|
| Classe | Insecta |
| Ordre | Coleoptera |
| Famille | Anthribidae |
| Genre | Euparius |
| Espèce | Euparius marmoreus (Olivier, 1795) |
La famille des Anthribidae appartient à la superfamille des Curculionoidea, qui réunit l'ensemble des charançons et groupes apparentés. Au sein de cette superfamille, les anthribides se distinguent par leur régime souvent fongivore ou lié au bois en décomposition, alors que de nombreux charançons vrais se nourrissent de tissus végétaux vivants.
La fiche de Savoirs.Québec associe l’espèce à la clé taxonomique GBIF 1166071.
Répartition
Euparius marmoreus est une espèce nord-américaine. Elle est notamment documentée dans l'est des États-Unis, comme en témoignent les inventaires naturalistes du Maryland.
L’espèce est inscrite au catalogue du vivant de Savoirs.Québec dans le groupe des insectes. La fiche rattache 37 occurrences à sa clé taxonomique GBIF, sans préciser leur date ni leur portée géographique. Ce nombre ne peut donc pas être interprété comme un dénombrement d’occurrences québécoises. La présence de l’espèce au Québec n’est pas confirmée par les références citées.
Croissance et cycle de vie
Comme tous les coléoptères, Euparius marmoreus est un insecte holométabole : son développement comprend les stades d'œuf, de larve, de nymphe et d'adulte.
Régime alimentaire
Euparius marmoreus est associé aux champignons lignicoles. Les références taxonomiques le rattachent en particulier à des polypores des genres Trametes et Megasporoporia.
Les polypores du genre Trametes, dont fait partie le tramète versicolore (Trametes versicolor), sont des champignons communs sur le bois mort de feuillus dans les forêts du sud du Québec. Ces champignons forment des carpophores coriaces en console qui offrent à la fois nourriture et abri à de nombreux petits invertébrés.
Le régime fongivore de l'espèce s'inscrit dans le mode de vie général de la famille des Anthribidae, dont plusieurs représentants se nourrissent de champignons ou de bois altéré par ceux-ci.
Relations avec les autres espèces
Euparius marmoreus est associé aux champignons lignicoles. Cette association s’inscrit dans le contexte des communautés d’organismes du bois mort, sans établir une contribution particulière de l’espèce à sa décomposition.
Les carpophores peuvent être exploités par différents invertébrés, notamment des coléoptères, des diptères, des acariens et des collemboles. Les carpophores de polypores constituent ainsi de petits écosystèmes où cohabitent consommateurs, prédateurs et parasitoïdes.
La présence de ce type d'insecte est liée au maintien de bois mort et de champignons lignicoles dans les peuplements forestiers.
Relations avec l'humain
Euparius marmoreus est associé aux champignons lignicoles, notamment à des polypores.
La fiche de Savoirs.Québec n’indique ni rang de conservation provincial (rang S) ni statut en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Ces champs non renseignés ne permettent pas de conclure à l’absence de statut légal.
L'intérêt de l'espèce relève surtout de l'entomologie et de l'étude de la biodiversité forestière, les insectes saproxyliques étant fréquemment considérés dans les travaux sur la naturalité des forêts et la gestion du bois mort.
