Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec (carte électorale de 2017, code 216), la circonscription de Huntingdon comprend les municipalités suivantes : Dundee (CT), Elgin (M), Franklin (M), Godmanchester (CT), Havelock (CT), Hemmingford (CT), Hemmingford (VL), Hinchinbrooke (M), Howick (M), Huntingdon (V), Lacolle (M), Napierville (M), Ormstown (M), Saint-Anicet (M), Sainte-Barbe (M), Saint-Bernard-de-Lacolle (P), Saint-Chrysostome (M), Sainte-Clotilde (M), Saint-Cyprien-de-Napierville (M), Saint-Édouard (M), Saint-Jacques-le-Mineur (M), Sainte-Martine (M), Saint-Michel (M), Saint-Patrice-de-Sherrington (M), Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix (M), Saint-Urbain-Premier (M), Saint-Valentin (M) et Très-Saint-Sacrement (P). Elle comprend aussi la réserve indienne d'Akwesasne.
Le territoire se situe entièrement dans la région administrative de la Montérégie et chevauche quatre municipalités régionales de comté :
- Le Haut-Saint-Laurent : Dundee, Elgin, Franklin, Godmanchester, Havelock, Hinchinbrooke, Howick, Huntingdon, Ormstown, Saint-Anicet, Saint-Chrysostome, Sainte-Barbe et Très-Saint-Sacrement, ainsi que la réserve d'Akwesasne ;
- Les Jardins-de-Napierville : Hemmingford (canton et village), Napierville, Saint-Bernard-de-Lacolle, Saint-Cyprien-de-Napierville, Sainte-Clotilde, Saint-Édouard, Saint-Jacques-le-Mineur, Saint-Michel et Saint-Patrice-de-Sherrington ;
- Le Haut-Richelieu : Lacolle, Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix et Saint-Valentin ;
- Beauharnois-Salaberry : Sainte-Martine et Saint-Urbain-Premier.
La circonscription occupe une partie du sud du Québec à l'ouest de la rivière Richelieu. Sa limite méridionale correspond à la frontière avec l'État de New York. La superficie établie par Élections Québec est de 2 219,01 km², pour une densité de 26,12 habitants au kilomètre carré.
Origine du nom et historique
Toponyme
La circonscription porte le nom de la ville de Huntingdon, située sur son territoire. Selon Élections Québec, cette appellation provient de la toponymie anglaise, où elle désignait un ancien comté et une ville située au nord de Londres. Élections Québec rattache ce nom aux troupes britanniques du roi George III qui ont combattu les États-Unis durant la guerre anglo-américaine de 1812, Huntingdon ayant accueilli ces troupes ; le lieu est depuis associé à l'histoire militaire de la région.
Évolution
Une circonscription de Huntingdon apparaît pour la première fois en 1792, sous le régime de l'Acte constitutionnel. D'après Élections Québec, elle a porté le nom de L'Acadie en 1829. Elle figure parmi les circonscriptions de l'Assemblée législative dès la première élection générale de 1867.
Les principales étapes récentes de son tracé sont les suivantes :
| Année | Modification |
|---|---|
| 1972 | Huntingdon est reconstituée à partir de l'ancienne Huntingdon et de parties de Châteauguay et de Napierville-Laprairie |
| 1980 | Ajout d'une partie infime de Châteauguay (10 électeurs) |
| 1985 | Limites inchangées |
| 1988 | Création de Beauharnois-Huntingdon, formée de parties de Beauharnois (5 527 électeurs) et de Huntingdon (28 257 électeurs) |
| 1992 | Beauharnois-Huntingdon reçoit une partie de Saint-Jean (3 887 électeurs) |
| 2001 | Recréation de Huntingdon à partir de parties de Beauharnois-Huntingdon (35 675 électeurs) et de Saint-Jean (4 726 électeurs) |
| 2011 | Nouveau tracé formé d'une partie de l'ancienne Huntingdon (39 309 électeurs) |
| 2017 | Limites identiques à celles de 2011 |
Entre 1988 et 2001, la circonscription a donc porté le nom de Beauharnois-Huntingdon. Les limites en vigueur sont celles de la carte électorale de 2017.
Résultats électoraux récents
Élection générale du 5 octobre 2026
Frédéric Laplante, du Parti québécois, l'a emporté avec 30,48 % des votes valides, dans une lutte à trois où les deuxième et troisième places ont été séparées par 30 voix. La participation s'est établie à 67,04 % sur 50 373 électeurs inscrits ; 33 170 votes valides et 598 bulletins rejetés ont été comptés.
| Candidature | Inscription au bulletin | Votes | % |
|---|---|---|---|
| Frédéric Laplante (élu) | PQ | 10 110 | 30,48 |
| Connor Stacey | PLQ/QLP | 8 505 | 25,64 |
| Chantal Dauphinais | PCOQ | 8 475 | 25,55 |
| Stéphane Bisaillon | CAQ | 4 022 | 12,13 |
| Valérie Dubois | QS | 1 856 | 5,60 |
| Dale Langille | PCQ/CPQ | 202 | 0,61 |
Élection générale du 3 octobre 2022
Carole Mallette (Coalition avenir Québec) a été élue avec 46,64 % des voix. Participation : 64,27 % ; électeurs inscrits : 46 178 ; votes valides : 29 294 ; bulletins rejetés : 384.
| Candidature | Inscription au bulletin | Votes | % |
|---|---|---|---|
| Carole Mallette (élue) | C.A.Q.-É.F.L. | 13 664 | 46,64 |
| Jean-Claude Poissant | P.L.Q./Q.L.P. | 4 214 | 14,39 |
| François Gagnon | P.C.Q-E.E.D. | 3 923 | 13,39 |
| Nathan Leblanc | P.Q. | 3 522 | 12,02 |
| Emmanuelle Perras | Q.S. | 3 265 | 11,15 |
| José Bro | P.V.Q./G.P.Q. | 367 | 1,25 |
| Raymond Frizzell | P.C.Q./C.P.Q. | 339 | 1,16 |
Élection générale du 1er octobre 2018
Claire IsaBelle (Coalition avenir Québec) a défait le député sortant libéral Stéphane Billette par 711 voix, avec 37,69 % des suffrages contre 35,23 %. Suivaient Aiden Hodgins-Ravensbergen (Québec solidaire, 12,72 %) et Huguette Hébert (Parti québécois, 11,03 %). Participation : 67,6 % ; électeurs inscrits : 43 512 ; votes valides : 28 905.
Élection générale du 7 avril 2014
Stéphane Billette (Parti libéral du Québec) a été réélu avec 14 115 voix (48,57 %), devant Claire IsaBelle (CAQ, 23,65 %), Huguette Hébert (PQ, 20,28 %) et Carmen Labelle (QS, 5,13 %). Participation : 70,12 % ; électeurs inscrits : 42 056 ; votes valides : 29 064.
Historique électoral
De 2003 à 2012
Depuis sa recréation en 2001, la circonscription a surtout élu des candidats libéraux. Les résultats compilés par l'Atlas des élections au Québec donnent la répartition suivante pour les scrutins antérieurs à 2014 :
| Élection | Parti gagnant | % du vainqueur | Deuxième | Votes valides |
|---|---|---|---|---|
| 2012 | Parti libéral du Québec | 53,30 | Parti québécois (35,88 %) | 22 319 |
| 2008 | Parti libéral du Québec | 44,33 | Parti québécois (27,48 %) | 25 558 |
| 2007 | Action démocratique du Québec | 42,76 | Parti libéral du Québec (31,55 %) | 30 663 |
| 2003 | Parti libéral du Québec | 52,53 | Parti québécois | 29 527 |
L'élection de 2007 constitue la seule victoire de l'Action démocratique du Québec dans la circonscription ; en 2008, l'ADQ est revenue au troisième rang avec 25,16 % des voix.
De 1867 à 1985
De 1867 à 1985, Huntingdon figure sans interruption sur la carte électorale, à l'exception des modifications de tracé déjà mentionnées. Le nombre de votes valides témoigne de l'élargissement du corps électoral et du territoire :
| Élection | Votes valides |
|---|---|
| 1985 | 22 012 |
| 1981 | 23 641 |
| 1976 | 21 630 |
| 1973 | 17 383 |
| 1970 | 7 209 |
| 1960 | 6 469 |
| 1944 | 4 616 |
| 1935 | 3 194 |
| 1912 | 1 928 |
| 1867 | 1 749 |
La forte hausse observée entre 1970 et 1973 correspond à la refonte de 1972, qui a adjoint à l'ancienne Huntingdon des parties de Châteauguay et de Napierville-Laprairie. De 1989 à 1998, le territoire a été représenté sous le nom de Beauharnois-Huntingdon.
Démographie
Population et électorat (2021)
Selon les données démographiques d'Élections Québec tirées du recensement de 2021, la circonscription compte 57 950 habitants et 50 293 électeurs inscrits, sur une superficie de 2 219,01 km², soit une densité de 26,12 habitants au kilomètre carré. La compilation sociodémographique réalisée par Élections Québec à partir du Recensement du Canada 2021 établit pour sa part la population totale à 55 860 personnes.
Structure par âge et par sexe
| Indicateur (2021) | Valeur |
|---|---|
| 0 à 9 ans | 11,4 % |
| 10 à 19 ans | 10,3 % |
| 20 à 29 ans | 10,5 % |
| 70 à 79 ans | 9,7 % |
| 80 ans et plus | 4,3 % |
| Âge moyen | 43,1 ans |
| Âge médian | 44,4 ans |
| Hommes | 51,2 % |
| Femmes | 48,8 % |
Langues et diversité
Le français est la langue parlée à la maison par 82,3 % de la population et l'anglais par 16,3 %. La présence anglophone, notable dans le Haut-Saint-Laurent, s'explique par le peuplement loyaliste, écossais et irlandais de la région au XIXe siècle. Les personnes ayant une identité autochtone représentent 2,44 % de la population, et les minorités visibles 1,9 %.
Scolarité et revenus
En 2021, 25,3 % de la population ne détient aucun certificat, diplôme ou grade, et 24,5 % a pour plus haut niveau le diplôme d'études secondaires. Le revenu médian des ménages s'établit à 73 500 $ et le revenu moyen à 85 800 $ (revenus de 2020).
Économie et territoire
La circonscription de Huntingdon couvre un territoire à dominante rurale, structuré par de petites municipalités et quelques pôles de services comme Huntingdon, Ormstown, Napierville et Lacolle. Les basses terres du Saint-Laurent y offrent des sols propices à l'agriculture : la MRC des Jardins-de-Napierville est connue pour sa production maraîchère, tandis que le Haut-Saint-Laurent compte de nombreuses exploitations laitières et vergers.
La proximité de la frontière avec l'État de New York confère au territoire une fonction de passage : le poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, sur l'autoroute 15, est l'un des principaux points d'entrée routiers entre le Québec et les États-Unis. Au nord-ouest, la circonscription borde le lac Saint-François, sur le fleuve Saint-Laurent, où se trouvent Saint-Anicet et Dundee.
La réserve d'Akwesasne, territoire mohawk qui s'étend de part et d'autre des frontières entre le Québec, l'Ontario et l'État de New York, est rattachée à la circonscription pour sa partie québécoise. Le patrimoine militaire lié à la guerre de 1812, évoqué par le toponyme de la circonscription, est également présent sur le Richelieu, notamment à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, où se trouve le fort Lennox.