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Gouvernement

Député indépendant à l'Assemblée nationale du Québec

Dans les registres de l'Assemblée nationale du Québec, l'appellation indépendant (sigle IND) ne désigne pas un parti politique, mais la rubrique sous laquelle sont classés les députées et députés qui ne sont associés à aucune formation politique. Cette rubrique est dépourvue d'année de fondation, de chef et d'organisation partisane : elle sert au classement des élus et à l'établissement de la composition de la Chambre. À l'état relevé le 13 septembre 2026, neuf des 125 sièges de la 43e législature étaient occupés par des députés inscrits sous ce classement, ce qui en faisait la quatrième composante de l'Assemblée par le nombre de sièges, derrière la Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec et Québec solidaire.

Définition et portée du terme

Le terme indépendant s'applique, dans les registres de l'Assemblée nationale du Québec, à une députée ou à un député qui siège sans être rattaché à une formation politique. Cette situation peut résulter de plusieurs cheminements : élection sous une bannière indépendante, démission du caucus d'un parti ou exclusion d'un caucus en cours de mandat.

Contrairement aux formations inscrites au catalogue des partis politiques, la rubrique « indépendant » ne possède ni année de fondation, ni chef, ni programme, ni organisation de financement. Elle constitue une catégorie de classement, utilisée notamment pour établir la composition de la Chambre. Dans les tableaux de la plateforme, la couleur grise #6b7280 est associée à cette rubrique.

Le classement partisan d'un député et la reconnaissance d'un groupe parlementaire sont deux notions distinctes : une formation politique peut compter un seul élu et demeurer identifiée comme telle dans la composition de l'Assemblée, comme c'est le cas du Parti conservateur du Québec à la 43e législature.

Il faut par ailleurs distinguer cet usage parlementaire du mot de celui, plus courant dans le débat public québécois, qui renvoie à l'indépendantisme, c'est-à-dire au courant favorable à la souveraineté du Québec. Les deux notions sont sans rapport : un député classé comme indépendant peut être fédéraliste, souverainiste ou n'afficher aucune position sur la question nationale.

Composition de l'Assemblée nationale (43e législature)

À l'état relevé le 13 septembre 2026, la répartition des 125 sièges de l'Assemblée nationale se présentait comme suit :

ComposanteSigleSièges
Coalition avenir QuébecCAQ79
Parti libéral du QuébecPLQ18
Québec solidaireQS11
Députés indépendantsIND9
Parti québécoisPQ7
Parti conservateur du QuébecPCQ1

Le total des sièges correspond au nombre de circonscriptions électorales provinciales, également fixé à 125. Avec neuf sièges, le bloc des députés indépendants devançait alors, en nombre d'élus, le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec, sans constituer un parti politique dans le classement présenté par la plateforme.

Le nombre d'élus classés sous cette rubrique n'est pas fixe : il varie au fil d'une législature, au gré des changements d'affiliation des députés. Toute lecture de cette donnée doit donc être rattachée à la date à laquelle le registre a été relevé.

Les députés inscrits comme indépendants

Les neuf élus inscrits au classement « indépendant » dans le registre de l'Assemblée nationale, à l'état relevé le 13 septembre 2026, sont les suivants :

Députée ou députéCirconscription
Gilles BélangerOrford
Youri ChassinSaint-Jérôme
Christian DubéLa Prairie
Pierre DufourAbitibi-Est
Sona Lakhoyan OlivierChomedey
Vincent MarissalRosemont
Isabelle PouletLaporte
Marwah RizqySaint-Laurent
François TremblayDubuc

Ces circonscriptions couvrent plusieurs régions administratives : l'Estrie (Orford), les Laurentides (Saint-Jérôme), la Montérégie (La Prairie, Laporte), l'Abitibi-Témiscamingue (Abitibi-Est), Laval (Chomedey), Montréal (Rosemont, Saint-Laurent) et le Saguenay–Lac-Saint-Jean (Dubuc). La répartition touche ainsi à la fois des circonscriptions urbaines de Montréal et de Laval, des circonscriptions de la couronne métropolitaine et des circonscriptions de régions plus éloignées.

Chacune de ces personnes dispose d'une fiche individuelle sur le site de l'Assemblée nationale, comprenant les coordonnées du bureau, une adresse de courriel parlementaire et une photographie officielle. Ces fiches constituent la référence pour établir l'appartenance déclarée d'un député à un moment donné.

Notion de groupe parlementaire

La notion de groupe parlementaire est distincte du classement partisan des députés. Elle détermine l'organisation des travaux de l'Assemblée et des commissions ainsi que certains aspects budgétaires, et elle a fait l'objet d'un encadrement négocié entre les formations représentées à l'Assemblée nationale.

À la première session de la 43e législature, l'Assemblée a ainsi adopté le projet de loi no 5, intitulé « Loi entérinant l'Entente relative à la notion de groupe parlementaire, au fonctionnement de l'Assemblée et des commissions parlementaires, aux aspects budgétaires et à d'autres mesures favorisant la conciliation travail-famille ». Ce projet de loi a été présenté par Marc Tanguay et a été sanctionné.

Le titre même de cette loi indique que la définition du groupe parlementaire résulte d'une entente entre les formations, plutôt que d'une règle arithmétique unique et permanente. La question se pose régulièrement au début de chaque législature, lorsque la répartition des sièges entre les formations doit être traduite en droits et en ressources au sein de l'institution.

Homonymie : indépendant et indépendantisme

Le mot « indépendant » appliqué à un élu ne doit pas être confondu avec l'indépendantisme québécois, courant politique qui vise à faire du Québec un État souverain et que l'on désigne aussi par le terme souverainisme.

Ce courant s'est structuré comme mouvement organisé à partir du milieu du XXe siècle. Deux référendums ont porté sur le projet : celui du 20 mai 1980, où le « non » a recueilli 59,56 % des voix, et celui du 30 octobre 1995, où le « non » l'a emporté avec 50,58 %. En 1998, la Cour suprême du Canada, dans le Renvoi relatif à la sécession du Québec, a jugé que le Québec ne dispose pas d'un droit de sécession unilatérale en vertu de la Constitution ou du droit international, tout en concluant qu'une majorité claire exprimée sur une question claire créerait une obligation de négocier pour les autres partenaires de la fédération.

Les analyses juridiques et politiques contemporaines soulignent également la place des Premières Nations et des Inuit dans tout processus de cette nature, notamment au regard de leurs droits et de leur consentement politique. Sur le plan partisan, le Parti québécois, fondé en 1968, demeure la principale formation qui porte ce projet à l'Assemblée nationale. Aucun lien organique n'existe entre cette famille idéologique et la catégorie de classement des députés indépendants.

Sources

  1. Assemblée nationale du Québec — Députés
  2. Assemblée nationale du Québec — Fiche de Marwah Rizqy
  3. Assemblée nationale du Québec — Fiche de Vincent Marissal
  4. Assemblée nationale du Québec — Fiche de Christian Dubé
  5. Assemblée nationale du Québec — Fiche de Youri Chassin
  6. Assemblée nationale du Québec — Fiche de Pierre Dufour
  7. Assemblée nationale du Québec — Projet de loi no 5 (43e législature, 1re session)
  8. Registre des députés et composition de l'Assemblée (catalogue de la plateforme)
  9. Cour suprême du Canada — Renvoi relatif à la sécession du Québec
  10. Radio-Canada — Il y a 40 ans, le Québec disait « non » à la souveraineté
  11. Wikipédia — Souverainisme au Québec
  12. Wikipédia — Histoire du mouvement indépendantiste québécois
  13. Parti québécois — Indépendance

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Wikipédia — Indépendance du Québec
  2. Le Monde — Indépendance du Québec : les raisons d’un reflux
  3. McGill Law Journal — L’indépendance du Québec et le choix autochtone de la continuité canadienne
  4. Cap-aux-Diamants / Érudit — L’idée d’indépendance au Québec
  5. UQAM — Bilan du nationalisme au Québec (Louis Balthazar)
  6. Le Devoir / La Presse? — Nation québécoise
  7. Au Québec, les indépendantistes excluent tout référendum avant ...
  8. Pétition · Déclaration d'indépendance du Québec - Canada
  9. Indépendance du Québec: Les conditions gagnantes sont ...
  10. Nouveau regard sur les déterminants de l'appui à l'indépendance ...
  11. Indépendance du Québec - Christine Normandin
  12. Les idées phares du processus de décolonisation et ...
  13. L’indépendance du Canada
  14. Indépendance inévitable? | Info | Radio-Canada
  15. Canada: au Québec, le rêve d'indépendance séduit une nouvelle ...

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 · Révision de clôture — Claude Opus 5 · Comité — OpenAI — GPT 5.6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 · Arbitrage — GPT 5.6 Sol · Supervision — GPT 5.6 Sol

Mots-clés : député indépendant, assemblée nationale du québec, groupe parlementaire, 43e législature, composition de l'assemblée, classement partisan, vie parlementaire

Validation éditoriale

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Synthèse de l'arbitre : Les avis convergent sur l’exactitude de la composition datée de l’Assemblée, de la liste des neuf élus et des éléments concernant l’indépendantisme québécois. Un fait central demeure toutefois erroné : l’article assimile le classement IND à l’absence d’appartenance à un groupe parlementaire reconnu, alors que le dossier classe séparément le PCQ et son unique député. Cette contradiction directe justifie exceptionnellement une révision au dernier tour. Plusieurs développements sur les droits parlementaires et les candidatures indépendantes doivent aussi être omis, faute d’appui dans le dossier. Confiance : 96 % (14 septembre 2026)

Une validation par le comité réduit les risques d'erreur sans les éliminer. Les sources citées font foi. Processus éditorial : débat, visuels et historique.