Géographie
Saint-Hyacinthe se trouve dans la région administrative de la Montérégie (16), dont elle constitue l'un des principaux pôles urbains. Elle est la ville-centre de la MRC des Maskoutains (540). Son code géographique est le 54048.
La ville est traversée par la rivière Yamaska, autour de laquelle s'est développé le noyau urbain d'origine. Le territoire municipal est desservi par l'autoroute 20, qui relie la ville à la région de Montréal à l'ouest et au centre du Québec à l'est.
Superficie
Le territoire municipal présente une superficie de 191,28 km² selon le Répertoire des municipalités. Statistique Canada lui attribue une superficie de 188,85 km² au Recensement de 2021. L'écart s'explique par des méthodes de mesure différentes.
Le territoire combine un centre urbain dense, des quartiers résidentiels et des zones industrielles. Il comprend aussi de vastes secteurs agricoles intégrés lors du regroupement municipal de 2001. Le milieu agricole environnant, l'un des plus productifs du Québec, nourrit la vocation agroalimentaire de la ville.
Histoire
Seigneurie de Maska
Le peuplement remonte à la concession, en 1748, de la seigneurie de Maska, située de part et d'autre de la rivière Yamaska. Le seigneur Jacques-Hyacinthe Simon dit Delorme est associé au développement de la localité, dont le nom évoque son prénom. Le gentilé maskoutain rappelle l'ancienne appellation de Maska.
Centre religieux et institutionnel
Au XIXe siècle, la localité devient un centre religieux et éducatif de premier plan pour la région. Le Séminaire de Saint-Hyacinthe est fondé en 1811. Le diocèse de Saint-Hyacinthe est érigé en 1852, ce qui fait de la ville un siège épiscopal.
La ville acquiert aussi une renommée industrielle et artisanale. La facture d'orgues Casavant Frères, fondée en 1879, y a établi ses ateliers.
Vocation agroalimentaire
Au XXe siècle, la ville affirme sa spécialisation dans l'enseignement et la recherche agroalimentaires et vétérinaires. Elle obtient en 1993 le titre de « Technopole agroalimentaire ». En 2002, le gouvernement du Québec lui confirme le statut de « Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale ».
Regroupement municipal
Dans le cadre de la réorganisation municipale menée par le gouvernement du Québec au début des années 2000, Saint-Hyacinthe a été regroupée avec plusieurs municipalités voisines. La ville actuelle a été constituée le 27 décembre 2001.
Démographie
Les habitants de Saint-Hyacinthe se nomment les Maskoutains et les Maskoutaines.
Population officielle (Répertoire des municipalités)
Les populations ci-dessous sont celles du Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, présentées de la plus récente à la plus ancienne.
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 60 881 |
| 2025 | 60 847 |
| 2024 | 59 448 |
| 2023 | 58 732 |
| 2017 | 54 912 |
Entre 2017 et 2026, la population officielle a augmenté d'environ 5 970 habitants.
Recensement de 2021
Au Recensement de 2021 de Statistique Canada, la ville comptait 57 239 habitants. Cela représentait une hausse de 2,9 % par rapport au recensement de 2016. La densité de population s'établissait alors à 303,1 habitants par km².
Les chiffres du recensement et ceux du Répertoire des municipalités relèvent de méthodes et d'années de référence distinctes. Ils ne doivent pas être comparés directement.
Saint-Hyacinthe est aussi le noyau d'une agglomération de recensement définie par Statistique Canada, qui déborde des limites municipales.
Administration municipale
Saint-Hyacinthe porte la désignation de ville. Elle est régie par les lois municipales du Québec, notamment la Loi sur les cités et villes. Le conseil municipal se compose d'un maire et de conseillers élus par district. L'hôtel de ville se trouve au 700, avenue de l'Hôtel-de-Ville.
Le Répertoire des municipalités désigne Chantal Frigon comme directrice générale. Il nomme aussi les conseillers suivants : Donald Côté, Pierre Thériault, Mélanie Bédard, Bernard Barré, David-Olivier Huard, Sylvie Gosselin, Sonia Chénier, David Bousquet, André Charron et Jeannot Caron.
Élection municipale de 2025
André Beauregard est réélu maire avec 9 664 voix, soit environ 61,8 % des suffrages exprimés pour la mairie. Il devance Sylvain Morin (5 594 voix).
Élection municipale de 2021
André Beauregard, auparavant conseiller, est élu maire avec 7 300 voix, soit environ 50,8 %. Il l'emporte de justesse sur Marijo Demers (7 065 voix).
Élection municipale de 2017
Claude Corbeil est réélu maire avec 9 182 voix, soit environ 59,4 %. Il devance Chantal Goulet (6 284 voix).
Élection municipale de 2013
Claude Corbeil est élu maire avec 9 416 voix, soit environ 50,9 %. Ses adversaires sont Gaston Vachon (4 702 voix) et Pierre Rhéaume (4 374 voix).
Élection municipale de 2009
Claude Bernier est réélu maire avec 7 798 voix, soit environ 43,2 %. Il devance Huguette Corbeil (7 331 voix) et Jean-Marie Pelletier (2 907 voix).
Élection municipale de 2005
Claude Bernier est élu maire avec 12 040 voix, soit environ 80,8 %. Il l'emporte devant Dale Daigneault-Denio (2 853 voix).
Le prochain scrutin municipal général est fixé au 4 novembre 2029.
Représentation politique
À l'Assemblée nationale, la ville fait partie de la circonscription de Saint-Hyacinthe.
Élection générale du 5 octobre 2026
Simon-Pierre Savard-Tremblay, du Parti québécois, est élu avec 15 354 voix (39,07 %). Les autres principaux candidats sont :
- Alexandre Dion-Rolland, Parti conservateur du Québec : 6 988 voix (17,78 %) ;
- Jessika Gardner, Coalition avenir Québec : 6 835 voix (17,39 %) ;
- Mariliz Turla-Vadnais, Parti libéral du Québec : 6 267 voix (15,95 %).
Le scrutin compte 39 296 votes valides et 55 710 électeurs inscrits. La participation atteint 71,87 %.
Élection générale du 3 octobre 2022
Chantal Soucy (Coalition avenir Québec) est réélue avec 22 487 voix (54,42 %). Elle devance Alexis Gagné-Lebrun (6 900 voix ; 16,7 %) et Philippe Daigneault (5 636 voix ; 13,64 %). La participation est de 70,47 %.
Élection générale du 1er octobre 2018
Chantal Soucy (CAQ) est réélue avec 21 227 voix (52 %). Elle devance Marijo Demers (6 826 voix), Daniel Breton (6 524 voix) et Annie Pelletier (5 758 voix). La participation est de 71,46 %.
Élection générale du 7 avril 2014
Chantal Soucy (CAQ) est élue avec 13 245 voix (32,74 %). Elle l'emporte devant Émilien Pelletier (12 023 voix) et Louise Arpin (11 701 voix). La participation est de 71,58 %.
Scrutins antérieurs
La circonscription existe depuis la Confédération. Le nombre de votes valides y est passé de 2 029 en 1867 à 37 410 en 1998. Les limites de la circonscription ont varié au fil des redécoupages successifs.
Économie
L'économie de Saint-Hyacinthe s'articule autour du secteur agroalimentaire. La ville est un pôle régional d'enseignement, de recherche et de transformation dans ce domaine. Elle détient depuis 1993 le titre de « Technopole agroalimentaire ». En 2002, le gouvernement du Québec a confirmé son statut de « Cité de la biotechnologie agroalimentaire, vétérinaire et agroenvironnementale ». Plusieurs organismes de recherche et de développement liés à l'agroalimentaire y sont établis.
Entreprises
Au 18 septembre 2026, le Registraire des entreprises du Québec recense 4 934 entreprises actives dont l'adresse est à Saint-Hyacinthe. Il compte aussi 5 141 entreprises radiées ou inactives. Parmi les entreprises actives, les sociétés par actions sont les plus nombreuses (3 906). Viennent ensuite les entreprises individuelles (428), les syndicats de copropriété (293) et les sociétés en nom collectif (179).
Richesse foncière uniformisée
| Année | Richesse foncière uniformisée |
|---|---|
| 2026 | 13 331 578 018 $ |
| 2025 | 12 390 197 142 $ |
| 2024 | 12 650 610 784 $ |
| 2023 | 10 240 864 886 $ |
| 2017 | 6 368 161 878 $ |
La richesse foncière uniformisée a plus que doublé entre 2017 et 2026.
Éducation et institutions
Saint-Hyacinthe concentre plusieurs établissements d'enseignement supérieur et de recherche de portée provinciale.
- La Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal est la seule faculté francophone de médecine vétérinaire au Québec. Elle est installée dans la ville depuis 1947.
- Le Cégep de Saint-Hyacinthe offre la formation collégiale préuniversitaire et technique.
- L'Institut de technologie agroalimentaire du Québec y possède un campus voué à la formation technique en agriculture et en transformation alimentaire.
- Le Séminaire de Saint-Hyacinthe, fondé en 1811, est l'une des plus anciennes institutions d'enseignement de la région.
L'enseignement primaire et secondaire public relève du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe.
Siège du diocèse de Saint-Hyacinthe, la ville accueille également un palais de justice. Elle exerce ainsi des fonctions administratives et judiciaires pour la région maskoutaine.

