Toponymie et géographie
Le nom de la ville rappelle le fort Saint-Jean, poste militaire érigé sur la rive du Richelieu, et la rivière qui traverse son territoire. Lors du regroupement de 2001, la nouvelle municipalité a d'abord porté le nom de Saint-Jean-Iberville, remplacé par celui de Saint-Jean-sur-Richelieu le 26 mai 2001, selon la Commission de toponymie du Québec. Le gentilé est « Johannais, Johannaise ».
La ville est située dans la région administrative de la Montérégie (16), au sud de Montréal et à proximité de la frontière canado-américaine. Elle est le chef-lieu de la MRC Le Haut-Richelieu (560). La rivière Richelieu, émissaire du lac Champlain vers le fleuve Saint-Laurent, sépare le secteur de l'ancienne ville d'Iberville, sur la rive est, de celui de l'ancienne ville de Saint-Jean, sur la rive ouest.
| Mesure | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Superficie (Répertoire des municipalités) | 233,74 km² | MAMH |
| Superficie terrestre (recensement de 2021) | 226,93 km² | Statistique Canada |
| Densité (recensement de 2021) | 431,3 hab./km² | Statistique Canada |
Les écarts entre ces superficies tiennent aux méthodes de calcul propres à chaque organisme, l'une incluant certaines surfaces d'eau, l'autre se limitant au territoire terrestre.
Histoire
Origines militaires
L'histoire locale commence avec le fort Saint-Jean, érigé en 1666 sur la rive du Richelieu dans le cadre du réseau de fortifications du Régime français protégeant la colonie contre les incursions venues du sud par la voie du lac Champlain. Le site a conservé une vocation militaire au fil des siècles ; il a notamment été assiégé par les troupes américaines lors de l'invasion de 1775. Le Collège militaire royal de Saint-Jean y a été établi au XXe siècle.
Carrefour des transports
Au XIXe siècle, Saint-Jean occupe une place importante dans les transports régionaux. La ligne ferroviaire reliant La Prairie à Saint-Jean, inaugurée en 1836, est considérée comme le premier chemin de fer public au Canada. L'ouverture du canal de Chambly en 1843 permet ensuite de contourner les rapides du Richelieu et facilite la navigation entre le lac Champlain et le Saint-Laurent, consolidant le rôle de la ville comme lieu de transbordement.
Regroupement municipal de 2001
Dans le cadre de la réorganisation municipale menée par le gouvernement du Québec, la ville actuelle a été constituée le 24 janvier 2001 par le regroupement de cinq entités :
- la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu ;
- la ville de Saint-Luc ;
- la ville d'Iberville ;
- la municipalité de L'Acadie ;
- la paroisse de Saint-Athanase.
Nommée Saint-Jean-Iberville à sa création, la nouvelle ville a adopté le nom de Saint-Jean-sur-Richelieu le 26 mai 2001.
Administration municipale
La ville est administrée par un conseil municipal composé d'un maire et de douze conseillers. L'hôtel de ville est situé au 188, rue Jacques-Cartier Nord. La direction générale est assurée par Daniel Dubois. Le prochain scrutin général est prévu le 4 novembre 2029.
Conseil issu de l'élection de 2025
Éric Latour a été élu maire en novembre 2025 avec 13 321 voix (environ 41,8 % des suffrages exprimés pour la mairie), devant Maryline Charbonneau (12 685 voix), la mairesse sortante Andrée Bouchard (3 773 voix) et François Roy (2 081 voix). Le conseil comprend Mélanie Dufresne, Bruno Santerre, Jérémie Meunier, Louis Boucher, Sébastien Gaudette, Patricia Poissant, Yvon Godin, Marie Tremblay, Daniel Hacherel, Ian Langlois, Claire Charbonneau et Luko Boisvert.
Historique des élections à la mairie
| Année | Élu ou élue | Voix | Part | Principal adversaire |
|---|---|---|---|---|
| 2025 | Éric Latour | 13 321 | 41,8 % | Maryline Charbonneau (12 685) |
| 2021 | Andrée Bouchard | 19 023 | 65,2 % | Alain Laplante (10 162) |
| 2017 | Alain Laplante | 11 825 | 38,8 % | Michel Fecteau (10 953) |
| 2013 | Michel Fecteau | 7 693 | 21,9 % | Claude Bachand (7 104) |
| 2009 | Gilles Dolbec | 11 838 | 39,5 % | Jean Lamoureux (9 100) |
| 2005 | Gilles Dolbec | 14 982 | 61,0 % | Lucille Méthé (9 572) |
Le scrutin de 2013 s'est distingué par un nombre élevé de candidatures à la mairie, Michel Fecteau l'emportant avec un peu plus du cinquième des voix devant Claude Bachand, Alain Laplante et Stéphane Legrand.
Représentation provinciale et fédérale
Le territoire municipal est partagé entre deux circonscriptions provinciales : Iberville (210) et Saint-Jean (212). Sur la scène fédérale, la ville est comprise dans la circonscription de Saint-Jean.
Circonscription d'Iberville
| Élection | Élu ou élue | Parti | Part | Participation |
|---|---|---|---|---|
| 5 octobre 2026 | Camille Pellerin-Forget | Parti québécois | 35,51 % | 71,14 % |
| 3 octobre 2022 | Audrey Bogemans | Coalition avenir Québec | 53,15 % | 70,23 % |
| 1er octobre 2018 | Claire Samson | Coalition avenir Québec | 47,62 % | 70,88 % |
| 7 avril 2014 | Claire Samson | Coalition avenir Québec | 34,23 % | 71 % |
À l'élection générale de 2026, Camille Pellerin-Forget a obtenu 12 755 voix sur 35 921 votes valides, devant Mathieu Guérin (Parti conservateur du Québec, 7 948 voix), la députée sortante Audrey Bogemans (6 762 voix) et Vanessa Riendeau (Parti libéral du Québec, 4 631 voix). La circonscription comptait 51 412 électeurs inscrits.
En 2022, Audrey Bogemans avait été élue avec 18 223 voix, devant Jean-Alexandre Côté (5 227 voix). En 2014, Claire Samson l'avait emporté de justesse sur Marie Bouillé (10 249 voix).
Démographie
Selon le Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, Saint-Jean-sur-Richelieu compte 100 967 habitants en 2026, ce qui la place parmi les villes québécoises de plus de 100 000 habitants.
| Année | Population (Répertoire des municipalités) |
|---|---|
| 2026 | 100 967 |
| 2025 | 100 396 |
| 2024 | 99 494 |
| 2023 | 100 188 |
| 2017 | 95 915 |
Les chiffres du Répertoire reposent sur les décrets de population annuels du gouvernement du Québec. La légère baisse observée entre 2023 et 2024 reflète une révision de l'estimation plutôt qu'une tendance de fond, la croissance reprenant dès 2025.
Recensement de 2021
Au recensement canadien de 2021, Statistique Canada dénombrait 97 873 habitants, soit une hausse de 2,9 % par rapport à 2016, pour une densité de 431,3 habitants par kilomètre carré. Ces données de recensement et celles du Répertoire ne sont pas directement comparables, puisqu'elles proviennent de méthodes et de dates de référence différentes.
La population est majoritairement francophone, à l'image de l'ensemble de la Montérégie.
Économie et finances
Tissu entrepreneurial
Selon le Registre des entreprises du Québec, mis à jour le 18 septembre 2026, la ville compte 8 205 entreprises actives immatriculées, pour un total de 16 907 entités recensées en incluant les 8 702 entreprises radiées ou inactives.
| Forme juridique | Nombre |
|---|---|
| Compagnies (sociétés par actions) | 6 786 |
| Syndicats de copropriété | 662 |
| Associations personnifiées | 354 |
| Sociétés en nom collectif | 300 |
| Sociétés en commandite | 21 |
Les sociétés de gestion, de portefeuille et de gestion immobilière ainsi que les syndicats de copropriété figurent parmi les catégories d'activité les plus fréquemment déclarées. La présence militaire, les services, le commerce et l'industrie manufacturière contribuent à l'économie locale.
Richesse foncière uniformisée
| Année | Richesse foncière uniformisée |
|---|---|
| 2026 | 22 506 210 965 $ |
| 2025 | 21 069 617 708 $ |
| 2024 | 21 884 337 560 $ |
| 2023 | 18 451 163 828 $ |
| 2017 | 10 788 776 427 $ |
La richesse foncière uniformisée, établie par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, a plus que doublé entre 2017 et 2026, reflet de la hausse des valeurs immobilières et du développement résidentiel.
Transport
La ville est reliée à la région métropolitaine de Montréal par le réseau autoroutier et par les services de transport collectif d'exo.

