Portrait et mode de vie
Cotesia xylina est un insecte de l'ordre des Hyménoptères, le même ordre que les abeilles, les fourmis et les guêpes. Il appartient à la famille des Braconidés, l'une des plus diversifiées de l'ordre, et plus précisément à la sous-famille des Microgastrinae, un vaste groupe de guêpes de très petite taille dont tous les membres connus sont des parasitoïdes de larves de Lépidoptères.
Les espèces du genre Cotesia sont généralement de petites guêpes sombres, de quelques millimètres de longueur, aux antennes longues et aux ailes membraneuses à nervation réduite. La distinction entre espèces du genre repose sur des caractères morphologiques fins, souvent observables seulement à la loupe binoculaire, et de plus en plus sur l'analyse de l'ADN (codes-barres génétiques).
Le terme « parasitoïde » désigne un organisme dont la larve se développe aux dépens d'un seul hôte qu'elle finit par tuer, contrairement à un parasite au sens strict, qui ne cause habituellement pas la mort de son hôte. Chez le genre Cotesia, les adultes vivent librement et se nourrissent généralement de nectar ou de liquides sucrés, tandis que les larves vivent à l'intérieur du corps d'une chenille.
Les caractéristiques propres à C. xylina, comme son apparence détaillée, sa période de vol ou ses hôtes au Québec, sont peu connues ; l'espèce est surtout documentée par des spécimens de collection et des travaux de taxonomie.
Répartition
Cotesia xylina est une espèce néarctique, c'est-à-dire propre à la zone biogéographique qui englobe l'Amérique du Nord au nord des tropiques.
Au Canada
Les listes annotées des Microgastrinae du Canada et des Braconidés des Prairies mentionnent l'espèce dans les provinces suivantes :
- Alberta ;
- Manitoba ;
- Ontario ;
- Québec ;
- Nouvelle-Écosse.
Au Québec
La présence de l'espèce au Québec est documentée par des spécimens examinés dans le cadre d'une étude sur la diversité des Microgastrinae de la région d'Ottawa, qui inclut la rive québécoise de l'Outaouais. Des individus y sont signalés, avec coordonnées et dates de collecte, dans le parc de la Gatineau et à Chelsea, municipalité de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, dans la région administrative de l'Outaouais.
La fiche du catalogue du vivant indique 48 occurrences GBIF pour ce taxon, sans date de décompte.
Croissance et cycle de vie
Le cycle de vie de Cotesia xylina n'a pas fait l'objet de descriptions détaillées largement diffusées. Il s'inscrit toutefois dans le schéma général propre au genre Cotesia et à la sous-famille des Microgastrinae.
Chez ces guêpes, la femelle pond ses œufs à l'intérieur du corps d'une chenille à l'aide de son ovipositeur. Les larves se développent comme endoparasitoïdes : elles se nourrissent des tissus et de l'hémolymphe de l'hôte, qui continue de se nourrir et de croître pendant une partie du développement du parasitoïde. Ce mode de vie, dit « koinobionte », distingue les Microgastrinae des parasitoïdes qui paralysent définitivement leur hôte au moment de la ponte.
Chez des espèces du genre Cotesia, les larves quittent la chenille et tissent des cocons de soie où se déroule la nymphose. Selon les espèces, le développement est solitaire (une seule larve par hôte) ou grégaire (plusieurs larves par hôte) ; de nombreuses espèces de Cotesia sont grégaires. La nymphose a lieu dans le cocon, d'où émergent les adultes.
Le nombre de générations annuelles, le mode d'hivernage et le caractère solitaire ou grégaire de C. xylina au Québec ne sont pas précisément établis.
Relations avec les autres espèces
Comme l'ensemble des Microgastrinae, Cotesia xylina entretient une relation étroite avec des chenilles de Lépidoptères, qui constituent les hôtes de ses larves. Les espèces du genre Cotesia présentent souvent une spécialisation marquée, chacune n'attaquant qu'un nombre restreint d'hôtes, parfois une seule famille ou un seul genre de papillons. Les hôtes précis de C. xylina au Québec ne sont toutefois pas établis.
Les travaux sur l'étendue des hôtes et les interactions multitrophiques menés sur le genre Cotesia montrent que ces guêpes s'insèrent dans des réseaux écologiques complexes associant plantes, chenilles herbivores et parasitoïdes. Chez plusieurs espèces du genre, les femelles repèrent leurs hôtes grâce aux composés volatils émis par les plantes endommagées par les chenilles.
Les Microgastrinae sont eux-mêmes exposés à des hyperparasitoïdes, soit d'autres petites guêpes qui se développent aux dépens des larves ou des cocons de parasitoïdes. Ces relations en chaîne contribuent à la régulation des populations d'insectes dans les écosystèmes forestiers et ouverts.
Relations avec l'humain
Le genre Cotesia présente néanmoins un intérêt appliqué important en agriculture et en foresterie. Plusieurs de ses espèces sont étudiées ou utilisées comme agents de lutte biologique contre des chenilles ravageuses de cultures. Le réseau IRIIS phytoprotection, géré par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), diffuse de l'information sur les insectes en phytoprotection.
Sur le plan scientifique, C. xylina illustre la contribution des collections entomologiques et de la taxonomie moléculaire à la connaissance de la biodiversité québécoise. Les inventaires de Microgastrinae menés dans la région d'Ottawa et de Gatineau, appuyés par le séquençage de codes-barres génétiques, ont permis de préciser la présence de nombreuses espèces peu connues de part et d'autre de la rivière des Outaouais.
Taxonomie
Cotesia xylina est classée comme suit :
| Rang | Taxon |
|---|---|
| Classe | Insecta |
| Ordre | Hymenoptera |
| Famille | Braconidae |
| Sous-famille | Microgastrinae |
| Genre | Cotesia |
| Espèce | Cotesia xylina |
Le genre Cotesia compte plusieurs centaines d'espèces décrites dans le monde et est reconnu comme l'un des genres les plus diversifiés des Microgastrinae. Sa taxonomie a été profondément remaniée au cours des dernières décennies, de nombreuses espèces ayant été transférées depuis l'ancien genre Apanteles, conçu autrefois de manière très large.
Les listes annotées récentes traitent C. xylina comme une espèce valide. Certains auteurs plus anciens l'ont toutefois discutée comme un synonyme possible ou l'ont rattachée à un complexe d'espèces proches, difficiles à distinguer sur la seule base de la morphologie. L'emploi des codes-barres génétiques a permis de mieux circonscrire les espèces de ce genre, sans que toutes les questions de délimitation soient réglées.
