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Le vivant

Cotesia xylina

Cotesia xylina est une petite guêpe parasitoïde de la famille des Braconidés (Braconidae), rattachée à la sous-famille des Microgastrinae. Espèce néarctique, elle est signalée au Canada en Alberta, au Manitoba, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et au Québec. Sa présence dans l'ouest du Québec est attestée par des spécimens récoltés dans le parc de la Gatineau et à Chelsea, en Outaouais. Comme les autres membres du genre Cotesia, elle appartient à un groupe dont les larves se développent aux dépens de chenilles de papillons.

Observations au Québec

48 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Cotesia xylina
Visuel documentaire des traces typiques
  • Chercher de petits cocons de soie blanchâtre à jaunâtre, de 3 à 5 mm chacun, regroupés en amas sur ou près d'une chenille morte.
  • La chenille hôte, souvent une noctuelle comme un ver-gris, est affaissée, flasque ou desséchée, et reste parfois collée aux cocons.
  • Les cocons sont serrés les uns contre les autres et souvent enrobés d'une bourre de soie commune, formant une masse cotonneuse.
  • La peau de la chenille montre de minuscules trous de sortie, laissés par les larves de la guêpe qui en sont sorties pour tisser leurs cocons.
  • Après l'émergence des adultes, chaque cocon vide porte à une extrémité un petit opercule découpé net, parfois encore attaché comme un couvercle.
  • On trouve ces amas au sol, sous les débris, au pied des plants ou sur les tiges basses, là où vivent les ver-gris hôtes.
  • Les adultes sont de minuscules guêpes noires d'environ 2 à 3 mm, aux antennes longues, qu'on peut voir sortir des cocons ou s'y poser.
  • Pour confirmer l'identification, garder un amas de cocons dans un contenant fermé jusqu'à l'émergence et faire examiner les adultes à la loupe.

Portrait et mode de vie

Cotesia xylina est un insecte de l'ordre des Hyménoptères, le même ordre que les abeilles, les fourmis et les guêpes. Il appartient à la famille des Braconidés, l'une des plus diversifiées de l'ordre, et plus précisément à la sous-famille des Microgastrinae, un vaste groupe de guêpes de très petite taille dont tous les membres connus sont des parasitoïdes de larves de Lépidoptères.

Les espèces du genre Cotesia sont généralement de petites guêpes sombres, de quelques millimètres de longueur, aux antennes longues et aux ailes membraneuses à nervation réduite. La distinction entre espèces du genre repose sur des caractères morphologiques fins, souvent observables seulement à la loupe binoculaire, et de plus en plus sur l'analyse de l'ADN (codes-barres génétiques).

Le terme « parasitoïde » désigne un organisme dont la larve se développe aux dépens d'un seul hôte qu'elle finit par tuer, contrairement à un parasite au sens strict, qui ne cause habituellement pas la mort de son hôte. Chez le genre Cotesia, les adultes vivent librement et se nourrissent généralement de nectar ou de liquides sucrés, tandis que les larves vivent à l'intérieur du corps d'une chenille.

Les caractéristiques propres à C. xylina, comme son apparence détaillée, sa période de vol ou ses hôtes au Québec, sont peu connues ; l'espèce est surtout documentée par des spécimens de collection et des travaux de taxonomie.

Répartition

Cotesia xylina est une espèce néarctique, c'est-à-dire propre à la zone biogéographique qui englobe l'Amérique du Nord au nord des tropiques.

Au Canada

Les listes annotées des Microgastrinae du Canada et des Braconidés des Prairies mentionnent l'espèce dans les provinces suivantes :

  • Alberta ;
  • Manitoba ;
  • Ontario ;
  • Québec ;
  • Nouvelle-Écosse.

Au Québec

La présence de l'espèce au Québec est documentée par des spécimens examinés dans le cadre d'une étude sur la diversité des Microgastrinae de la région d'Ottawa, qui inclut la rive québécoise de l'Outaouais. Des individus y sont signalés, avec coordonnées et dates de collecte, dans le parc de la Gatineau et à Chelsea, municipalité de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, dans la région administrative de l'Outaouais.

La fiche du catalogue du vivant indique 48 occurrences GBIF pour ce taxon, sans date de décompte.

Croissance et cycle de vie

Le cycle de vie de Cotesia xylina n'a pas fait l'objet de descriptions détaillées largement diffusées. Il s'inscrit toutefois dans le schéma général propre au genre Cotesia et à la sous-famille des Microgastrinae.

Chez ces guêpes, la femelle pond ses œufs à l'intérieur du corps d'une chenille à l'aide de son ovipositeur. Les larves se développent comme endoparasitoïdes : elles se nourrissent des tissus et de l'hémolymphe de l'hôte, qui continue de se nourrir et de croître pendant une partie du développement du parasitoïde. Ce mode de vie, dit « koinobionte », distingue les Microgastrinae des parasitoïdes qui paralysent définitivement leur hôte au moment de la ponte.

Chez des espèces du genre Cotesia, les larves quittent la chenille et tissent des cocons de soie où se déroule la nymphose. Selon les espèces, le développement est solitaire (une seule larve par hôte) ou grégaire (plusieurs larves par hôte) ; de nombreuses espèces de Cotesia sont grégaires. La nymphose a lieu dans le cocon, d'où émergent les adultes.

Le nombre de générations annuelles, le mode d'hivernage et le caractère solitaire ou grégaire de C. xylina au Québec ne sont pas précisément établis.

Relations avec les autres espèces

Comme l'ensemble des Microgastrinae, Cotesia xylina entretient une relation étroite avec des chenilles de Lépidoptères, qui constituent les hôtes de ses larves. Les espèces du genre Cotesia présentent souvent une spécialisation marquée, chacune n'attaquant qu'un nombre restreint d'hôtes, parfois une seule famille ou un seul genre de papillons. Les hôtes précis de C. xylina au Québec ne sont toutefois pas établis.

Les travaux sur l'étendue des hôtes et les interactions multitrophiques menés sur le genre Cotesia montrent que ces guêpes s'insèrent dans des réseaux écologiques complexes associant plantes, chenilles herbivores et parasitoïdes. Chez plusieurs espèces du genre, les femelles repèrent leurs hôtes grâce aux composés volatils émis par les plantes endommagées par les chenilles.

Les Microgastrinae sont eux-mêmes exposés à des hyperparasitoïdes, soit d'autres petites guêpes qui se développent aux dépens des larves ou des cocons de parasitoïdes. Ces relations en chaîne contribuent à la régulation des populations d'insectes dans les écosystèmes forestiers et ouverts.

Relations avec l'humain

Le genre Cotesia présente néanmoins un intérêt appliqué important en agriculture et en foresterie. Plusieurs de ses espèces sont étudiées ou utilisées comme agents de lutte biologique contre des chenilles ravageuses de cultures. Le réseau IRIIS phytoprotection, géré par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), diffuse de l'information sur les insectes en phytoprotection.

Sur le plan scientifique, C. xylina illustre la contribution des collections entomologiques et de la taxonomie moléculaire à la connaissance de la biodiversité québécoise. Les inventaires de Microgastrinae menés dans la région d'Ottawa et de Gatineau, appuyés par le séquençage de codes-barres génétiques, ont permis de préciser la présence de nombreuses espèces peu connues de part et d'autre de la rivière des Outaouais.

Taxonomie

Cotesia xylina est classée comme suit :

RangTaxon
ClasseInsecta
OrdreHymenoptera
FamilleBraconidae
Sous-familleMicrogastrinae
GenreCotesia
EspèceCotesia xylina

Le genre Cotesia compte plusieurs centaines d'espèces décrites dans le monde et est reconnu comme l'un des genres les plus diversifiés des Microgastrinae. Sa taxonomie a été profondément remaniée au cours des dernières décennies, de nombreuses espèces ayant été transférées depuis l'ancien genre Apanteles, conçu autrefois de manière très large.

Les listes annotées récentes traitent C. xylina comme une espèce valide. Certains auteurs plus anciens l'ont toutefois discutée comme un synonyme possible ou l'ont rattachée à un complexe d'espèces proches, difficiles à distinguer sur la seule base de la morphologie. L'emploi des codes-barres génétiques a permis de mieux circonscrire les espèces de ce genre, sans que toutes les questions de délimitation soient réglées.

Sources

  1. Savoirs.Québec, catalogue du vivant, fiche Cotesia xylina
  2. GBIF, Cotesia xylina (clé taxonomique 1257674)
  3. Diversité des Microgastrinae de la région d'Ottawa et de l'ouest du Québec (PMC)
  4. ZooKeys, liste annotée des Microgastrinae du Canada
  5. ZooKeys, liste annotée des Microgastrinae du Canada (PDF)
  6. Sharanowski et collab. (2014), Annotated Checklist of Braconidae in the Prairie Provinces
  7. IRIIS phytoprotection (MAPAQ), recherche d'insectes
  8. Université de Lethbridge, travaux sur Cotesia et codes-barres génétiques
  9. Université de Lethbridge, Host range and multitrophic interactions of the parasitoid Cotesia
  10. Animal Diversity Web, classification du genre Cotesia
  11. BugGuide, genre Cotesia
  12. iNaturalist, taxon Cotesia

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. IRIIS phytoprotection (image d’adulte)
  2. First record of Cotesia scotti (Valerio and Whitfield, 2009) (Hymenoptera: Braconidae: Microgastrinae) comb. nov. parasitising Spodoptera cosmioides (Walk, 1858) and Spodoptera eridania (Stoll, 1782) (Lepidoptera: Noctuidae) in Brazil
  3. ���/}3r�_}�H6���{VISct����Ek��v*����3�{�C��7�@5��jQ��?���m�) ��sw0���TA@W2%�5@Wp��N'=!Jg7I�N���b������&����K\m*丑�O��&ʫ��&�����5��8Cդ��}�M� �;����EH�K���Q?��_�����U��_�"1=� }�j ~ᕏ�7�J�-���$�1����ΥÄċ _���7��KA�Z���� ��Qc�,�lC&���RѝL�SLJH��'[�
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  10. List of Cotesia species - Wikipedia

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Mots-clés : cotesia xylina, braconidés, microgastrinae, guêpe parasitoïde, hyménoptères, outaouais, lutte biologique, insectes

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Synthèse de l'arbitre : Les avis convergent sur la classification de l’espèce et sur sa présence documentée dans l’ouest du Québec. Des passages attribuent toutefois à *C. xylina* des conclusions non étayées sur son abondance et ses rapports avec l’humain; ils peuvent être retirés par des retouches ciblées. La référence directe à une page GBIF ne figure pas au dossier et doit être supprimée, mais la clé taxonomique et les 48 occurrences sont bien consignées dans la fiche du catalogue. Au dernier tour, ces corrections ne justifient pas un renvoi en révision. Confiance : 85 % (30 septembre 2026)

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