Portrait et mode de vie
Cyrtophorus verrucosus est un coléoptère de petite taille appartenant à la famille des Cérambycidés, dont les membres sont communément appelés longicornes en raison de leurs antennes souvent longues. Il fait partie de la sous-famille des Cerambycinae, de la tribu des Anaglyptini et du genre Cyrtophorus.
L'espèce est connue pour son apparence myrmécomorphe, c'est-à-dire qu'elle rappelle une fourmi par sa silhouette, ce qui lui vaut le nom anglais de « ant-like longhorn beetle ». Aucun nom vernaculaire français normalisé ne lui est couramment associé ; elle est désignée par son nom scientifique dans les ouvrages et les collections.
L'adulte est surtout actif au printemps, période durant laquelle il fréquente les fleurs. Les larves, comme celles de nombreux longicornes, se développent à l'abri dans les tissus ligneux, en association avec le bois mort ou en décomposition.
Répartition
L'aire de répartition de Cyrtophorus verrucosus couvre l'est de l'Amérique du Nord, soit l'est des États-Unis et le sud du Canada.
Au Québec
La présence de l'espèce au Québec est documentée par un spécimen conservé dans la collection d'insectes de Ressources naturelles Canada : un adulte a été récolté au mont Rigaud, dans l'ancien comté de Vaudreuil, le 11 juin 1996. Ce secteur se trouve aujourd'hui dans la municipalité de Rigaud, dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges, en Montérégie, dans le sud-ouest du Québec.
Le Guide d'identification d'insectes du Québec cité présente l'espèce comme non encore trouvée dans la province ; cette affirmation est contredite par la récolte documentée du 11 juin 1996.
Données d'occurrence
La fiche de l'espèce dans le catalogue du vivant de Savoirs.Québec, qui reprend les données du Système mondial d'informations sur la biodiversité (GBIF) pour la clé taxonomique 5007171, fait état de 58 occurrences. Il s'agit d'un total toutes régions confondues, sans date de mise à jour indiquée.
Croissance et cycle de vie
Comme les autres Cérambycidés, Cyrtophorus verrucosus connaît un développement complet (holométabole), qui comprend les stades d'œuf, de larve, de nymphe et d'adulte.
Les larves sont associées au bois mort ou aux tissus ligneux en décomposition, milieu dans lequel elles se développent à l'abri des regards. Ce mode de vie larvaire, caché à l'intérieur du bois, est caractéristique de la famille des longicornes et explique que les stades immatures soient rarement observés.
Les adultes sont surtout actifs au printemps. La récolte québécoise du 11 juin 1996, au mont Rigaud, s'inscrit dans cette période d'activité printanière. C'est au stade adulte que l'espèce est le plus souvent remarquée, notamment lors de ses visites aux fleurs.
Régime alimentaire
Le mode d'alimentation de Cyrtophorus verrucosus varie selon le stade de développement.
- Larve : elle est associée au bois mort ou aux tissus ligneux en décomposition, dans lesquels elle se développe.
- Adulte : floricole, il visite les fleurs printanières.
Cette séparation entre un stade larvaire lié au bois et un stade adulte fréquentant les fleurs est courante chez les longicornes de la sous-famille des Cerambycinae. Elle permet à l'espèce d'occuper deux milieux distincts au cours de son existence : le bois mort à l'état immature et les floraisons printanières à l'état adulte.
Relations avec les autres espèces
La particularité la plus remarquable de Cyrtophorus verrucosus est son apparence qui évoque celle d'une fourmi. Cette ressemblance est à l'origine de son nom anglais et constitue le principal trait par lequel l'espèce est présentée dans les guides d'identification.
Au printemps, les adultes visitent les fleurs, où ils côtoient d'autres insectes floricoles.
Les larves sont pour leur part associées au bois mort ou en décomposition, milieu partagé avec d'autres organismes qui exploitent les tissus ligneux dégradés dans les écosystèmes forestiers.
Relations avec l'humain
Cyrtophorus verrucosus intéresse surtout les entomologistes et les naturalistes, qui le recherchent notamment pour son apparence évoquant une fourmi.
La récolte du mont Rigaud documente sa présence au Québec. Le spécimen de 1996 est conservé dans la collection d'insectes de Ressources naturelles Canada, qui le rend consultable en ligne. Les spécimens déposés dans les collections de référence, ainsi que les observations versées dans les bases de données de biodiversité, constituent la principale source d'information sur la présence de l'espèce dans la province.
L'espèce figure par ailleurs dans le catalogue du vivant de Savoirs.Québec, qui rassemble les données taxonomiques et d'occurrence relatives aux organismes documentés au Québec.
