Situation et limites
La MRC de Témiscamingue se trouve à l'extrême ouest du Québec. Elle occupe la partie sud de la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue (région 08), dont elle fait entièrement partie.
Sa limite occidentale et une partie de sa limite méridionale correspondent à la frontière interprovinciale avec l'Ontario, tracée notamment le long du lac Témiscamingue et de la rivière des Outaouais. Ce caractère frontalier marque l'organisation du territoire : plusieurs localités riveraines du lac font face à des municipalités ontariennes.
Au nord, la MRC est contiguë au territoire de la ville de Rouyn-Noranda, qui exerce les compétences d'une MRC, et à l'est et au sud-est elle touche les territoires de l'Outaouais. Le schéma d'aménagement et de développement de la MRC décrit en détail cette situation géographique et les limites avec l'Ontario.
La carte provinciale du découpage administratif publiée par le gouvernement du Québec permet de la situer parmi l'ensemble des MRC et territoires équivalents de la province.
Organisation territoriale
Selon la carte du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) de 2026, la MRC compte 19 municipalités locales et deux territoires non organisés. Les communautés autochtones sont représentées séparément sur la carte, car les réserves ne font pas partie du territoire municipal de la MRC.
Municipalités locales
- Béarn
- Belleterre
- Duhamel-Ouest
- Fugèreville
- Guérin
- Kipawa
- Laforce
- Latulipe-et-Gaboury
- Laverlochère-Angliers
- Lorrainville
- Moffet
- Nédélec
- Notre-Dame-du-Nord
- Rémigny
- Saint-Bruno-de-Guigues
- Saint-Édouard-de-Fabre
- Saint-Eugène-de-Guigues
- Témiscaming
- Ville-Marie
Territoires non organisés
- Laniel
- Les Lacs-du-Témiscamingue
Ville-Marie, sur la rive du lac Témiscamingue, est le chef-lieu de la MRC. Les territoires non organisés, peu peuplés, couvrent une large part de l'espace forestier situé à l'est des secteurs habités.
Cartographie officielle
La référence gouvernementale de base pour la cartographie administrative de la MRC est la carte numéro 850 publiée par le MAMH. Elle représente :
- les limites territoriales de la MRC ;
- les limites et les noms des municipalités locales ;
- les territoires non organisés ;
- les communautés autochtones ;
- le réseau routier principal.
L'édition de 2026 s'appuie sur le décret de population 1499-2025 et sur les découpages administratifs du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) de janvier 2026. La carte précise qu'en cas de divergence, le Répertoire des municipalités du Québec prévaut.
Le MAMH publie également une carte provinciale des MRC et des agglomérations ou municipalités locales exerçant certaines compétences de MRC, qui permet de comparer le statut de la MRC de Témiscamingue à celui des territoires voisins. L'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue diffuse, pour sa part, un portrait statistique et cartographique de chaque MRC de la région.
Superficie et population
Les données chiffrées de la MRC évoluent au fil des décrets de population et des révisions du découpage. Elles sont présentées ici par millésime.
2026
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Superficie terrestre | 16 310,1 km² |
| Population | 15 362 habitants |
| Densité approximative | 0,9 habitant par km² |
| Municipalités locales | 19 |
| Territoires non organisés | 2 |
Source : carte 850 du MAMH, fondée sur le décret de population 1499-2025 et les découpages administratifs du MRNF de janvier 2026.
La densité, inférieure à un habitant par kilomètre carré, traduit la concentration de la population dans quelques secteurs : les rives du lac Témiscamingue, la plaine agricole centrale et la ville industrielle de Témiscaming, au sud. Le reste du territoire est essentiellement forestier.
Les documents de planification de la MRC, plus anciens, contiennent des données démographiques antérieures qui ne doivent pas être utilisées comme portrait actuel.
Aménagement du territoire
Le schéma d'aménagement et de développement de la MRC, adopté par le règlement 152-04-2012, encadre l'organisation de l'utilisation du sol. Il décrit la situation géographique du territoire, ses limites avec l'Ontario et les grandes affectations.
Le territoire se distingue par une enclave agricole située en milieu boréal, dans la portion centrale de la MRC, entre le lac Témiscamingue et l'arrière-pays forestier. Cette zone, où se concentrent plusieurs municipalités rurales, contraste avec les vastes étendues forestières qui occupent la majeure partie de la superficie.
La forêt constitue l'autre grande composante du territoire. La MRC a d'ailleurs présenté ses positions sur l'avenir de la forêt dans le cadre d'une consultation du gouvernement du Québec.
D'autres outils de planification complètent le schéma, notamment le plan de gestion des matières résiduelles 2023-2030, qui s'applique à l'ensemble des municipalités locales de la MRC.
Histoire du découpage
Le territoire correspond historiquement à l'ancien comté de Témiscamingue. Les municipalités régionales de comté ont été instituées au Québec par la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme de 1979 ; la MRC de Témiscamingue a été constituée au début des années 1980 dans le cadre de cette réforme, qui a remplacé les anciens conseils de comté.
Depuis sa création, la carte municipale a connu des modifications. La plus notable est le regroupement des municipalités de Laverlochère et d'Angliers, qui a donné naissance à la municipalité de Laverlochère-Angliers.
Les limites et la liste des municipalités demeurent sujettes aux décrets de regroupement, d'annexion ou de modification de limites. Le Répertoire des municipalités du Québec constitue la référence officielle en la matière.
