Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec, établie pour la carte électorale de 2017 (code de circonscription 666), la circonscription de Maskinongé comprend les municipalités suivantes :
- Charette (municipalité)
- Louiseville (ville)
- Maskinongé (municipalité)
- Saint-Alexis-des-Monts (paroisse)
- Sainte-Angèle-de-Prémont (municipalité)
- Saint-Barnabé (paroisse)
- Saint-Boniface (municipalité)
- Saint-Édouard-de-Maskinongé (municipalité)
- Saint-Élie-de-Caxton (municipalité)
- Saint-Étienne-des-Grès (paroisse)
- Saint-Justin (municipalité)
- Saint-Léon-le-Grand (paroisse)
- Saint-Mathieu-du-Parc (municipalité)
- Saint-Paulin (municipalité)
- Saint-Sévère (paroisse)
- Sainte-Ursule (paroisse)
- Yamachiche (municipalité)
Elle comprend aussi la partie de la ville de Trois-Rivières située à l'ouest de l'autoroute de l'Énergie (55).
Toutes ces municipalités, hormis Trois-Rivières, appartiennent à la MRC de Maskinongé, en Mauricie. Trois-Rivières forme pour sa part un territoire équivalent à une MRC. La circonscription s'étend ainsi de la rive nord du lac Saint-Pierre jusqu'aux contreforts des Laurentides, et couvre une superficie de 2 611,23 km², pour une densité de 21,74 habitants par kilomètre carré (recensement de 2021).
La circonscription provinciale de Maskinongé ne doit pas être confondue avec la circonscription fédérale de Berthier—Maskinongé, qui relève d'Élections Canada et possède ses propres limites.
Origine du nom et évolution
Toponyme
La circonscription électorale de Maskinongé a été créée en 1853. Son nom évoque la seigneurie de Maskinongé, concédée en 1672 par l'intendant Jean Talon aux frères Pierre-Noël Legardeur de Tilly et Jean-Baptiste Legardeur de Saint-Michel. La dénomination a d'abord désigné la rivière, puis la seigneurie, la paroisse et la municipalité du même nom. Elle renvoie aux mots algonquins mask et kinonge, qui signifient « brochet difforme ».
Redécoupages successifs
Depuis le début des années 1970, les limites de la circonscription ont été revues à plusieurs reprises lors des révisions de la carte électorale :
| Année | Composition de la nouvelle circonscription |
|---|---|
| 2017 | Partie de l'ancienne Maskinongé (38 054 électeurs) et partie de Saint-Maurice (4 854 électeurs) |
| 2011 | Partie de l'ancienne Maskinongé (43 894 électeurs) et partie de Trois-Rivières (831 électeurs) |
| 2001 | Partie de l'ancienne Maskinongé (46 281 électeurs) |
| 1992 | Partie de l'ancienne Maskinongé (38 589 électeurs) et partie de Trois-Rivières (0 électeur) |
| 1988 | Identique à la précédente |
| 1985 | Identique à la précédente |
| 1980 | Ancienne Maskinongé (32 229 électeurs) et partie de Laviolette (0 électeur) |
| 1972 | Parties des anciennes circonscriptions de Maskinongé, de Saint-Maurice et de Trois-Rivières |
La révision de 2017 a notamment rattaché à Maskinongé une portion de l'ancienne circonscription de Saint-Maurice. La carte de 2017 est celle sur laquelle repose la fiche officielle de la circonscription.
Démographie
Les données suivantes proviennent du recensement du Canada de 2021 (Statistique Canada), selon la compilation publiée par Élections Québec.
Population et territoire
| Indicateur (2021) | Valeur |
|---|---|
| Population totale | 56 775 |
| Électeurs inscrits | 48 231 |
| Superficie | 2 611,23 km² |
| Densité | 21,74 hab./km² |
| Hommes | 50,6 % |
| Femmes | 49,4 % |
Structure par âge
La population de la circonscription est relativement âgée : l'âge moyen s'établit à 45,6 ans et l'âge médian à 48,4 ans en 2021. Les 0 à 9 ans représentent 10,1 % de la population et les 10 à 19 ans, 10,2 %. Les jeunes adultes de 20 à 29 ans ne forment que 7,9 % des habitants, tandis que les 70 à 79 ans en comptent 11,3 % et les 80 ans et plus, 4,9 %.
Langues et diversité
La circonscription est très majoritairement francophone : 98,4 % de la population parle le plus souvent le français à la maison, contre 1,1 % pour l'anglais. Les personnes s'identifiant comme membres d'une minorité visible représentent 1,9 % de la population et celles déclarant une identité autochtone, 1,71 %.
Scolarité et revenus
En 2021, 22,0 % des personnes de la population de référence ne détiennent aucun certificat, diplôme ou grade, et 22,3 % ont un diplôme d'études secondaires comme plus haut niveau atteint. Le revenu médian des ménages s'élève à 69 500 $ et le revenu moyen à 85 000 $ (revenus de l'année 2020).
Élection générale de 2026
Lors de l'élection générale du 5 octobre 2026, Isabelle Blais, candidate du Parti québécois, a remporté la circonscription avec 11 099 voix, soit 31,96 % des votes valides. Le député sortant, Simon Allaire, de la Coalition avenir Québec, a terminé au troisième rang.
| Candidature | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Isabelle Blais | Parti québécois | 11 099 | 31,96 |
| Marc-André Cloutier | Parti conservateur du Québec | 9 390 | 27,04 |
| Simon Allaire | Coalition avenir Québec | 6 830 | 19,67 |
| Nancy Mignault | Parti libéral du Québec | 4 606 | 13,26 |
| Simon Piotte | Québec solidaire | 2 365 | 6,81 |
| Jérôme Dumont | PN | 147 | 0,42 |
| Louise Gosselin | Climat Québec | 125 | 0,36 |
| Gilles Brodeur | Indépendant | 89 | 0,26 |
Le scrutin a enregistré 34 730 votes valides et 475 bulletins rejetés, pour 48 326 électeurs inscrits. Le taux de participation a atteint 72,85 %, en hausse par rapport à 2022.
La victoire péquiste met fin à huit années de représentation caquiste dans la circonscription. La lutte s'est jouée principalement entre la candidate péquiste et le candidat conservateur, séparés par 1 709 voix.
Élections de 2014 à 2022
Élection générale du 3 octobre 2022
Simon Allaire (CAQ) a été réélu avec 17 096 voix, soit 53,5 % des votes valides, devant Serge Noël (Parti conservateur du Québec, 16,06 %), Dominique Gélinas (Parti québécois, 14,14 %), Simon Piotte (Québec solidaire, 9,9 %) et Alexandra Malenfant-Veilleux (Parti libéral du Québec, 5,07 %). Le scrutin a compté 31 953 votes valides et 491 bulletins rejetés, pour 45 975 électeurs inscrits ; la participation s'est établie à 70,57 %.
Élection générale du 1er octobre 2018
Simon Allaire (CAQ) a été élu une première fois avec 13 199 voix (42,42 %), défaisant le député libéral sortant Marc H. Plante (27,9 %). Suivaient Nicole Morin (Parti québécois, 12,81 %) et Simon Piotte (Québec solidaire, 12,1 %). On a dénombré 31 114 votes valides et 553 bulletins rejetés, pour 44 239 électeurs inscrits ; la participation a été de 71,58 %.
Élection générale du 7 avril 2014
Marc H. Plante (Parti libéral du Québec) a été élu avec 13 658 voix (39,24 %), devant Martin Poisson (CAQ, 28,29 %), Patrick Lahaie (Parti québécois, 25,11 %) et Linda Delmé (Québec solidaire, 5,78 %). Le scrutin a recueilli 34 802 votes valides et 481 bulletins rejetés, pour 47 793 électeurs inscrits ; la participation a atteint 73,82 %.
Synthèse
| Élection | Parti gagnant | % du gagnant | Électeurs inscrits | Participation |
|---|---|---|---|---|
| 2026 | PQ | 31,96 | 48 326 | 72,85 % |
| 2022 | CAQ | 53,5 | 45 975 | 70,57 % |
| 2018 | CAQ | 42,42 | 44 239 | 71,58 % |
| 2014 | PLQ | 39,24 | 47 793 | 73,82 % |
Résultats antérieurs
Élections de 2007 à 2012
Selon les compilations de l'Atlas des élections au Québec, la circonscription a connu une alternance entre l'Action démocratique du Québec et le Parti libéral du Québec à la fin des années 2000 :
| Élection | Parti gagnant | % du gagnant | Deuxième parti | % | Votes valides |
|---|---|---|---|---|---|
| 2012 | PLQ | 45,77 | PQ | 42,68 | 25 508 |
| 2008 | PLQ | 42,25 | PQ | 34,57 | 31 781 |
| 2007 | ADQ | 40,04 | PLQ | 29,01 | 37 117 |
En 2007, l'Action démocratique du Québec l'a emporté avec 14 862 voix. En 2008, le Parti libéral a repris la circonscription avec 13 429 voix, l'ADQ glissant au troisième rang (19,69 %). En 2012, le Parti libéral l'a conservée de justesse, avec 11 676 voix contre 10 888 pour le Parti québécois.
Évolution du nombre de votes valides
Le nombre de votes valides exprimés dans Maskinongé témoigne à la fois de l'élargissement du suffrage et des redécoupages successifs :
| Élection | Votes valides |
|---|---|
| 2003 | 34 692 |
| 1998 | 36 186 |
| 1994 | 33 743 |
| 1989 | 28 587 |
| 1981 | 28 256 |
| 1976 | 24 406 |
| 1973 | 19 538 |
| 1970 | 9 684 |
| 1960 | 10 095 |
| 1944 | 7 610 |
| 1939 | 3 731 |
| 1912 | 2 791 |
| 1890 | 2 189 |
| 1867 | 1 245 |
La forte hausse observée en 1944 coïncide avec la première élection générale québécoise à laquelle les femmes ont pu voter, et celle de 1973 suit le redécoupage de 1972, qui a fusionné des parties des anciennes circonscriptions de Maskinongé, de Saint-Maurice et de Trois-Rivières.