Statut au Québec
La Compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique est inscrite au Registre des entreprises du Québec sous le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) 1142977165. Il s'agit d'une compagnie constituée hors Québec, sous le régime fédéral canadien, le 16 février 1881. Son immatriculation au Québec date du 25 février 1995 et son statut est « immatriculée ».
Son activité économique déclarée est le transport ferroviaire. Le siège inscrit au registre est situé au 7550, Ogden Dale Road SE, à Calgary, en Alberta. La plus récente déclaration de mise à jour annuelle produite porte sur l'année 2025.
Établissements au Québec
| Établissement | Adresse | Statut |
|---|---|---|
| No 4 | 2250, 43rd Avenue, Lachine (Montréal) | Principal |
| No 1 | 5901, avenue Westminster, Côte-Saint-Luc | Secondaire |
| No 2 | Gare Windsor, 1100, rue De La Gauchetière Ouest, Montréal | Secondaire |
Ces établissements se trouvent tous dans la région administrative de Montréal, ce qui reflète l'ancrage historique de l'entreprise dans la métropole québécoise.
Fondation et construction
La compagnie est constituée le 16 février 1881 afin de réaliser le chemin de fer transcontinental promis à la Colombie-Britannique lors de son adhésion à la Confédération. Le projet est étroitement associé au gouvernement du premier ministre John A. Macdonald, qui en fait un instrument de l'unité politique et de l'expansion vers l'Ouest.
La ligne principale est achevée en 1885, avec la pose du dernier crampon à Craigellachie, en Colombie-Britannique, le 7 novembre de cette année-là. Le premier train de voyageurs direct quitte Montréal en juin 1886 et atteint la côte du Pacifique en juillet.
Conditions de travail et effets sur les peuples autochtones
La construction mobilise des milliers de travailleurs, dont un nombre important de travailleurs chinois, employés dans des conditions dangereuses, particulièrement dans les tronçons montagneux de la Colombie-Britannique. L'historiographie souligne aussi que la construction et l'expansion du réseau ferroviaire ont été liées au déplacement de peuples autochtones des Prairies et de l'Ouest.
Implantation au Québec
Le Québec occupe une place centrale dans l'histoire de l'entreprise. Montréal en est le siège social dès ses débuts et le point de départ de son réseau vers l'Ouest.
L'expansion de la compagnie au Québec s'appuie notamment sur le rachat du chemin de fer de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental (QMO&O), qui reliait Hull à Québec en passant par Montréal. Cette ligne a favorisé l'urbanisation et le développement industriel des localités desservies, comme en témoignent les gares de Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Mauricie, et de Lachute, dans les Laurentides, toutes deux désignées gares ferroviaires patrimoniales par le gouvernement fédéral.
À Montréal, la gare Windsor est construite de 1887 à 1889 pour servir à la fois de terminus et de siège de la compagnie. L'entreprise a également exploité de grands ateliers ferroviaires dans l'est de l'île, les ateliers Angus, qui ont marqué l'histoire industrielle du quartier Rosemont.
En 1996, le siège social déménage à Calgary, mettant fin à plus d'un siècle de direction montréalaise. L'entreprise conserve néanmoins des installations au Québec, son établissement principal québécois étant situé à Lachine.
Patrimoine
Plusieurs bâtiments liés à la compagnie sont reconnus pour leur valeur patrimoniale au Québec.
- Gare Windsor (Montréal) : édifiée de 1887 à 1889, elle est classée bien patrimonial par le gouvernement du Québec et désignée lieu historique national du Canada. Après le déplacement progressif des services ferroviaires, la compagnie l'a vendue en 2009. Elle figure toujours comme établissement de l'entreprise au registre québécois.
- Gare de Sainte-Anne-de-la-Pérade : gare ferroviaire patrimoniale associée à l'ancienne ligne du QMO&O sur la rive nord du Saint-Laurent.
- Gare de Lachute : gare ferroviaire patrimoniale témoignant de la desserte des Laurentides et de la vallée de l'Outaouais.
La compagnie a aussi construit des hôtels de prestige, dont le Château Frontenac à Québec, devenu un symbole de la capitale nationale. Le Répertoire du patrimoine culturel du Québec consacre une fiche à la compagnie en tant que personne morale associée à de nombreux biens patrimoniaux.
Diversification et évolution corporative
Au fil du XXe siècle, l'entreprise se diversifie au-delà du transport ferroviaire, notamment dans l'hôtellerie, le transport maritime et les télécommunications. En 1971, la société adopte le nom de Canadien Pacifique Limitée, l'exploitation ferroviaire étant assurée par une division et des filiales.
Les données du registre québécois font état de plusieurs fusions touchant l'entité immatriculée :
| Date d'effet | Opération |
|---|---|
| 1er janvier 2006 | Fusion |
| 1er janvier 2001 | Fusion avec la Compagnie de chemin de fer Saint-Laurent et Hudson ltée |
| 1er janvier 1998 | Deux fusions |
Selon les renseignements de Corporations Canada, une entité portant le nom légal bilingue « Canadian Pacific Railway Company / Compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique » est issue d'une fusion réalisée en 2006.
En 2023, la société mère du groupe a acquis le chemin de fer Kansas City Southern et adopté le nom de Canadien Pacifique Kansas City (CPKC), formant un réseau reliant le Canada, les États-Unis et le Mexique.

