Profil et statut juridique
Niobec inc. est une société par actions constituée le 12 avril 2011 sous le régime des lois fédérales canadiennes, puis immatriculée au Registre des entreprises du Québec le 17 mai 2011 sous le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) 1167377465. Son statut y est indiqué comme « immatriculée », sans faillite ni date de cessation consignée.
Le domicile déclaré de la société se trouve à Toronto, en Ontario, au 333, rue Bay. Son unique établissement inscrit, désigné comme établissement principal, porte le nom de « Mine Niobec » et se situe au 3400, chemin du Columbium, à Saint-Honoré.
L'activité économique déclarée, tant pour la société que pour son établissement, est l'exploitation minière (code d'activité économique 0619). Le registre consigne par ailleurs une fusion ayant pris effet le 23 janvier 2015, au lendemain de la conclusion de la vente de la mine par IAMGOLD.
La plus récente déclaration de mise à jour annuelle, visant l'année 2025, a été déposée le 27 juin 2026.
Historique de la mine
Le gisement de niobium de Saint-Honoré a été découvert en 1967 par la Société québécoise d'exploration minière (SOQUEM) au moyen d'un levé radiométrique. Les travaux de construction de la mine ont commencé en 1974 et la production commerciale a débuté en 1976.
Propriété
Au fil des décennies, la mine a connu plusieurs propriétaires. Elle a notamment été détenue par la société minière Cambior, acquise par IAMGOLD en 2006. La société Niobec inc. a été constituée en 2011, alors que la mine faisait partie des actifs d'IAMGOLD.
Le 22 janvier 2015, IAMGOLD a finalisé la vente de Niobec à un groupe d'entreprises dirigé par Magris Resources, pour une contrepartie totale annoncée de 530 millions de dollars américains. Les fiches de Géologie Québec identifient depuis Magris Resources inc. comme exploitant de la mine.
Géologie du gisement
La mine exploite le complexe alcalin de Saint-Honoré, une intrusion rattachée à la province géologique de Grenville et répertoriée dans le lexique stratigraphique de Géologie Québec. Le niobium y est principalement porté par le pyrochlore, un minéral de niobium disséminé dans les roches carbonatitiques du complexe.
La teneur du minerai s'exprime en pourcentage de pentoxyde de niobium (Nb₂O₅). En 2022, la teneur moyenne du minerai extrait s'établissait à 0,587 % de Nb₂O₅, selon Géologie Québec.
L'exploitation est conduite sous terre, ce qui distingue Niobec des autres producteurs mondiaux de niobium, dont les gisements sont exploités à ciel ouvert. Géologie Québec la présente comme la seule mine souterraine de niobium au monde et la seule mine de niobium en activité au Canada.
Activités et production
Niobec extrait le minerai, le concentre sur place puis le transforme en ferroniobium, un alliage de fer et de niobium. Ce produit sert principalement d'additif dans la fabrication d'aciers à haute résistance, où de faibles quantités de niobium améliorent la résistance et la ténacité du métal.
Données de production
| Année | Minerai extrait | Teneur moyenne |
|---|---|---|
| 2022 | 2 532 140 tonnes | 0,587 % Nb₂O₅ |
Selon Géologie Québec, la production annuelle de la mine représente environ 8 à 10 % de la production mondiale de niobium, proportion rapportée pour la période couverte par sa fiche. Un document d'archives du ministère présentait autrefois Niobec comme le deuxième producteur mondial de pyrochlore, le premier rang étant occupé par les producteurs brésiliens.
Implantation régionale et relations avec le milieu
La mine se trouve sur le territoire de la municipalité de Saint-Honoré, dans la municipalité régionale de comté du Fjord-du-Saguenay, région administrative du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à proximité de la ville de Saguenay. Elle constitue l'une des principales installations minières de la région.
La Loi sur les mines du Québec prévoit la constitution d'un comité de suivi pour les baux miniers délivrés depuis le 31 décembre 2015. Le comité de suivi de Niobec a été créé à la suite d'une demande de bail présentée en 2017 ; il sert de lieu d'échange entre l'entreprise et les parties prenantes locales et publie des bilans annuels d'activités, dont celui de 2025.
Les projets de développement de la mine ont donné lieu à des échanges, parfois tendus, avec des résidents voisins, comme l'a rapporté la presse régionale en 2018.