Géographie
Drummondville se trouve dans la région administrative du Centre-du-Québec (17), au sein de la municipalité régionale de comté de Drummond. Son territoire, d'une superficie de 259,61 km² selon le Répertoire des municipalités, est traversé par la rivière Saint-François, qui coule du sud-est vers le nord-ouest en direction du lac Saint-Pierre. Le Recensement de 2021 de Statistique Canada établit pour sa part la superficie terrestre à 247,11 km².
La ville occupe une position de carrefour au croisement de l'autoroute Jean-Lesage (autoroute 20), axe reliant Montréal et Québec, et de l'autoroute 55, qui relie la région de Trois-Rivières à l'Estrie. Cette situation, à mi-chemin entre les principales agglomérations du sud du Québec, a favorisé son développement industriel et commercial.
Le territoire municipal englobe, outre l'ancien noyau urbain de Drummondville, les secteurs issus des anciennes municipalités regroupées en 2004 : Saint-Nicéphore, Saint-Charles-de-Drummond et Saint-Joachim-de-Courval. La Commission de toponymie du Québec répertorie également le secteur de Wheatland parmi les lieux situés sur le territoire de la ville.
Drummondville est la municipalité la plus populeuse de la MRC de Drummond, qui regroupe 18 municipalités, et y joue le rôle de centre de services régional.
Histoire
Fondation
La localité est fondée en 1815 par Frederick George Heriot, officier chargé par le général Gordon Drummond, alors administrateur du Bas-Canada, d'établir le long de la rivière Saint-François un établissement à vocation à la fois agricole et militaire, au lendemain de la guerre de 1812. Le nom « Drummondville », attesté dès 1815, honore Gordon Drummond.
Constitution municipale
Le village de Drummondville est constitué en 1875, puis obtient le statut de ville en 1888. Au cours du XXe siècle, la ville se développe comme centre manufacturier, notamment grâce à l'énergie hydraulique fournie par la rivière Saint-François.
Regroupement de 2004
Dans le cadre de la réorganisation municipale menée par le gouvernement du Québec au début des années 2000, la ville actuelle est créée le 7 juillet 2004 par le regroupement de quatre municipalités :
- la ville de Drummondville ;
- la municipalité de Saint-Nicéphore ;
- la municipalité de Saint-Charles-de-Drummond ;
- la paroisse de Saint-Joachim-de-Courval.
Le ministère des Affaires municipales a documenté ce processus dans un rapport sur l'organisation municipale de la région de Drummondville. Le nom « Drummondville » est officialisé par la Commission de toponymie du Québec pour la nouvelle entité le 17 août 2004.
Démographie
Drummondville connaît une croissance démographique soutenue. Selon les données du Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, sa population a progressé de près de 10 000 habitants entre 2017 et 2026.
Population selon le Répertoire des municipalités
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 85 601 |
| 2025 | 84 866 |
| 2024 | 82 790 |
| 2023 | 81 551 |
| 2017 | 75 771 |
Recensement de 2021
Au Recensement de 2021 de Statistique Canada, Drummondville comptait 79 258 habitants, soit une hausse de 5,1 % par rapport à 2016. La densité de population s'établissait alors à 320,7 habitants par kilomètre carré.
Selon la Ville, Drummondville se classait en 2024 au quatorzième rang des municipalités les plus peuplées du Québec.
Le gentilé est Drummondvillois, Drummondvilloise.
Administration municipale
Drummondville est régie par la Loi sur les cités et villes. Le conseil municipal se compose d'un maire et de douze conseillers. L'hôtel de ville est situé au 415, rue Lindsay.
Conseil issu de l'élection de 2025
À l'élection municipale de 2025, Jean-François Houle est élu maire avec 6 239 voix, soit environ 29,7 % des suffrages, dans une course à cinq candidats qui l'opposait à David Bélanger (5 636 voix), Alain Carrier (4 354), Alexandre Desbiens (2 726) et Éric Beaupré (1 995). Le conseil municipal compte Marc-André Lemire, Marie-Josée Lemaire, Catherine Lassonde, Carole Léger, Sarah Saint-Cyr Lanoie, Jean-Philippe Tessier, Isabelle Duchesne, Caroline Allard, Julie Létourneau, Mario Sévigny, Daniel Pelletier et Cathy Bernier. La direction générale est assurée par Francis Adam. Les prochaines élections municipales sont prévues le 4 novembre 2029.
Historique des mairies depuis le regroupement
| Élection | Maire ou mairesse | Résultat |
|---|---|---|
| 2025 | Jean-François Houle | 6 239 voix (29,7 %) |
| 2021 | Stéphanie Lacoste | 13 317 voix (65,0 %) |
| 2017 | Alexandre Cusson | Élu par acclamation |
| 2013 | Alexandre Cusson | 15 042 voix (74,5 %) |
| 2009 | Francine Ruest-Jutras | 12 935 voix (70,4 %) |
| 2005 | Francine Ruest-Jutras | Élue par acclamation |
En 2021, Stéphanie Lacoste, conseillère élue en 2017, l'emporte face à Alain Carrier (6 994 voix). En 2013, Alexandre Cusson défait Camille Desmarais (5 144 voix) ; en 2009, Francine Ruest-Jutras devance Frédéric Veilleux (5 440 voix).
Richesse foncière uniformisée
| Année | RFU |
|---|---|
| 2026 | 15 474 686 099 $ |
| 2025 | 13 976 147 338 $ |
| 2024 | 13 058 577 850 $ |
| 2023 | 11 280 764 729 $ |
| 2017 | 7 263 887 290 $ |
Représentation politique
Sur le plan provincial, le territoire de Drummondville est réparti entre les circonscriptions de Johnson et de Drummond–Bois-Francs.
Circonscription de Johnson
À l'élection générale du 3 octobre 2022, André Lamontagne (Coalition avenir Québec) est réélu dans Johnson avec 21 944 voix, soit 52,5 % des votes valides. Il devance Luce Daneau (Parti conservateur du Québec, 15,13 %), Jérémie Poirier (Parti québécois, 14,41 %) et Nancy Mongeau (Québec solidaire, 13,8 %). Le scrutin a réuni 41 800 votes valides pour 62 928 électeurs inscrits, soit une participation de 67,64 %.
| Élection | Élu | Part des voix | Participation |
|---|---|---|---|
| 3 octobre 2022 | André Lamontagne (CAQ) | 52,5 % | 67,64 % |
| 1er octobre 2018 | André Lamontagne (CAQ) | 52,96 % | 67,47 % |
| 7 avril 2014 | André Lamontagne (CAQ) | 36,06 % | 67,44 % |
En 2018, André Lamontagne devançait Sarah Saint-Cyr Lanoie (17,87 %) ; en 2014, il avait remporté la circonscription devant Yves-François Blanchet (31,16 %).
Drummondville accueille régulièrement des rassemblements politiques en raison de sa position centrale : en octobre 2026, le Parti québécois y a réuni ses 127 candidats lors d'une rencontre postélectorale.
Économie
L'économie de Drummondville repose sur l'activité manufacturière et sur les services, traits caractéristiques de la région du Centre-du-Québec. Sa situation au croisement des autoroutes 20 et 55 en fait un lieu d'implantation recherché pour les entreprises de fabrication, de transport et de distribution, ainsi qu'un pôle commercial pour la MRC de Drummond et les municipalités environnantes.
Entreprises immatriculées
Selon le Registre des entreprises du Québec, mis à jour le 18 septembre 2026, Drummondville compte 5 890 entreprises actives immatriculées, sur un total de 12 654 entreprises recensées, dont 6 764 radiées ou inactives.
| Forme juridique | Nombre |
|---|---|
| Compagnies (sociétés par actions) | 4 975 |
| Personnes morales sans but lucratif | 430 |
| Sociétés en nom collectif | 226 |
| Syndicats de copropriété | 160 |
| Coopératives | 32 |
Les sociétés de gestion et de portefeuille figurent parmi les catégories d'activité les plus fréquemment déclarées.
Institutions
La ville abrite un établissement correctionnel fédéral, l'Établissement Drummond, relevant du Service correctionnel du Canada. La croissance de la richesse foncière uniformisée, qui a plus que doublé entre 2017 et 2026, témoigne de la vigueur du développement immobilier et industriel.
Culture et patrimoine
Drummondville est associée à plusieurs manifestations culturelles d'envergure.
- Festival mondial de folklore : organisé chaque été depuis 1982, ce festival accueille des troupes de danse et de musique traditionnelles de nombreux pays et contribue à la notoriété internationale de la ville.
- Village québécois d'antan : site muséal à ciel ouvert qui présente l'architecture et le mode de vie des villages québécois du XIXe et du début du XXe siècle.
- Festival Trad-Cajun : tenu à l'automne, il met à l'honneur les musiques traditionnelles québécoises et cadiennes ; l'édition du 9 au 11 octobre 2026 a notamment accueilli Zachary Richard.
Sport
Le Centre Marcel-Dionne, aréna principal de la ville, porte le nom du joueur de hockey originaire de Drummondville. Il accueille l'équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et fait l'objet de travaux de modernisation en 2026.
Toponymie
Les anciens noms des municipalités regroupées, notamment Saint-Nicéphore et Saint-Charles-de-Drummond, sont conservés par la Commission de toponymie du Québec comme noms de secteurs de la ville, de même que celui de Wheatland.

