Situation et limites
Le Centre-du-Québec occupe la portion méridionale de la vallée du Saint-Laurent, sur la rive sud du fleuve, à la hauteur du lac Saint-Pierre. Sa limite nord suit le fleuve, qui le sépare de la région administrative de la Mauricie. Les régions voisines sont :
- la Chaudière-Appalaches, à l'est ;
- l'Estrie, au sud ;
- la Montérégie, à l'ouest.
La carte régionale officielle du gouvernement du Québec établit la superficie terrestre totale de la région à 6 920,9 km², selon les données de 2026. Le territoire s'étend des basses terres du Saint-Laurent, en bordure du fleuve, jusqu'aux premiers contreforts appalachiens au sud-est.
Le réseau hydrographique est orienté du sud-est vers le nord-ouest, en direction du fleuve. Les rivières Saint-François, Nicolet et Bécancour traversent la région et structurent une part importante de son occupation du sol, largement dominée par l'agriculture dans les basses terres.
Création et évolution du découpage
Le découpage du Québec en régions administratives sert de cadre territorial à l'organisation des services gouvernementaux et à la planification régionale. Jusqu'en 1997, le territoire de l'actuel Centre-du-Québec faisait partie de la région Mauricie–Bois-Francs, qui réunissait les deux rives du Saint-Laurent autour du lac Saint-Pierre.
En 1997, cette région a été scindée en deux entités distinctes : la Mauricie, sur la rive nord, et le Centre-du-Québec, sur la rive sud, qui a reçu le numéro 17, le plus élevé de la numérotation des régions administratives québécoises.
Cette création a doté la rive sud d'un cadre régional propre pour les directions régionales des ministères et la concertation entre les MRC. Certains services publics et programmes conservent néanmoins une organisation commune aux deux régions, désignée sous l'appellation Mauricie et Centre-du-Québec, comme en témoigne notamment le plan d'action régional 2024-2026 en matière d'immigration publié par le gouvernement du Québec.
Municipalités régionales de comté
La région se divise en cinq municipalités régionales de comté, entités supramunicipales chargées notamment de l'aménagement du territoire :
| MRC | Code | Ville principale |
|---|---|---|
| Arthabaska | 390 | Victoriaville |
| Bécancour | 380 | Bécancour |
| Drummond | 490 | Drummondville |
| L'Érable | Plessisville | |
| Nicolet-Yamaska | Nicolet |
Les codes géographiques municipaux attribués par le gouvernement du Québec reprennent le numéro de la MRC d'appartenance : Drummondville porte ainsi le code 49058 (MRC Drummond), Victoriaville le code 39062 (MRC Arthabaska) et Bécancour le code 38010 (MRC Bécancour).
La carte régionale officielle représente les limites de la région, celles des MRC et les principales municipalités, accompagnées d'un tableau des populations et des superficies par MRC.
Le territoire régional comprend également deux communautés abénakises, Odanak et Wôlinak, situées respectivement dans les MRC de Nicolet-Yamaska et de Bécancour.
Principaux pôles municipaux
Selon le répertoire des municipalités, les trois municipalités les plus peuplées de la région sont Drummondville (85 601 habitants), Victoriaville (49 854 habitants) et Bécancour (14 788 habitants).
Drummondville
Principale ville de la région et chef-lieu de la MRC Drummond, Drummondville connaît une croissance démographique soutenue :
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 85 601 |
| 2025 | 84 866 |
| 2024 | 82 790 |
| 2023 | 81 551 |
| 2017 | 75 771 |
Sa richesse foncière uniformisée atteint 15 474 686 099 $ en 2026, contre 7 263 887 290 $ en 2017.
Résultats des élections à la mairie, du plus récent au plus ancien :
- 2025 : Jean-François Houle, élu avec 6 239 voix (29,7 %) face à quatre adversaires ;
- 2021 : Stéphanie Lacoste, élue avec 13 317 voix (65,0 %) ;
- 2017 : Alexandre Cusson, réélu sans opposition ;
- 2013 : Alexandre Cusson, élu avec 15 042 voix (74,5 %) ;
- 2009 : Francine Ruest Jutras, élue avec 12 935 voix (70,4 %) ;
- 2005 : Francine Ruest-Jutras, réélue sans opposition.
Victoriaville et Bécancour
Victoriaville est la ville principale de la MRC d'Arthabaska, dans le secteur traditionnellement appelé Bois-Francs. Bécancour, sur la rive du Saint-Laurent, accueille un parc industriel et portuaire qui constitue un pôle de l'industrie lourde régionale.
Découpage électoral
Le Centre-du-Québec est couvert par plusieurs circonscriptions électorales provinciales, établies par la Commission de la représentation électorale et cartographiées par Élections Québec. Les limites des circonscriptions ne coïncident pas nécessairement avec celles de la région administrative ou des MRC.
Drummondville fait partie de la circonscription provinciale de Johnson. À l'élection générale du 3 octobre 2022, André Lamontagne, de la Coalition avenir Québec, y a été élu avec 21 944 voix, soit 52,5 % des suffrages exprimés, devant Luce Daneau (Parti conservateur du Québec, 15,13 %) et Jérémie Poirier (Parti québécois, 14,41 %). Le taux de participation s'est établi à 67,64 % sur 62 928 électeurs inscrits.
La carte électorale interactive d'Élections Québec permet de superposer les régions administratives et les circonscriptions ; les limites régionales qui y figurent sont celles en vigueur au 28 juillet 2021.
À l'échelle municipale, les villes les plus peuplées sont divisées en districts électoraux pour l'élection des conseillers : à Drummondville, l'élection de 2025 a réuni 28 candidatures aux postes de maire et de conseiller.
Référentiels cartographiques
Plusieurs documents de référence décrivent le territoire du Centre-du-Québec :
- Carte régionale officielle : produite par le ministère des Affaires municipales et datée de février 2026, elle représente les limites régionales, celles des MRC et les principales municipalités, et précise ses sources. Elle comprend un tableau des populations et superficies par MRC.
- Cartes du découpage administratif du Québec : publiées par le gouvernement du Québec, elles situent la région dans l'ensemble des régions administratives, des MRC et des municipalités de la province.
- Carte électorale du Québec : outil d'Élections Québec représentant les circonscriptions provinciales.
- Répertoire des municipalités : base de référence attribuant à chaque municipalité son code géographique, sa MRC et sa région.
- Banque de noms de lieux du Québec : la Commission de toponymie du Québec y consigne les dénominations officielles des entités de la région.
L'Institut de la statistique du Québec publie par ailleurs des profils statistiques par région administrative, dont le panorama « Coup d'œil sur le Centre-du-Québec ». La Bibliothèque de l'Assemblée nationale et Bibliothèque et Archives nationales du Québec conservent des cartes régionales anciennes, notamment de l'époque de la région Mauricie–Bois-Francs.

