Origines et formation
Filomena Rotiroti est née à Montréal en 1974. Elle fait ses études collégiales au Champlain College, où elle obtient en 1994 un diplôme d'études collégiales en sciences sociales. Elle poursuit ensuite des études en science politique à l'Université Concordia, qu'elle termine en 1997.
Son parcours scolaire, mené dans des établissements anglophones de la région montréalaise, s'inscrit dans le milieu de l'est de Montréal où elle s'établit. Le Parti libéral du Québec la présente comme résidente de Saint-Léonard, arrondissement de la ville de Montréal compris dans la circonscription qu'elle représente à l'Assemblée nationale.
Son engagement politique commence pendant ses études : dès 1995, elle occupe un poste de coordonnatrice pour les communautés culturelles au sein du Parti libéral du Québec, fonction qu'elle conserve jusqu'en 1998. Cet engagement précoce auprès des communautés culturelles marque l'ensemble de son parcours ultérieur, qui la conduit notamment à travailler dans le domaine de l'immigration, au cabinet ministériel puis comme adjointe parlementaire.
Carrière avant l'élection
Avant d'entrer à l'Assemblée nationale, Filomena Rotiroti mène une carrière d'organisatrice et de conseillère politique, à la fois au sein du Parti libéral du Québec et dans l'appareil gouvernemental.
Fonctions au Parti libéral du Québec
- Directrice de l'ouest du Québec (2007)
- Organisatrice pour l'est de Montréal lors des élections générales de mars et avril 2003
- Coordonnatrice pour l'est de Montréal (2002-2003)
- Coordonnatrice pour les communautés culturelles (1995-1998)
Fonctions de personnel politique
- Directrice de cabinet de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (2005-2007)
- Attachée politique du ministre du Développement économique et régional (2005-2007)
- Attachée politique du député d'Anjou à l'Assemblée nationale (1998-2002)
Ces fonctions la placent au cœur de l'organisation libérale dans l'est de Montréal au début des années 2000, puis dans l'entourage de ministres du gouvernement libéral formé en 2003. Son passage au cabinet de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles prolonge son travail antérieur auprès des communautés culturelles au sein du parti.
Députée de Jeanne-Mance–Viger
Filomena Rotiroti est élue députée libérale de Jeanne-Mance–Viger aux élections générales de 2008. Elle est ensuite réélue dans la même circonscription aux élections générales de 2012, 2014, 2018 et 2022.
| Élection générale | Circonscription | Parti | Résultat |
|---|---|---|---|
| 2022 | Jeanne-Mance–Viger | Parti libéral du Québec | Réélue |
| 2018 | Jeanne-Mance–Viger | Parti libéral du Québec | Réélue |
| 2014 | Jeanne-Mance–Viger | Parti libéral du Québec | Réélue |
| 2012 | Jeanne-Mance–Viger | Parti libéral du Québec | Réélue |
| 2008 | Jeanne-Mance–Viger | Parti libéral du Québec | Élue |
Son parcours parlementaire couvre plusieurs configurations politiques : elle siège d'abord dans les rangs du gouvernement libéral de Jean Charest, puis dans l'opposition à partir de 2012, de nouveau au sein du gouvernement libéral de 2014 à 2018, et enfin dans l'opposition officielle à compter de 2018.
Selon sa fiche à l'Assemblée nationale consultée en septembre 2026, elle figure parmi les députés du Parti libéral du Québec pour Jeanne-Mance–Viger. Son bureau de circonscription est situé rue Jarry Est, à Saint-Léonard, et son bureau parlementaire à l'hôtel du Parlement, à Québec.
Fonctions parlementaires
Au fil de ses mandats, Filomena Rotiroti exerce plusieurs fonctions au sein de son caucus et de l'Assemblée nationale. Les principales sont présentées ci-dessous, de la plus récente à la plus ancienne.
Dans l'opposition officielle (depuis 2018)
- Présidente du caucus de l'opposition officielle en 2025
- Whip en chef de l'opposition officielle
- Présidente du caucus de l'opposition officielle de 2018 à 2020
- Porte-parole de l'opposition officielle dans divers dossiers, notamment le tourisme, les infrastructures, le développement économique régional et la Métropole
Au gouvernement (2014-2018)
- Présidente du caucus du gouvernement de 2017 à 2018
- Adjointe parlementaire de la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (volet reconnaissance des compétences), du 23 avril 2014 au 3 février 2016
La présidence du caucus et la fonction de whip relèvent de l'organisation interne d'un groupe parlementaire : la première consiste à diriger les réunions des députés du parti, la seconde à assurer la discipline, la présence et la coordination des députés lors des travaux de l'Assemblée. Le poste d'adjointe parlementaire en immigration prolonge son expérience antérieure de directrice de cabinet au ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles.
Circonscription
La circonscription provinciale de Jeanne-Mance–Viger est située dans l'est de l'île de Montréal, dans la région administrative de Montréal. Elle englobe une partie importante de l'arrondissement de Saint-Léonard, où se trouve le bureau de circonscription de la députée, au 5450, rue Jarry Est.
Ce secteur de Montréal se caractérise par la présence de communautés issues de l'immigration, en particulier d'origine italienne, ce qui rejoint l'engagement de Filomena Rotiroti auprès des communautés culturelles depuis le milieu des années 1990.
La circonscription est représentée par des députés libéraux sur une longue période. Filomena Rotiroti y a obtenu cinq mandats consécutifs entre 2008 et 2022, ce qui la place parmi les députés les plus durablement associés à l'est de Montréal au sein du caucus libéral.
Déclarations éthiques
Comme tous les membres de l'Assemblée nationale, Filomena Rotiroti est assujettie au Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale. À ce titre, elle dépose chaque année une déclaration de ses intérêts personnels auprès du Commissaire à l'éthique et à la déontologie, dont un sommaire est rendu public.
Les sommaires de ses déclarations d'intérêts personnels pour 2024 et 2025 sont publiés sur le site du Commissaire. Une déclaration de don ou d'avantage reçu dans le cadre de sa charge y figure également, conformément aux règles qui obligent les députés à déclarer publiquement les dons et avantages dépassant un certain seuil.
Ces documents constituent des sources primaires sur les renseignements qu'ils consignent. Ils relèvent du régime de transparence instauré par le Code d'éthique et de déontologie, adopté par l'Assemblée nationale en 2010, qui vise à encadrer les conflits d'intérêts et à rendre publique une partie de la situation personnelle et financière des élus.