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Le vivant

Campagnol à dos roux de Gapper

Le campagnol à dos roux de Gapper (Myodes gapperi, aussi désigné Clethrionomys gapperi dans plusieurs sources publiques) est un petit rongeur indigène de la famille des Cricetidés, largement répandu dans les forêts du Québec. Reconnaissable à la bande rousse qui parcourt son dos et à ses flancs grisâtres, il fréquente surtout les milieux forestiers humides, résineux, feuillus ou mixtes, où il se réfugie sous les débris ligneux et la mousse. Régulier et abondant, il porte le rang de conservation S5 au Québec et n'est pas suivi au titre de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Observations au Québec

1 731 occurrences GBIF.

Portrait et mode de vie

Le campagnol à dos roux de Gapper est un micromammifère de petite taille. Une fiche québécoise de référence lui attribue une longueur totale de 95 à 120 mm, dont une queue de 30 à 50 mm, et un poids d'environ 15 à 40 g.

Son nom vernaculaire renvoie à la bande dorsale de teinte rousse à châtaine qui contraste avec des flancs gris et un ventre plus pâle. Ce contraste peut toutefois être peu marqué chez les individus du nord-est de l'Amérique du Nord, ce qui complique parfois la distinction avec d'autres campagnols sur le terrain. Par rapport aux campagnols du genre Microtus, la queue est proportionnellement plus longue et les oreilles davantage visibles au milieu du pelage.

L'espèce est principalement associée aux milieux forestiers humides, qu'ils soient résineux, feuillus ou mixtes.

Classification

RangTaxon
ClasseMammalia
OrdreRodentia
FamilleCricetidae
GenreMyodes
EspèceMyodes gapperi

L'appellation Clethrionomys gapperi demeure employée dans plusieurs documents publics québécois, notamment des études d'impact déposées au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

Répartition

L'espèce est indigène et régulière au Québec. Une source ministérielle québécoise la décrit comme assez commune en milieu forestier et signale sa présence à peu près partout jusque dans la taïga, avec des absences notées pour l'île d'Anticosti, les îles de la Madeleine et l'extrême nord du Québec.

Elle occupe des forêts résineuses, feuillues et mixtes dans une grande partie du Québec. Des inventaires de petits mammifères menés par Parcs Canada dans la réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan attestent sa présence sur la Côte-Nord.

À l'échelle du continent, l'aire de l'espèce couvre une large portion du Canada et s'étend au sud dans le nord-est des États-Unis ainsi que le long des chaînes montagneuses de l'Ouest américain, ce qui correspond à la répartition d'un rongeur associé aux forêts tempérées froides et boréales.

À l'échelle locale, la distribution est nettement liée à l'humidité du sol et à la structure du sous-bois : rives boisées, tourbières forestières, bas de pentes et peuplements à sol couvert de mousses concentrent les captures, tandis que les milieux ouverts et secs lui conviennent moins.

Croissance et cycle de vie

La reproduction, la survie et l'abondance peuvent varier selon les populations et les conditions environnementales.ent en une seule saison favorable. En contrepartie, la mortalité est élevée : la majorité des individus ne survivent pas à leur premier hiver, la prédation et les rigueurs climatiques limitant fortement l'espérance de vie.

Comme d'autres micromammifères de la forêt boréale, l'espèce connaît des variations d'abondance interannuelles marquées. Ces fluctuations sont suivies de près par les naturalistes, car elles influencent directement le succès de nidification des rapaces nocturnes et l'abondance saisonnière de plusieurs prédateurs.

Régime alimentaire

Le campagnol à dos roux de Gapper est un consommateur généraliste des ressources du sous-bois. Son alimentation combine :

  • des champignons souterrains et de surface, qui occupent une place importante dans son régime ;
  • des graines, des fruits charnus et des baies forestières ;
  • des parties vertes de plantes herbacées, des lichens et des mousses ;
  • de l'écorce, des bourgeons et des radicelles, surtout en hiver ;
  • des invertébrés en petite quantité, notamment des insectes et leurs larves.

En hiver, certains campagnols peuvent endommager de jeunes tiges en grignotant leur écorce à la base; les sources citées documentent ce phénomène pour les campagnols en général.

Relations avec les autres espèces

Les campagnols et les autres micromammifères font partie du régime de divers prédateurs forestiers. L'abondance générale des micromammifères peut notamment influencer le succès reproducteur de certains rapaces nocturnes.

Sur le plan de la compétition, le campagnol à dos roux partage son habitat avec plusieurs autres micromammifères : campagnols du genre Microtus, souris sylvestre, musaraignes et, dans certains secteurs méridionaux, le campagnol sylvestre. Le partage des ressources s'appuie largement sur la ségrégation des microhabitats, l'espèce privilégiant les portions plus humides et plus ombragées du sous-bois.

Son rôle de disperseur de spores de champignons mycorhiziens en fait un maillon fonctionnel du fonctionnement des sols forestiers. Les pratiques d'aménagement qui retirent le bois mort au sol ou qui ouvrent fortement le couvert réduisent la qualité de son habitat, tandis que les bandes boisées riveraines maintenues en milieu exploité peuvent servir de refuges et de corridors.

Relations avec l'humain

Le campagnol à dos roux de Gapper n'est pas une espèce exploitée. Il intéresse principalement la recherche écologique et fait l'objet d'inventaires de micromammifères dans les parcs et les aires protégées du Québec.

En sylviculture et en horticulture, les campagnols peuvent causer des dommages aux jeunes plants en hiver par grignotage de l'écorce à la base des tiges, sous le couvert de neige. Ressources naturelles Canada documente ce type de dégâts pour les campagnols en général, et des guides destinés aux pépiniéristes traitent des moyens de prévention, notamment le contrôle de la végétation herbacée et la protection mécanique des tiges.

Sur le plan réglementaire, le gouvernement du Québec inscrit l'espèce parmi les espèces sauvages indigènes dont la capture est permise sans permis, à la main ou au moyen de dispositifs non létaux précisés. La possession est limitée à 15 spécimens sans permis et la vente n'est pas autorisée.

Sur le plan du statut, la base Wild Species classe l'espèce « En sécurité » au Québec pour les évaluations de 2000, 2005 et 2010, puis lui attribue le rang S5 en 2015 et en 2020. Le rang S5 correspond à une espèce manifestement répandue et abondante à l'échelle provinciale. Elle n'est pas suivie au titre de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Nomenclature et anecdotes

L'épithète spécifique gapperi honore Anthony Gapper, naturaliste britannique du XIXe siècle qui recueillit des spécimens dans le Haut-Canada. Le nom français normalisé « campagnol à dos roux » figure à la Vitrine linguistique de l'Office québécois de la langue française ; l'anglais retient Southern Red-backed Vole.

Le classement générique de l'espèce a varié : longtemps nommée Clethrionomys gapperi, elle a été rangée dans le genre Myodes par une part importante de la littérature, avant que le nom Clethrionomys ne soit remis de l'avant par certaines autorités taxinomiques. Les documents publics québécois emploient encore les deux appellations, ce qui invite à la prudence lors des recherches bibliographiques.

La Global Biodiversity Information Facility rattache 1 731 occurrences à la clé taxinomique 5706760.

Enfin, malgré son nom, le contraste dorsal roux n'est pas toujours évident : certains individus du nord-est de l'Amérique du Nord présentent un pelage plus uniforme, et l'identification sur le terrain repose alors sur la longueur relative de la queue et la morphologie de la tête.

Sources

  1. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs — Recueil photographique des micromammifères rongeurs du Québec
  2. Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec — Fiche sur les campagnols
  3. Wild Species Canada — Campagnol à dos roux de Gapper
  4. Québec.ca — Garde d'espèces sauvages indigènes ou introduites
  5. Parcs Canada — Mammifères terrestres, réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan
  6. Parcs Canada — Inventaire des petits mammifères, Mingan
  7. Office québécois de la langue française — Fiche « campagnol à dos roux »
  8. Ressources naturelles Canada — Dommages causés par les campagnols
  9. Agri-Réseau — Le campagnol et les autres rongeurs en pépinière
  10. Bureau d'audiences publiques sur l'environnement — Document PR3.2
  11. Le Naturaliste canadien — Extension de l'aire de répartition du campagnol sylvestre au Québec
  12. Sépaq — Une grande année pour une petite chouette
  13. Catalogue du vivant — fiche d'espèce (Savoirs.Québec)

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Myodes gapperi — Wikipédia
  2. Réserve faunique des Laurentides : Découvrez ce trésor naturel
  3. [PDF] UTILISATION DE BANDES BOISÉES RIVERAiNES COMME ...
  4. Campagnols
  5. Bourse Terrain 2015: Tristan Juette

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 · Comité — OpenAI — GPT 5.6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 · Arbitrage — GPT 5.6 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 5.6 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 · Arbitrage visuel — GPT 5.6 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : campagnol à dos roux, myodes gapperi, clethrionomys gapperi, micromammifère, rongeur, forêt boréale, faune du québec, cricetidae

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