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Le vivant

Charidotella purpurata

Charidotella purpurata est un petit coléoptère de la famille des Chrysomelidae et de la sous-famille des Cassidinae, le groupe des cassides, ou « coléoptères-tortues ». On la désigne en français sous le nom de petite casside orangée et en anglais sous celui de small orange tortoise beetle. Elle est mentionnée dans plusieurs inventaires de l'est du Canada. Elle figure au catalogue du vivant de Savoirs.Québec; sa fiche indique 41 occurrences associées au taxon dans le Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF), sans ventilation géographique.

Observations au Québec

41 occurrences GBIF.

Portrait et mode de vie

Charidotella purpurata est un insecte de l'ordre des Coleoptera, de la famille des Chrysomelidae (chrysomèles) et du genre Charidotella. Elle appartient aux Cassidinae, une sous-famille dont les représentants sont appelés cassides en français et tortoise beetles en anglais.

Comme les autres cassides, l'adulte présente une silhouette arrondie et aplatie. Le pronotum et les élytres s'élargissent en une bordure translucide qui déborde du corps et masque en grande partie la tête et les pattes lorsque l'insecte est au repos. Cette carapace évoque celle d'une tortue, d'où le nom anglais du groupe. Une source naturaliste indique une longueur d'environ 6 mm pour l'adulte et décrit sa coloration orangée.

Les cassides vivent sur leurs plantes hôtes, où adultes et larves se nourrissent du feuillage. Lorsqu'elles sont dérangées, elles peuvent s'agripper fermement à la surface des feuilles et rabattre leur bordure contre le support. Ce comportement complique la tâche des prédateurs qui tentent de les saisir.

Répartition

Charidotella purpurata est mentionnée dans plusieurs inventaires de l'est de l'Amérique du Nord. Plusieurs inventaires régionaux la mentionnent dans l'est du Canada, notamment :

  • la liste des coléoptères de la station biologique de l'Université Queen's, dans l'est de l'Ontario, qui l'inscrit sous le nom Small Orange Tortoise Beetle ;
  • des listes d'insectes du sud-ouest de l'Ontario, dont celle du parc provincial Rondeau et celle du secteur de North Lambton ;
  • des inventaires naturalistes de la forêt Larose, dans l'est de l'Ontario, près de la frontière québécoise.

L'espèce figure au catalogue du vivant de Savoirs.Québec. Sa fiche indique 41 occurrences GBIF associées au taxon, sans préciser leur répartition par province. La liste de la station biologique de l'Université Queen's, située en Ontario, lui attribue le rang « SNR »; cette indication ne constitue pas un rang québécois.inciale.

Croissance et cycle de vie

Comme tous les coléoptères, Charidotella purpurata connaît une métamorphose complète. Son cycle comprend l'œuf, la larve, la nymphe et l'adulte.

Chez les cassides, les œufs sont habituellement pondus sur les feuilles de la plante hôte, parfois isolément, parfois en petits groupes protégés par une sécrétion. Les larves sont aplaties et bordées d'épines latérales. Elles possèdent à l'extrémité de l'abdomen une fourche anale qu'elles maintiennent relevée au-dessus du dos. Ce prolongement porte un amas d'excréments et d'exuvies, les peaux laissées par les mues successives. Ce « bouclier fécal » sert de protection contre certains prédateurs et parasites.

La nymphose a lieu sur la plante même, où la nymphe reste fixée au feuillage. L'adulte émerge ensuite. Les données présentées ici ne permettent pas de préciser la période d'activité de cette espèce au Québec. Le nombre de générations annuelles de l'espèce à la latitude du Québec n'est pas documenté de façon précise.

Régime alimentaire

Les cassides sont des insectes phytophages. Adultes et larves consomment le tissu foliaire de leurs plantes hôtes et y creusent des trous caractéristiques, arrondis ou irréguliers.

Les espèces du genre Charidotella sont surtout associées aux plantes de la famille des Convolvulaceae, qui comprend les liserons et les ipomées. La casside dorée (Charidotella sexpunctata), espèce voisine bien connue, se nourrit notamment de liserons et de gloires du matin. Les sources naturalistes associent également Charidotella purpurata à des plantes de cette famille. Au Québec, les liserons, dont le liseron des haies, poussent couramment dans les friches, les haies et les bords de chemin.

La spécialisation alimentaire des cassides influe directement sur leur répartition locale. On ne les trouve en principe que là où poussent leurs plantes hôtes, souvent dans des milieux ouverts et perturbés, en bordure de champs ou de terrains vagues.

Relations avec les autres espèces

Petits insectes exposés sur le feuillage, les cassides servent de proies à divers prédateurs invertébrés, comme les punaises prédatrices, les araignées et les fourmis, ainsi qu'à certains oiseaux insectivores. Leurs défenses combinent plusieurs stratégies :

  • la carapace débordante de l'adulte, plaquée contre la feuille, rend l'insecte difficile à saisir ;
  • le bouclier fécal des larves, manipulé au moyen de la fourche anale, sert à repousser les attaquants ;
  • chez certaines espèces du genre, comme la casside dorée, la coloration de l'adulte peut changer rapidement selon l'état de l'insecte.

Les cassides sont aussi la cible de parasitoïdes, notamment de petites guêpes et de mouches qui se développent aux dépens des œufs, des larves ou des nymphes. Par ailleurs, en consommant des plantes souvent considérées comme adventices, comme les liserons, elles participent à la dynamique de la végétation des milieux ouverts.

Relations avec l'humain

L'importance économique de Charidotella purpurata au Québec n'est pas précisée. Des plantes de la famille des Convolvulaceae sont mentionnées parmi ses hôtes présumés.

L'espèce intéresse surtout les entomologistes et les naturalistes amateurs. Sa forme de « tortue » et ses couleurs en font un sujet de photographie apprécié. Des sites de vulgarisation consacrés aux insectes du Québec, comme Bestioles.ca, présentent les cassides parmi les chrysomèles. L'Insectarium de Montréal, rattaché à Espace pour la vie, offre par ailleurs des ressources d'identification des insectes et des arthropodes.

Sources

  1. Savoirs.Québec — Catalogue du vivant, fiche Charidotella purpurata
  2. GBIF — Charidotella purpurata (clé taxonomique 1047593)
  3. Bestioles.ca — Les cassides sont des chrysomèles
  4. Bestioles.ca — Les chrysomèles
  5. Queen's University Biological Station — Beetles species list 2018
  6. University of Guelph — Rondeau Provincial Park Insect Species List
  7. University of Guelph — Insects of North Lambton
  8. Larose Forest — Tortoise Beetles and the Hispines (PBase)
  9. Minnesota Seasons — Small orange tortoise beetle
  10. Wikipedia — Charidotella purpurata
  11. Espace pour la vie — Rechercher un insecte ou un arthropode

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Checklist of the Coleoptera of New Brunswick, Canada — ZooKeys / PMC
  2. Toronto Wildlife
  3. List of Charidotella species - Wikipedia
  4. Charidotella - Wikipedia, la enciclopedia libre
  5. INSECT LIST - Province of Manitoba
  6. Les insectes et ravageurs communs au Québec - Abat Extermination
  7. Chrysomelids by Mark Brown - PBase.com

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : charidotella purpurata, petite casside orangée, casside, chrysomèle, coléoptère, cassidinae, insecte, liseron

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Synthèse de l'arbitre : Les deux membres reconnaissent une structure claire et une classification conforme au dossier. Ils relèvent avec raison que les 41 occurrences GBIF ne sont pas ventilées par province et que des champs de statut vides ne prouvent pas l’absence de statut au Québec. Certaines conclusions sur l’écologie de l’espèce et sa répartition québécoise dépassent également les données disponibles. Comme il s’agit du dernier tour, ces passages peuvent être corrigés directement sans nouvelle révision. Confiance : 85 % (23 septembre 2026)

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