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Le vivant

Couleuvre verte

La couleuvre verte (Opheodrys vernalis) est un petit serpent non venimeux de la famille des Colubridés, indigène et présent toute l'année au Québec. Reconnaissable à sa coloration vert vif uniforme et à ses écailles lisses, elle se nourrit surtout d'insectes et d'araignées. Surtout présente dans le sud-ouest de la province, notamment en Outaouais, dans la région de Montréal et le long du Saint-Laurent en amont de l'île d'Orléans, elle figure sur la liste des espèces fauniques susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables.

Observations au Québec

240 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Couleuvre verte
Visuel documentaire des traces typiques Visuel publié après 3 révisions, avec les réserves du comité.
  • Trace ondulée en S, étroite (environ 1 cm de largeur), laissée dans le sable fin, la poussière ou la boue près des prés et des friches.
  • Mue entière ou en lambeaux, mince et translucide, d'un individu de 30 à 50 cm, souvent accrochée dans les herbes hautes ou sous une roche plate.
  • Écailles dorsales lisses (non carénées) visibles sur la mue, ce qui la distingue des mues de couleuvres rayées et brunes.
  • Plaque anale divisée observable à l'arrière de la mue, côté ventral.
  • Petites fèces allongées et foncées contenant des fragments de chitine d'insectes (criquets, chenilles, araignées), avec un bout blanc d'urates.
  • Œufs blancs, allongés, à coquille souple, de 2 à 3 cm, pondus en été sous des planches, des billots pourris, des tas de compost ou des roches.
  • Coquilles d'œufs fendues et affaissées après l'éclosion à la fin de l'été, parfois plusieurs pontes regroupées au même abri.
  • Abris fréquentés (roches plates, tôles, planches) dans les prairies humides, les champs abandonnés et les bordures de forêts claires, souvent près d'anciennes fourmilières servant d'hibernacles.

Portrait et mode de vie

La couleuvre verte est un serpent de petite taille et de silhouette élancée. Sa longueur totale varie d'environ 30 à 66 cm selon les sources. Le dos et les flancs présentent une coloration uniforme vert lime ou vert feuille, tandis que le ventre, le menton et la lèvre supérieure sont blancs ou jaunâtres. Ses écailles dorsales sont lisses, caractère qui la distingue de sa proche parente du sud des États-Unis, la couleuvre verte carénée (Opheodrys aestivus), et qui est à l'origine de son nom anglais, Smooth Greensnake.

Comme toutes les couleuvres du Québec, elle est dépourvue de crochets à venin et ne présente aucun danger pour l'humain. Espèce discrète, elle se confond aisément avec la végétation herbacée, où sa coloration lui assure un camouflage efficace. Elle est active le jour, pendant la belle saison, et passe l'hiver en hibernation sous terre, hors d'atteinte du gel.

L'espèce est indigène et régulière au Québec, où elle vit toute l'année. Elle occupe des milieux découverts, ensoleillés et relativement humides.

Répartition

L'aire de répartition de la couleuvre verte couvre une large part du nord-est de l'Amérique du Nord, du sud du Canada jusqu'au nord-est et au centre des États-Unis.

Au Québec, l'espèce se concentre surtout dans les bassins hydrographiques des régions de l'Outaouais et de Montréal, ainsi que de part et d'autre du Saint-Laurent en amont de l'île d'Orléans. L'Atlas des amphibiens et reptiles du Québec la décrit comme une espèce commune localement, mais dont la répartition est morcelée en plusieurs populations isolées.

Habitat

Ses milieux de prédilection sont :

  • les champs, friches et pâturages ;
  • les lisières de bois et les milieux forestiers ouverts ;
  • les pelouses et terrains herbeux ;
  • les bordures de tourbières et de milieux humides.

Ces habitats ouverts sont fortement exposés aux transformations du territoire, notamment l'urbanisation, l'intensification agricole et le reboisement ou la fermeture naturelle des friches.

La fiche du Catalogue du vivant de Savoirs.Québec indique 240 occurrences GBIF pour l'espèce. Ce nombre n'est pas daté et ne constitue pas un décompte actuel vérifié auprès de GBIF.

Croissance et cycle de vie

La couleuvre verte est ovipare. Au Québec, la ponte a lieu de juin à septembre dans des substrats humides et chauds, par exemple des amas de débris végétaux ou du bois en décomposition. Les œufs sont déposés à un stade de développement relativement avancé, de sorte que l'incubation dans le milieu est plutôt courte comparativement à celle d'autres serpents ovipares.

Les nouveau-nés sont de teinte plus terne, grisâtre ou olivâtre, et n'acquièrent la coloration verte caractéristique des adultes qu'au cours de leur croissance.

À l'approche de l'hiver, les individus gagnent des sites d'hibernation situés sous la ligne de gel, tels que des fissures, des terriers abandonnés ou des fourmilières. Ces sites peuvent être partagés avec d'autres individus de la même espèce ou avec d'autres espèces de couleuvres. L'activité reprend au printemps, lorsque le sol se réchauffe, et la période d'accouplement suit la sortie d'hibernation.

Statut et conservation

Au Québec, la couleuvre verte figure sur la liste des espèces fauniques susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables, établie en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Cette inscription signale une espèce dont la situation préoccupe et qui fait l'objet d'un suivi, sans lui conférer le statut légal d'espèce menacée ou vulnérable.

ÉlémentValeur
Statut LEMVSusceptible d'être désignée menacée ou vulnérable
Rang de précarité provincial (rang S)S3S4
OrigineIndigène
RégularitéRégulière

Le rang S3S4 indique une espèce dont la situation se situe entre « vulnérable » et « apparemment non en péril » à l'échelle du Québec.

Le ministère responsable de la faune a réalisé des inventaires de la couleuvre à collier et de la couleuvre verte entre 2013 et 2018 afin de mieux documenter la répartition de ces deux espèces. Les principales menaces reconnues sont la perte et la fragmentation des milieux ouverts, la mortalité routière, les travaux mécanisés (fauche, labour) et l'usage de pesticides, qui réduit l'abondance de ses proies.

Relations avec l'humain

Inoffensive, la couleuvre verte ne mord que rarement lorsqu'elle est manipulée et ne possède aucun venin. Le gouvernement du Québec rappelle qu'aucune espèce de couleuvre présente dans la province n'est venimeuse pour l'humain.

L'espèce fréquente des milieux proches des activités humaines, comme les champs, les friches, les pelouses et les abords de terrains agricoles. Elle y est parfois victime de la fauche mécanique ou de la circulation routière. Par son régime insectivore, elle contribue à la régulation de certains insectes des milieux herbacés.

La couleuvre verte fait l'objet d'activités d'éducation et de sensibilisation, notamment au Zoo Ecomuseum, à Sainte-Anne-de-Bellevue, qui présente l'espèce au public. Les observations fortuites peuvent être signalées à l'Atlas des amphibiens et reptiles du Québec, dont les données alimentent les connaissances sur sa répartition.

Relations avec les autres espèces et régime alimentaire

Régime alimentaire

La couleuvre verte est principalement insectivore, un trait peu fréquent chez les serpents du Québec. Elle se nourrit notamment :

  • de chenilles et de larves d'insectes ;
  • de criquets, de sauterelles et de grillons ;
  • d'araignées ;
  • à l'occasion, d'autres petits invertébrés.

Elle chasse activement dans la végétation basse, où elle repère ses proies à vue.

Cohabitation

Elle partage ses habitats ouverts avec d'autres couleuvres indigènes, telles que la couleuvre rayée, et peut hiverner dans les mêmes sites que celles-ci.

Anecdotes

  • Après la mort, la couleuvre verte perd rapidement sa couleur verte et prend une teinte bleuâtre, en raison de la dégradation du pigment jaune de sa peau.
  • Son épithète spécifique, vernalis, renvoie au printemps en latin.
  • L'espèce a aussi été classée dans le genre Liochlorophis. La version historique de la réglementation québécoise citée emploie la graphie « Lichlorophis vernalis ». Le nom Opheodrys vernalis est retenu dans la fiche gouvernementale et le Catalogue du vivant.

Sources

  1. Gouvernement du Québec — Couleuvre verte
  2. Gouvernement du Québec — Liste des espèces fauniques menacées ou vulnérables
  3. Atlas des amphibiens et reptiles du Québec — Couleuvre verte
  4. Atlas des amphibiens et reptiles du Québec — Reptiles du Québec
  5. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs — Rapport d'inventaires de la couleuvre à collier et de la couleuvre verte (2013-2018)
  6. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs — Pleins feux sur… l'Halloween et les serpents
  7. Légis Québec — Règlement sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables et leurs habitats (version historique)
  8. Zoo Ecomuseum — Couleuvre verte
  9. L'Encyclopédie canadienne — Serpent
  10. Fédération canadienne de la faune — Affiche sur les serpents
  11. Savoirs.Québec — Catalogue du vivant, fiche Couleuvre verte
  12. GBIF — Opheodrys vernalis (clé taxonomique 2458587)

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Couleuvre verte — Wikipédia
  2. Les couleuvres du Québec - Blogue de GUEPE
  3. Couleuvre — Wikipédia
  4. Couleuvre verte - Éco-Odyssée
  5. LES SERPENTS DU QUÉBEC - T2 Environnement
  6. Couleuvre tachetée
  7. À la recherche des espèces humides et écailleuses au ...
  8. Reptiles et amphibiens - Parcs Canada
  9. Liste des reptiles au Québec — Wikipédia

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6.1 Sol · Comité visuel — OpenAI — GPT 6.1 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Sonnet 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6.1 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : couleuvre verte, opheodrys vernalis, serpent, reptile, colubridés, espèce susceptible, insectivore, herpétofaune

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Synthèse de l'arbitre : Les deux avis reconnaissent un article substantiel, neutre et fidèle au dossier pour l’identification, la répartition québécoise, l’habitat et le statut de conservation. Ils convergent sur la nécessité de mieux attribuer le nombre d’occurrences GBIF, tandis que l’avis OpenAI relève aussi un lien causal non établi et des exemples de prédateurs insuffisamment documentés. Ces passages peuvent être corrigés par des reformulations et des omissions prudentes, sans nouvelle recherche. Au dernier tour, la publication est retenue avec les retouches ci-dessous; aucun motif de blocage, aucune source inventée ni erreur fondamentale ne sont établis. Confiance : 89 % (1er octobre 2026)

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