Situation et limites
La MRC de Rivière-du-Loup occupe une portion de la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent, dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent. Le fleuve en forme la limite nord ; son territoire s'étend ensuite vers l'intérieur des terres, sur les premiers contreforts appalachiens.
Sur le plan régional, la MRC est bordée :
- à l'ouest et au sud-ouest par la MRC de Kamouraska ;
- au sud-est par la MRC de Témiscouata ;
- au nord-est par la MRC des Basques.
Cette position en fait un territoire charnière du Bas-Saint-Laurent. Elle relie la vallée du Saint-Laurent, en direction de Québec, aux routes qui conduisent d'une part vers la frontière du Nouveau-Brunswick par le Témiscouata, d'autre part vers l'est du Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. Le territoire comprend également une partie insulaire : l'île Verte, au large de L'Isle-Verte, constitue à elle seule le territoire de la municipalité de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
La ville de Rivière-du-Loup, établie à l'embouchure de la rivière du même nom, concentre la majeure partie de la population et des services du territoire et joue le rôle de pôle régional pour l'ouest du Bas-Saint-Laurent.
Composition territoriale
La MRC de Rivière-du-Loup regroupe 13 municipalités locales. La ville de Rivière-du-Loup en est le centre administratif et la seule municipalité à statut de ville.
| Municipalités de la MRC |
|---|
| Cacouna |
| L'Isle-Verte |
| Notre-Dame-des-Sept-Douleurs |
| Notre-Dame-du-Portage |
| Rivière-du-Loup |
| Saint-Antonin |
| Saint-Arsène |
| Saint-Cyprien |
| Saint-Épiphane |
| Saint-François-Xavier-de-Viger |
| Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup |
| Saint-Modeste |
| Saint-Paul-de-la-Croix |
Terres autochtones
La carte officielle de la MRC distingue deux communautés autochtones enclavées dans son territoire : Cacouna et Kataskomiq. Ces terres relèvent de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk (anciennement désignée Première Nation Malécite de Viger). Elles ne font pas partie des municipalités membres de la MRC et relèvent d'un régime juridique distinct, de compétence fédérale.
La cartographie gouvernementale représente ces terres par une symbologie propre, distincte de celle des municipalités locales, ce qui permet de lire sur un même document la mosaïque des découpages administratifs du territoire.
Population et superficie
Les données de population et de superficie de la MRC varient selon la source, l'année de référence et la méthode de compilation. Elles sont présentées ici de la plus récente à la plus ancienne.
| Année de référence | Population | Superficie | Source |
|---|---|---|---|
| 2026 | 36 429 habitants | 1 281,7 km² (terrestre) | Carte officielle no 120, ministère des Affaires municipales et de l'Habitation |
| 2020 | 34 750 habitants | 1 267,45 km² | Présentation du territoire par la MRC de Rivière-du-Loup |
Millésime 2026
La carte gouvernementale de 2026 indique, pour l'ensemble des 13 municipalités, une population totale de 36 429 habitants et une superficie terrestre de 1 281,7 km², ce qui correspond à une densité d'environ 28 habitants par kilomètre carré. Les superficies ont été compilées en janvier 2026.
Millésime 2020
La description générale publiée par la MRC fait état d'une population de 34 750 habitants en 2020 et d'une superficie de 1 267,45 km².
Lecture des écarts
L'écart entre les deux séries s'explique par la différence d'année de référence et par des paramètres de calcul qui ne sont pas nécessairement identiques, notamment la distinction entre superficie terrestre et superficie totale. Pour les usages administratifs, le gouvernement du Québec précise que le Répertoire des municipalités prévaut en cas de divergence.
Cartographie officielle
Le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation publie une carte officielle de la MRC de Rivière-du-Loup, portant le numéro 120 dans sa série de cartes des municipalités régionales de comté. Cette carte représente :
- les limites de la MRC et celles de chacune des municipalités locales ;
- le réseau routier principal ;
- l'emplacement des municipalités et de leurs noyaux habités ;
- les communautés autochtones de Cacouna et de Kataskomiq.
L'édition de 2026 s'appuie sur les découpages administratifs du ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) de janvier 2026 et sur des superficies compilées au même moment. Une mention de la carte précise qu'en cas de divergence entre ses indications et celles du Répertoire des municipalités, ce dernier fait autorité.
Autres ressources cartographiques
La MRC de Rivière-du-Loup diffuse elle-même une carte de son territoire dans la section de son site consacrée à la présentation de la région. L'Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du Bas-Saint-Laurent publie pour sa part une carte de la MRC, produite dans le cadre de ses travaux de planification de la mise en valeur des forêts privées.
Pour une référence à jour des limites administratives, la carte gouvernementale demeure le document de référence, les autres cartes répondant à des besoins thématiques ou d'information générale.
Réseau de transport
La position de la MRC de Rivière-du-Loup tient en grande partie à la convergence des axes de transport sur son territoire.
- Autoroute 20 : elle longe la rive sud du Saint-Laurent et relie le territoire à la région de Québec et à l'ouest de la province.
- Autoroute 85 et route 185 : partant de Rivière-du-Loup, cet axe traverse le Témiscouata vers la frontière du Nouveau-Brunswick et constitue un tronçon de la route Transcanadienne.
- Route 132 : elle suit le littoral et dessert les municipalités riveraines, en direction de l'est du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.
Le territoire est également relié à la rive nord du fleuve par la traverse maritime entre Rivière-du-Loup et Saint-Siméon, dans Charlevoix. Une liaison par traversier dessert par ailleurs l'île Verte à partir de L'Isle-Verte.
Sur les cartes, ce réseau explique la configuration de l'occupation du territoire : une frange littorale plus densément habitée, structurée par la route 132 et l'autoroute 20, et un arrière-pays agricole et forestier desservi par un réseau de routes régionales et locales rayonnant depuis le littoral.
Administration et compétences
Comme les autres municipalités régionales de comté du Québec, la MRC de Rivière-du-Loup est un organisme supralocal dont le conseil réunit des représentants des municipalités membres. Elle exerce les compétences que lui confèrent les lois québécoises, au premier chef la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Parmi ses responsabilités figurent notamment :
- l'élaboration et la mise à jour du schéma d'aménagement et de développement, qui encadre l'utilisation du sol à l'échelle régionale ;
- l'évaluation foncière pour les municipalités du territoire ;
- la gestion des cours d'eau d'intérêt régional ;
- la planification de la gestion des matières résiduelles, qui s'appuie sur un plan de gestion des matières résiduelles couvrant la période 2023-2030 ;
- la planification en sécurité incendie ;
- des interventions en développement local, régional et social.
Ces compétences reposent largement sur l'information géographique : le schéma d'aménagement, les grandes affectations du territoire et les plans régionaux mobilisent la cartographie des limites municipales, des zones agricoles et forestières et des contraintes naturelles.
Histoire
La MRC de Rivière-du-Loup a été constituée au début des années 1980, dans la foulée de l'adoption de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme de 1979, qui a remplacé les anciens conseils de comté par des municipalités régionales de comté dotées de responsabilités d'aménagement. Elle a souligné son 40e anniversaire en 2022 par la publication d'une brochure commémorative retraçant ses réalisations.
Son territoire reprend dans une large mesure celui de l'ancien comté de Rivière-du-Loup. Depuis sa création, la carte municipale du territoire a évolué au gré de regroupements de municipalités locales, qui ont réduit le nombre d'entités tout en maintenant l'essentiel des limites extérieures de la MRC. Ces modifications expliquent en partie les variations de superficie observées d'une édition cartographique à l'autre, au même titre que l'amélioration des méthodes de compilation des superficies.
Au fil des décennies, la MRC a élargi son champ d'action au-delà de l'aménagement du territoire, notamment vers la gestion des matières résiduelles et le développement social, comme en témoignent les réalisations présentées par l'organisme.

