Élection générale de 2026
À l’élection générale du 5 octobre 2026, le candidat du Parti québécois Cédric Gagnon-Ducharme remporte Borduas avec 15 949 voix, soit 35,3 % des votes valides. Il défait le député sortant Simon Jolin-Barrette, de la Coalition avenir Québec, qui représentait la circonscription depuis 2014. L’écart entre les deux candidats est de 5 302 voix. Cédric Gagnon-Ducharme avait déjà été candidat du Parti québécois dans Borduas en 2018, sous le nom de Cédric G.-Ducharme.
| Candidature | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Cédric Gagnon-Ducharme | Parti québécois | 15 949 | 35,30 |
| Simon Jolin-Barrette | Coalition avenir Québec | 10 647 | 23,57 |
| Xavier Mercier | Parti libéral du Québec | 7 088 | 15,69 |
| Frederic Phaneuf | Parti conservateur du Québec | 6 330 | 14,01 |
| Audrey Mc Nicoll | Québec solidaire | 4 787 | 10,60 |
| Thomas Thibault-Vincent | CQ-EMO | 376 | 0,83 |
Le scrutin compte 45 177 votes valides et 545 bulletins rejetés, pour 58 749 électeurs inscrits ; le taux de participation atteint 77,83 %, le plus élevé des quatre derniers scrutins dans la circonscription.
Le 14 octobre 2026, Simon Jolin-Barrette, désormais ex-député de Borduas, déclare réfléchir à une candidature à la succession de Christine Fréchette à la direction de la Coalition avenir Québec.
Représentation caquiste (2014-2026)
De 2014 à 2026, Borduas est représentée par Simon Jolin-Barrette, de la Coalition avenir Québec, qui y est élu à trois reprises.
Élection du 3 octobre 2022
Simon Jolin-Barrette est réélu avec 22 760 voix (51,23 %), devant Paule Laprise (Parti québécois, 8 646 voix, 19,46 %), Benoît Landry (Québec solidaire, 6 726 voix, 15,14 %), Jean-Félix Racicot (Parti conservateur du Québec, 3 357 voix, 7,56 %) et Eribert Charles (Parti libéral du Québec, 2 326 voix, 5,24 %). Sa majorité est de 14 114 voix. On compte 44 429 votes valides, 59 936 électeurs inscrits et une participation de 74,94 %.
Élection du 1er octobre 2018
Le député sortant obtient 20 852 voix (47,78 %), contre 9 339 (21,4 %) pour Cédric G.-Ducharme (Parti québécois), 6 828 (15,65 %) pour Annie Desharnais (Québec solidaire) et 5 012 (11,48 %) pour Martin Nichols (Parti libéral du Québec). Le scrutin réunit 43 640 votes valides sur 57 897 électeurs inscrits (participation de 76,41 %).
Élection du 7 avril 2014
Simon Jolin-Barrette fait son entrée à l’Assemblée nationale au terme d’une lutte très serrée : il recueille 14 331 voix (33,5 %), soit 99 de plus que le député péquiste sortant Pierre Duchesne (14 232 voix, 33,27 %). Le libéral Jean Murray obtient 9 944 voix (23,24 %) et Jean Falardeau, de Québec solidaire, 3 678 voix (8,6 %). On dénombre 42 782 votes valides, 56 663 électeurs inscrits et une participation de 76,79 %.
Au cours de cette période, Simon Jolin-Barrette exerce des fonctions ministérielles au sein des gouvernements caquistes formés à partir de 2018.
Période péquiste (1994-2012)
De sa première élection, en 1994, jusqu’en 2014, la circonscription élit des candidats du Parti québécois. Jean-Pierre Charbonneau la représente à partir de 1994, puis le comédien Pierre Curzi est élu en 2007 et réélu en 2008. Pierre Duchesne lui succède en 2012.
| Élection | Votes valides | Parti gagnant | % du parti gagnant | Deuxième position |
|---|---|---|---|---|
| 2012 | 30 845 | Parti québécois | 59,53 | Parti libéral du Québec (25,92 %) |
| 2008 | 27 968 | Parti québécois | 47,66 | Parti libéral du Québec (32,63 %) |
| 2007 | 32 327 | Parti québécois | 38,76 | Action démocratique du Québec (31,31 %) |
| 2003 | 29 562 | Parti québécois | ||
| 1998 | 30 286 | Parti québécois | ||
| 1994 | 27 686 | Parti québécois |
En 2012, le candidat péquiste obtient 18 363 voix, contre 7 996 pour le Parti libéral du Québec et 2 715 pour Québec solidaire. En 2007, l’Action démocratique du Québec se hisse en deuxième place avec 10 123 voix, contre 12 529 pour le Parti québécois. En 2008, le Parti québécois recueille 13 329 voix et le Parti libéral 9 125.
Les résultats de cette période sont compilés par l’Assemblée nationale du Québec dans son recueil des résultats électoraux depuis 1867 et par l’Atlas des élections au Québec.
Limites
Selon la description officielle d’Élections Québec établie pour la carte électorale de 2017, la circonscription de Borduas comprend les douze municipalités suivantes :
- Beloeil (ville) ;
- McMasterville ;
- Mont-Saint-Hilaire (ville) ;
- Otterburn Park (ville) ;
- Saint-Antoine-sur-Richelieu ;
- Saint-Charles-sur-Richelieu ;
- Saint-Denis-sur-Richelieu ;
- Saint-Jean-Baptiste ;
- Sainte-Madeleine (village) ;
- Saint-Marc-sur-Richelieu ;
- Sainte-Marie-Madeleine (paroisse) ;
- Saint-Mathieu-de-Beloeil.
Dix de ces municipalités font partie de la municipalité régionale de comté (MRC) de La Vallée-du-Richelieu, dans la région administrative de la Montérégie ; Sainte-Madeleine et Sainte-Marie-Madeleine relèvent de la MRC des Maskoutains. Le territoire s’étend de part et d’autre de la rivière Richelieu, entre les villes de la couronne sud de Montréal, comme Belœil, McMasterville et Otterburn Park, et des villages riverains à vocation agricole comme Saint-Denis-sur-Richelieu et Saint-Antoine-sur-Richelieu. Le mont Saint-Hilaire, une des collines montérégiennes, se trouve dans la circonscription.
La superficie de la circonscription est de 473,76 km². Le code attribué par Élections Québec est 258.
Une nouvelle délimitation des circonscriptions provinciales a fait l’objet de travaux de la Commission de la représentation électorale à partir de 2023, avec la publication d’un rapport préliminaire en septembre de cette année-là. La description ci-dessus correspond à la carte de 2017.
Création et évolution
La circonscription de Borduas est créée lors de la délimitation de 1992. Elle est alors formée d’une partie de l’ancienne circonscription d’Iberville, qui compte 1 924 électeurs, et d’une partie de l’ancienne circonscription de Verchères, qui en compte 28 016. Le premier scrutin général qui s’y tient est celui de 1994.
| Année de délimitation | Modification |
|---|---|
| 1992 | Création à partir d’Iberville (1 924 électeurs) et de Verchères (28 016 électeurs) |
| 2001 | Limites inchangées |
| 2011 | Formation à partir de l’ancienne Borduas (41 806 électeurs) et d’une partie de Verchères (9 636 électeurs) |
| 2017 | Limites inchangées |
La révision de 2011 constitue la principale modification du territoire depuis la création de la circonscription : elle ajoute à Borduas une portion de la circonscription voisine de Verchères. La carte de 2017 reconduit ensuite ces limites sans changement.
Origine du nom
Le toponyme rend hommage au peintre Paul-Émile Borduas, né à Saint-Hilaire en 1905 et mort à Paris en 1960. Natif de la vallée du Richelieu, il devient en 1937 enseignant à l’École du meuble de Montréal, où il forme avec ses élèves le groupe d’avant-garde des Automatistes.
Influencé par le surréalisme, Borduas signe en 1948, avec un collectif d’artistes, le manifeste du Refus global, qui dénonce le conformisme artistique ainsi que le conservatisme politique et moral de l’époque. La publication ébranle les milieux intellectuels et religieux et lui vaut de perdre son poste d’enseignant. Il s’établit ensuite à New York, puis à Paris.
Son œuvre a marqué une génération de peintres et ouvert la voie à la modernité dans la peinture québécoise et canadienne. Depuis 1977, son nom désigne également le prix Paul-Émile-Borduas, l’un des Prix du Québec, décerné dans le domaine des arts visuels et des métiers d’art.
Démographie
Population et territoire (recensement de 2021)
Selon les statistiques démographiques d’Élections Québec fondées sur le recensement de 2021, la circonscription compte 71 565 habitants et 58 591 électeurs inscrits, sur une superficie de 473,76 km², soit une densité de 151,06 habitants par kilomètre carré. La compilation du portrait socioéconomique, établie à partir du Recensement du Canada de 2021, indique pour sa part une population totale de 76 710 personnes.
Structure par âge et par sexe
| Indicateur (2021) | Valeur |
|---|---|
| 0 à 9 ans | 11,5 % |
| 10 à 19 ans | 12,0 % |
| 20 à 29 ans | 9,1 % |
| 70 à 79 ans | 9,8 % |
| 80 ans et plus | 4,4 % |
| Âge moyen | 42,6 ans |
| Âge médian | 44 ans |
| Hommes | 49,2 % |
| Femmes | 50,8 % |
Langue et diversité
La population est très majoritairement francophone : 95,6 % des résidents parlent le français à la maison et 3,2 % l’anglais. Les personnes s’identifiant comme autochtones représentent 1,33 % de la population et les membres de minorités visibles, 3,3 %.
Scolarité et revenus
En 2021, 14,4 % de la population ne détient aucun certificat, diplôme ou grade, et 20,9 % a pour plus haut niveau de scolarité un diplôme d’études secondaires. En 2020, le revenu médian des ménages s’établit à 94 000 $ et le revenu moyen à 112 000 $.
Ces données proviennent du portrait socioéconomique de la circonscription publié par Élections Québec à partir du recensement de Statistique Canada.