Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec (carte électorale de 2017, code 204), la circonscription de Brome-Missisquoi comprend 25 municipalités :
- Abercorn (VL), Bedford (CT), Bedford (V), Bolton-Ouest (M), Brigham (M) ;
- Brome (VL), Bromont (V), Cowansville (V), Dunham (V), East Farnham (M) ;
- Farnham (V), Frelighsburg (M), Lac-Brome (V), Notre-Dame-de-Stanbridge (M), Pike River (M) ;
- Saint-Alphonse-de-Granby (M), Saint-Armand (M), Saint-Ignace-de-Stanbridge (M), Sainte-Sabine (M), Shefford (CT) ;
- Stanbridge East (M), Stanbridge Station (M), Sutton (V), Warden (VL) et Waterloo (V).
La majorité de ces municipalités font partie de la MRC de Brome-Missisquoi. Saint-Alphonse-de-Granby, Shefford, Warden et Waterloo relèvent de la MRC de La Haute-Yamaska. Ces deux MRC sont rattachées à la région administrative de l'Estrie. La fiche toponymique d'Élections Québec situe la circonscription au sud-est de la Montérégie, son ancienne région de rattachement. Le territoire longe la frontière des États-Unis, face à l'État du Vermont.
Évolution du tracé
| Année | Modification |
|---|---|
| 1972 | Création à partir de Brome et de parties de Missisquoi et de Shefford |
| 1980 | Reprise de la circonscription précédente (30 394 électeurs) et d'une infime partie de Shefford (2 électeurs) |
| 1985, 1988, 1992 | Limites inchangées |
| 2001 | Ajout d'une partie d'Iberville (5 860 électeurs) |
| 2011 | Ajout d'une partie de Shefford (8 133 électeurs) |
| 2017 | Limites inchangées |
La fiche officielle d'Élections Québec signale une révision de la carte électorale provinciale en 2026.
Origine du nom
La circonscription a été créée en 1972 à partir de trois circonscriptions plus anciennes :
- la circonscription de Brome, établie en 1855 ;
- une partie de celle de Missisquoi, établie en 1829 ;
- une partie de celle de Shefford, établie en 1829.
La première composante du nom vient du canton de Brome, compris dans le territoire. Le nom de ce canton figure dès 1795 sur une carte de Gale et Duberger. Il ferait probablement référence à un village du Suffolk, comté anglais situé au nord-est de Londres et bordé par la mer du Nord. Il pourrait aussi évoquer le château Brome Hall, propriété de la famille Cornwallis. Un membre de cette famille, Charles Cornwallis (1738-1805), portait le titre de 2e comte de Brome.
Missisquoi est un amérindianyme qui désigne d'abord une baie du lac Champlain. Il apparaît dans les écrits dès le XVIIIe siècle et a pris plusieurs formes en passant par l'abénaquis, le français et l'anglais. Trois interprétations sont avancées :
- il viendrait de l'abénaquis masipskoik, « là où il y a de la pierre à fusil » ;
- il proviendrait de l'algonquin missiskwok, « grosses femmes » ;
- il évoquerait l'abondance d'oiseaux aquatiques dans la baie Missisquoi.
Démographie
Données générales (recensement de 2021, carte de 2017)
Selon Élections Québec, à partir du recensement de 2021 :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Population | 64 785 habitants |
| Électeurs inscrits | 57 396 |
| Superficie | 1 697,45 km² |
| Densité | 38,17 hab./km² |
Portrait sociodémographique (recensement de 2021)
Élections Québec a compilé un portrait socioéconomique à partir du recensement du Canada de 2021 (Statistique Canada).
Âge et sexe. Les femmes forment 50,2 % de la population et les hommes 49,8 %. L'âge moyen est de 45,4 ans et l'âge médian de 48,4 ans. La répartition par tranche d'âge s'établit ainsi :
- 0 à 9 ans : 9,8 % ;
- 10 à 19 ans : 8,2 % ;
- 20 à 29 ans : 11,0 % ;
- 70 à 79 ans : 6,8 % ;
- 80 ans et plus : 5,3 %.
Langues. Le français est la langue parlée à la maison pour 83,1 % des résidents, l'anglais pour 15,5 %. Cette proportion anglophone reflète l'héritage loyaliste et britannique des anciens cantons de la région.
Diversité. Les personnes d'identité autochtone représentent 1,81 % de la population, les minorités visibles 1,80 %.
Scolarité. Parmi la population visée, 19,6 % n'ont aucun certificat, diplôme ou grade. Le diplôme d'études secondaires est le plus haut diplôme obtenu pour 23,9 %.
Revenus. En 2020, le revenu médian des ménages était de 73 000 $ et le revenu moyen de 96 300 $.
Résultats électoraux
Élection générale du 5 octobre 2026
Frédéric Beauchemin, du Parti libéral du Québec, est élu avec 13 007 voix (32,47 %). Il devance de 2 118 voix Patrick Melchior, du Parti québécois. La députée sortante appartenait à la Coalition avenir Québec ; la candidate caquiste, Manuela Goya, termine au quatrième rang. On compte 40 053 votes valides et 486 bulletins rejetés, pour 57 556 électeurs inscrits. La participation atteint 70,43 %.
| Candidature | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Frédéric Beauchemin | PLQ | 13 007 | 32,47 |
| Patrick Melchior | PQ | 10 889 | 27,19 |
| David Alarie | PCQ-ÉED | 6 445 | 16,09 |
| Manuela Goya | CAQ | 5 249 | 13,11 |
| Michelle Corcos | QS | 3 585 | 8,95 |
Trois autres candidatures ont chacune obtenu moins de 1 % des voix.
Élection générale du 3 octobre 2022
Isabelle Charest (CAQ) est réélue avec 20 576 voix (45,87 %), soit une majorité de 13 438 voix. Elle devance Alexandre Legault (QS, 15,91 %), Guillaume Paquet (PQ, 11,95 %), Claude Vadeboncoeur (PLQ, 11,91 %) et Stéphanie Prévost (Parti conservateur du Québec, 10,87 %). La participation est de 67,99 %, pour 66 769 électeurs inscrits et 44 856 votes valides.
Élection générale du 1er octobre 2018
Isabelle Charest (CAQ) remporte la circonscription avec 18 407 voix (44,38 %). Elle devance Ingrid Marini (PLQ, 24,20 %), Alexandre Legault (QS, 17,28 %) et Andréanne Larouche (PQ, 10,72 %). La participation est de 70,75 %.
Élection générale du 7 avril 2014
Pierre Paradis (PLQ) est réélu avec 18 103 voix (44,5 %). Il devance François Lemay (CAQ, 27,9 %), René Beauregard (PQ, 20,35 %) et Benoit Van Caloen (QS, 6,76 %). La participation est de 73,13 %.
Scrutins antérieurs
| Année | Parti gagnant | % du gagnant | Votes valides |
|---|---|---|---|
| 2012 | PLQ | 48,78 | 28 374 |
| 2008 | PLQ | 49,24 | 30 473 |
| 2007 | PLQ | 39,85 | 35 590 |
| 2003 | PLQ | – | 32 824 |
| 1998 | – | – | 31 709 |
| 1994 | – | – | 30 108 |
| 1989 | – | – | 22 166 |
| 1985 | – | – | 23 836 |
| 1981 | – | – | 25 304 |
| 1976 | – | – | 22 011 |
| 1973 | – | – | 17 648 |
En 2012, le Parti québécois arrive deuxième avec 37,6 % des voix. En 2007, l'Action démocratique du Québec obtient 31,53 % des voix.
Représentation
Pendant plusieurs décennies, Brome-Missisquoi a été un château fort du Parti libéral du Québec. Pierre Paradis y est élu pour la première fois en 1980. Il conserve son siège sans interruption jusqu'à l'élection de 2018, à laquelle il ne se représente pas.
En 2018, la circonscription passe à la Coalition avenir Québec avec l'élection d'Isabelle Charest, ancienne patineuse de vitesse sur courte piste. Elle est réélue en 2022 avec une majorité accrue.
À l'élection générale du 5 octobre 2026, Frédéric Beauchemin, du Parti libéral du Québec, remporte la circonscription. Son résultat de 32,47 % est le plus faible pourcentage gagnant des scrutins récents. Ce scrutin marque un éclatement du vote : cinq formations dépassent 8 % des suffrages.
| Période | Député ou députée | Parti |
|---|---|---|
| depuis 2026 | Frédéric Beauchemin | PLQ |
| 2018-2026 | Isabelle Charest | CAQ |
| 1980-2018 | Pierre Paradis | PLQ |
Circonscription fédérale homonyme
La circonscription provinciale de Brome-Missisquoi se distingue de la circonscription fédérale de Brome—Missisquoi. Cette dernière, dont le nom s'écrit avec un tiret long, relève d'Élections Canada et a des limites différentes.
Selon le décret de représentation de 2023, la circonscription fédérale comprend trois ensembles :
- l'ensemble de la MRC de Brome-Missisquoi ;
- des municipalités du Haut-Richelieu ;
- plusieurs municipalités de la MRC de Memphrémagog, dont Magog.
À l'élection fédérale du 28 avril 2025, Louis Villeneuve, du Parti libéral du Canada, y a été élu avec 34 727 voix, soit 48,3 % des suffrages valides.