Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec (carte électorale de 2017, code 238), la circonscription de Chambly comprend les municipalités suivantes :
| Municipalité | Statut | MRC |
|---|---|---|
| Carignan | Ville | La Vallée-du-Richelieu |
| Chambly | Ville | La Vallée-du-Richelieu |
| Richelieu | Ville | Rouville |
| Saint-Basile-le-Grand | Ville | La Vallée-du-Richelieu |
| Saint-Mathias-sur-Richelieu | Municipalité | Rouville |
Le territoire se trouve entièrement dans la région administrative de la Montérégie. Il s'étend sur les deux rives de la rivière Richelieu, autour du bassin de Chambly. Sa superficie est de 211,54 km².
Les limites des circonscriptions provinciales sont établies par la Commission de la représentation électorale. Elles sont publiées dans la Gazette officielle du Québec. La circonscription provinciale ne doit pas être confondue avec la circonscription fédérale de Beloeil—Chambly, qui élit un député à la Chambre des communes du Canada.
Origine du nom
La circonscription électorale de Chambly existe depuis 1829. Elle porte le patronyme de Jacques de Chambly (1640-1687), premier seigneur du lieu.
Capitaine au régiment de Carignan-Salières en 1665, Jacques de Chambly devient en 1672 commandant de la rive sud du Saint-Laurent, entre Montréal et la rivière du Loup. Il est ensuite nommé gouverneur de l'Acadie (1673), de la Grenade (1679) et de la Martinique (1687).
Il reçoit en 1672 une seigneurie aux abords de la rivière Richelieu. Cette concession englobe les terres où il avait fait construire le fort Saint-Louis en 1665, au pied des rapides, en amont du bassin de Chambly. Le fort est d'abord érigé pour contrer les attaques iroquoises. En raison de sa position stratégique, il est par la suite détruit et reconstruit à plusieurs reprises, au fil des affrontements avec les Iroquois, les Anglais et les Américains. L'actuel lieu historique national du Fort-Chambly perpétue ce passé militaire, au cœur de la ville qui a donné son nom à la circonscription.
Évolution des limites
L'historique officiel d'Élections Québec retrace les principales révisions de la carte touchant Chambly depuis le début des années 1970 :
- 1972 : la circonscription est reformée à partir de parties des anciennes circonscriptions de Chambly, de Rouville et de Verchères.
- 1980 : la circonscription est formée d'une partie de la circonscription précédente de Chambly, qui comptait 32 088 électeurs.
- 1985, 1988, 1992 et 2001 : les limites restent identiques à celles de la carte précédente.
- 2011 : la circonscription est de nouveau formée d'une partie de la circonscription précédente de Chambly, qui comptait 41 412 électeurs.
- 2017 : les limites restent identiques à celles de 2011.
Ces révisions successives ont réduit un territoire autrefois plus vaste de la Rive-Sud de Montréal. La circonscription se limite aujourd'hui au secteur du bassin de Chambly et de ses environs immédiats. La forte croissance démographique de la banlieue explique en partie ce resserrement.
Démographie
Selon les données du recensement de 2021 compilées par Élections Québec à partir du Recensement du Canada de Statistique Canada, la circonscription comptait 70 525 habitants. Sa densité atteignait 333,39 habitants au km². La fiche officielle dénombre 54 414 électeurs inscrits.
Structure par âge et par sexe (2021)
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| 0 à 9 ans | 12,9 % |
| 10 à 19 ans | 13,3 % |
| 20 à 29 ans | 9,3 % |
| 70 à 79 ans | 7,0 % |
| 80 ans et plus | 3,2 % |
| Âge moyen | 39,6 ans |
| Âge médian | 40,4 ans |
| Hommes | 49,4 % |
| Femmes | 50,6 % |
Langue et diversité (2021)
Le français est la langue parlée à la maison par 92,4 % de la population, et l'anglais par 5,1 %. Les minorités visibles représentent 8,1 % de la population, et 1,23 % des habitants déclarent une identité autochtone.
Scolarité et revenus
En 2021, 14,4 % de la population ne détenait aucun certificat, diplôme ou grade. Par ailleurs, 20,7 % avaient pour plus haut niveau le diplôme d'études secondaires.
Pour l'année 2020, le revenu médian des ménages s'établissait à 102 000 $ et le revenu moyen à 119 300 $. La part des moins de 20 ans dépasse le quart de la population. Ce profil est celui d'une banlieue familiale de la Rive-Sud de Montréal.
Résultats électoraux récents
Élection générale du 5 octobre 2026
| Candidature | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Julie Guyot | Parti québécois | 13 885 | 34,28 |
| Sarah Belbey | Parti libéral du Québec | 7 793 | 19,24 |
| Jean-François Roberge | Coalition avenir Québec | 7 646 | 18,87 |
| Margarita Kantor | Parti conservateur du Québec | 5 900 | 14,56 |
| Jessyca Sorel | Québec solidaire | 4 510 | 11,13 |
Trois autres candidatures ont recueilli moins de 1 % des voix. On comptait 40 510 votes valides, 588 bulletins rejetés et 54 555 électeurs inscrits. La participation a atteint 75,33 %.
Élection générale du 3 octobre 2022
Jean-François Roberge (CAQ) est réélu avec 18 500 voix (48,47 %). Il devance Marie-Laurence Desgagné (PQ, 17,9 %), Vincent Michaux-St-Louis (QS, 16,37 %), Daniel Desnoyers (PCQ, 8,33 %) et Lina Yunes (PLQ, 7,85 %). La participation est de 73,73 %, sur 52 394 électeurs inscrits.
Élection générale du 1er octobre 2018
Jean-François Roberge (CAQ) obtient 18 940 voix, soit 50,26 %. Suivent Christian Picard (PQ, 17,42 %), Francis Vigeant (QS, 16,39 %) et François Villeneuve (PLQ, 12,2 %). La participation est de 75,35 %, sur 50 699 électeurs inscrits.
Élection générale du 7 avril 2014
Jean-François Roberge (CAQ) l'emporte avec 12 130 voix (34,24 %). Il devance de 408 voix le député péquiste Bertrand St-Arnaud, qui obtient 11 722 voix (33,09 %). Magdala Ferdinand (PLQ) recueille 22,21 % des voix. La participation est de 76,62 %, sur 46 866 électeurs inscrits.
Tendances historiques
Circonscription mixte de la Rive-Sud, Chambly a été disputée entre plusieurs formations au cours des dernières décennies.
- 2007 : l'Action démocratique du Québec l'emporte avec 38,93 % des voix. Le Parti québécois obtient 28,84 % et le Parti libéral du Québec 24,1 %.
- 2008 : le Parti québécois reprend la circonscription avec 40,01 % des voix, contre 36,11 % pour le Parti libéral.
- 2014 à 2022 : la Coalition avenir Québec s'y implante. Jean-François Roberge est élu à trois reprises, avec une majorité absolue en 2018. Il a été ministre de l'Éducation dans le gouvernement de François Legault.
- 2026 : le Parti québécois reprend la circonscription. Le vote caquiste s'effondre, passant de 48,47 % en 2022 à 18,87 %.
Le nombre de votes valides a varié au gré des redécoupages. Les registres historiques font état de 1 206 votes valides en 1867, de 13 572 en 1944 et de 56 852 en 1962. Ce dernier sommet correspond à une époque où la circonscription couvrait une large part de la banlieue sud de Montréal.