Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec (carte électorale de 2017, code 676), la circonscription de Champlain comprend les municipalités suivantes :
- MRC des Chenaux : Batiscan, Champlain, Sainte-Anne-de-la-Pérade, Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Saint-Luc-de-Vincennes, Saint-Maurice, Saint-Narcisse, Saint-Prosper-de-Champlain et Saint-Stanislas ;
- MRC de Mékinac : Hérouxville, Lac-aux-Sables, Notre-Dame-de-Montauban, Saint-Adelphe, Saint-Séverin, Sainte-Thècle et la ville de Saint-Tite.
Elle comprend aussi la partie de la ville de Trois-Rivières située à l'est de la rivière Saint-Maurice, à l'exclusion de toutes les îles situées à son embouchure.
La circonscription s'étend sur 1 899,01 km². Elle occupe ainsi la rive nord du Saint-Laurent entre l'embouchure de la rivière Saint-Maurice et la limite de la Mauricie vers la Capitale-Nationale, et remonte vers l'intérieur des terres jusqu'aux municipalités de Mékinac.
Évolution de la carte
Les contours de Champlain ont peu changé depuis sa création. Lors de la refonte de 1972, une nouvelle circonscription est formée d'une partie de la précédente. Les révisions de 1980, 1985, 1988, 1992, 2001 et 2011 la reconduisent sans modification. La carte de 2017 l'agrandit : elle est alors formée de l'ancienne circonscription de Champlain (49 240 électeurs) et d'une partie de l'ancienne circonscription de Laviolette (9 482 électeurs).
La carte électorale provinciale a fait l'objet d'une nouvelle révision en 2026 ; la fiche officielle de la circonscription demeure la référence pour les limites en vigueur.
Origine du nom et histoire
La circonscription porte le nom de Samuel de Champlain (1570-1635), géographe et cartographe qui explore la vallée du Saint-Laurent en 1603 pour le roi de France avec le navigateur François Gravé Du Pont. Il fonde en 1608 une habitation et un poste de traite à la pointe de Québec, qui deviendra la ville de Québec. Gouverneur de la Nouvelle-France de 1612 à 1629, année où la colonie passe aux mains anglaises, il redevient gouverneur en 1633 après la restitution du territoire à la France.
En 1632, Champlain donne son nom à la rivière Champlain, affluent du Saint-Laurent qui coule entre Québec et Trois-Rivières. Le patronyme désigne ensuite la seigneurie concédée sur ces terres en 1664 à Étienne Pézard de la Tousche, premier seigneur de Champlain. Le nom passe ensuite à la circonscription électorale, créée en 1829 sous le régime du Bas-Canada, comme le confirme la Commission de toponymie du Québec.
Champlain figure ainsi parmi les plus anciennes circonscriptions du Québec. Elle est représentée sans interruption à l'Assemblée législative, puis à l'Assemblée nationale, depuis la Confédération de 1867, et des résultats électoraux y sont compilés pour chaque élection générale depuis ce premier scrutin provincial.
Démographie
Les données suivantes proviennent du recensement du Canada de 2021 (Statistique Canada), compilées par Élections Québec.
| Indicateur (2021) | Valeur |
|---|---|
| Population totale | 73 250 habitants |
| Superficie | 1 899,01 km² |
| Densité | 38,57 hab./km² |
| Électeurs inscrits (fiche officielle) | 60 692 |
| Hommes | 49,6 % |
| Femmes | 50,4 % |
| Âge moyen | 46,9 ans |
| Âge médian | 50,8 ans |
Structure par âge
La population de Champlain est relativement âgée : l'âge médian atteint 50,8 ans. Les 0 à 9 ans représentent 9,3 % de la population, les 10 à 19 ans 9,6 % et les 20 à 29 ans 9,0 %, tandis que les personnes de 80 ans et plus en constituent 6,4 %.
Langue et diversité
Le français est la langue parlée à la maison par 98,4 % de la population, contre 1,1 % pour l'anglais. Les personnes s'identifiant comme Autochtones représentent 1,87 % de la population et les minorités visibles 2,6 %.
Scolarité et revenus
En 2021, 18,7 % de la population ne détient aucun certificat, diplôme ou grade, et 23,3 % a pour plus haut niveau un diplôme d'études secondaires. Le revenu médian des ménages s'établit à 60 800 $ en 2020 et le revenu moyen à 75 300 $.
Élection générale de 2026
Le scrutin du 5 octobre 2026 a donné lieu à une course serrée. Selon les résultats compilés au soir du vote, Adriana Szalontai, du Parti conservateur du Québec, a devancé René Branchaud, du Parti québécois, par 191 voix.
| Candidature | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Adriana Szalontai | Parti conservateur du Québec | 12 690 | 29,29 |
| René Branchaud | Parti québécois | 12 499 | 28,85 |
| Marie-Eve Myrand | Coalition avenir Québec | 7 385 | 17,04 |
| Annie Pronovost | Parti libéral du Québec | 6 514 | 15,03 |
| Katherine Heckersbruch | Québec solidaire | 2 878 | 6,64 |
| Martine Ouellet | Climat Québec | 988 | 2,28 |
| Lionel Bonhomet | PN | 222 | 0,51 |
| Christine Dion | DD | 154 | 0,36 |
Le scrutin a enregistré 43 330 votes valides et 671 bulletins rejetés, pour 60 815 électeurs inscrits et un taux de participation de 72,35 %.
Dépouillement judiciaire
À la demande du Parti québécois, la Cour du Québec a ordonné le 20 octobre 2026 un dépouillement judiciaire de tous les bulletins exprimés le jour du scrutin. Le recomptage a commencé le jeudi 22 octobre au palais de justice de Trois-Rivières, d'abord par les urnes dans lesquelles les partis avaient relevé des anomalies. Au terme de la journée, l'écart entre Adriana Szalontai et René Branchaud s'établissait à 186 voix, et le Parti québécois a concédé la victoire. Élections Québec a publié le résultat du dépouillement judiciaire.
Cette élection met fin à huit années de représentation caquiste dans la circonscription ; la candidate de la Coalition avenir Québec s'est classée au troisième rang.
Élections de 2014 à 2022
Élection générale du 3 octobre 2022
Sonia LeBel (Coalition avenir Québec) est réélue avec 23 513 voix (55,89 %), devant Steve Massicotte (Parti conservateur du Québec, 7 383 voix, 17,55 %), Alexandre Litalien (Parti québécois, 5 065 voix, 12,04 %), Marjolaine Trottier (Québec solidaire, 3 775 voix, 8,97 %) et Jérémy Leblanc (Parti libéral du Québec, 2 138 voix, 5,08 %). On compte 42 068 votes valides pour 60 032 électeurs inscrits ; la participation atteint 70,98 %.
Élection générale du 1er octobre 2018
Première élection tenue selon la carte de 2017, elle voit la victoire de Sonia LeBel (Coalition avenir Québec), ancienne procureure en chef de la Commission Charbonneau, avec 21 154 voix (51,86 %). Le député sortant Pierre Michel Auger (Parti libéral du Québec) obtient 7 610 voix (18,66 %), devant Steven Roy Cullen (Québec solidaire, 5 285 voix, 12,96 %) et Gaëtan Leclerc (Parti québécois, 4 928 voix, 12,08 %). La participation s'élève à 70,48 % (40 789 votes valides, 58 905 électeurs inscrits). Sonia LeBel siège ensuite au Conseil des ministres, notamment comme ministre de la Justice puis présidente du Conseil du trésor.
Élection générale du 7 avril 2014
Le scrutin donne lieu à une lutte à trois. Pierre Michel Auger (Parti libéral du Québec) l'emporte avec 11 615 voix (33,44 %), devant Andrew D'Amours (Coalition avenir Québec, 10 569 voix, 30,43 %) et Noëlla Champagne (Parti québécois, 10 481 voix, 30,17 %). Lucie Favreau (Québec solidaire) recueille 1 848 voix (5,32 %). La participation est de 72,23 % (34 735 votes valides, 48 978 électeurs inscrits).
| Année | Parti gagnant | % du gagnant | Participation |
|---|---|---|---|
| 2026 | Parti conservateur du Québec | 29,29 | 72,35 % |
| 2022 | Coalition avenir Québec | 55,89 | 70,98 % |
| 2018 | Coalition avenir Québec | 51,86 | 70,48 % |
| 2014 | Parti libéral du Québec | 33,44 | 72,23 % |
Historique électoral antérieur
Avant 2014, la circonscription alterne entre le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et, plus ponctuellement, l'Action démocratique du Québec. Les résultats par parti compilés par l'Atlas des élections au Québec s'établissent comme suit pour les scrutins récents :
| Année | Parti gagnant | % du gagnant | Deuxième rang | Votes valides |
|---|---|---|---|---|
| 2012 | Parti québécois | 54,78 | Parti libéral (32,92 %) | 24 869 |
| 2008 | Parti québécois | 40,98 | Parti libéral (34,24 %) | 30 057 |
| 2007 | Action démocratique du Québec | 44,81 | Parti québécois (30,69 %) | 35 417 |
| 2003 | Parti québécois | 38,50 | Parti libéral (36,05 %) | 26 162 |
L'évolution du nombre de votes valides témoigne de la croissance de l'électorat et des modifications de la carte : de 1 824 votes valides en 1867, le total passe à 7 479 en 1912, à 16 733 en 1948, à 24 964 en 1966, puis à 33 204 en 1981 et à 36 489 en 1998.
| Année | Votes valides |
|---|---|
| 1998 | 36 489 |
| 1994 | 35 328 |
| 1989 | 31 406 |
| 1985 | 32 145 |
| 1981 | 33 204 |
| 1976 | 28 482 |
| 1973 | 22 191 |
| 1970 | 21 537 |
| 1966 | 24 964 |
| 1960 | 22 997 |
| 1952 | 19 408 |
| 1944 | 12 770 |
| 1912 | 7 479 |
| 1867 | 1 824 |