Territoire et limites
Selon la description officielle d'Élections Québec associée à la carte électorale de 2017, la circonscription d'Anjou–Louis-Riel comprend la partie de la Ville de Montréal qui correspond à l'arrondissement d'Anjou.
Elle englobe également la partie de la Ville de Montréal située dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et délimitée par l'autoroute Transcanadienne (autoroute 25), la rue Sherbrooke Est et la limite de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Ce territoire chevauche le secteur Louis-Riel, auquel renvoie la seconde composante du nom de la circonscription.
La circonscription ne recoupe qu'une seule municipalité, la Ville de Montréal (code géographique 66023), dans la municipalité régionale de comté de Montréal et la région administrative de Montréal. Les limites municipales de référence de la fiche officielle sont celles en vigueur au 31 janvier 2017. Le code attribué par le Directeur général des élections du Québec est le 366.
Origine du nom
La circonscription électorale d'Anjou a été créée en 1972. La composante toponymique « Louis-Riel » a été ajoutée au nom en 2011, afin de mieux représenter la population du territoire, qui chevauche le secteur Louis-Riel de l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.
Le toponyme Anjou renvoie à l'arrondissement de l'ancienne ville d'Anjou, fusionnée à la Ville de Montréal en 2002. Anciennement nommée Saint-Léonard-de-Port-Maurice, la municipalité est rebaptisée ville d'Anjou en 1956. Le nom évoque une ancienne province française dont Angers était la capitale, et de laquelle provenaient nombre des premiers habitants de la Nouvelle-France. Il est également possible que le nom Anjou ait été donné à la municipalité en l'honneur de François de France, duc d'Anjou et fils cadet d'Henri II et de Catherine de Médicis.
Chef de la nation métisse et homme politique, Louis Riel (1844-1885) est considéré comme le fondateur du Manitoba. Il a mené la rébellion du Nord-Ouest de 1885, ce pour quoi il fut condamné à mort pour trahison et pendu à Regina la même année. Sa défense des droits des Métis a soulevé les passions dans les débats politiques au Canada, et particulièrement au Québec.
Démographie
Les données démographiques publiées par Élections Québec pour Anjou–Louis-Riel reposent sur le recensement du Canada de 2021 et ont été compilées par Élections Québec.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Population (recensement de 2021) | 63 611 habitants |
| Électeurs inscrits | 41 335 |
| Superficie | 17,51 km² |
| Densité | 3 632,84 habitants par km² |
En 2021, la densité de la circonscription s'établit à 3 632,84 habitants par kilomètre carré.
Évolution des limites
L'historique des délimitations établi par la Commission de la représentation électorale du Québec retrace les transformations successives du territoire.
- 1972 : création de la circonscription d'Anjou, formée d'une partie des circonscriptions antérieures de Bourassa, de Bourget et de Lafontaine.
- 1980 : nouvelle circonscription d'Anjou formée d'une partie de la circonscription précédente d'Anjou (36 515 électeurs) et d'une partie de Lafontaine (4 309 électeurs).
- 1985 : délimitation identique à la précédente.
- 1988 : nouvelle circonscription d'Anjou formée d'une partie de la circonscription précédente d'Anjou (32 246 électeurs).
- 1992 : délimitation identique à la précédente.
- 2001 : nouvelle circonscription d'Anjou formée d'une partie de la circonscription précédente d'Anjou (28 334 électeurs), d'une partie de Bourget (7 663 électeurs), d'une partie de LaFontaine (aucun électeur) et d'une partie de Viger (8 054 électeurs).
- 2011 : la nouvelle circonscription d'Anjou–Louis-Riel est identique à la circonscription précédente d'Anjou ; seul le nom change.
- 2017 : délimitation identique à la précédente.
Lors des travaux de révision de la carte électorale menés dans les années 2020, le maintien de circonscriptions montréalaises, dont Anjou–Louis-Riel, a fait l'objet de représentations publiques et de documents parlementaires.
Résultats électoraux
Élection générale de 2012
Lors du scrutin général de 2012, 25 917 votes valides ont été exprimés dans la circonscription. Le Parti libéral du Québec y a remporté le siège.
| Parti | Votes | Part des voix |
|---|---|---|
| Parti libéral du Québec | 12 953 | 49,98 % |
| Parti québécois | 9 998 | 38,58 % |
| Québec solidaire | 2 347 | 9,06 % |
| Option nationale | 407 | 1,57 % |
| Coalition pour la constituante | 113 | 0,44 % |
| Parti marxiste-léniniste du Québec | 99 | 0,38 % |
Les résultats antérieurs à 2014 proviennent de l'Atlas des élections au Québec ; ceux des scrutins subséquents sont diffusés par Élections Québec.
Représentation à l'Assemblée nationale
La circonscription d'Anjou–Louis-Riel élit un député à l'Assemblée nationale du Québec selon le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour, comme les 124 autres circonscriptions provinciales.
Karine Boivin Roy, de la Coalition avenir Québec, y exerce la fonction de députée. Élue en 2022, elle siège au sein du groupe parlementaire formant le gouvernement.
Selon l'état des lieux de la plateforme mis à jour en septembre 2026, la composition de l'Assemblée nationale s'établissait comme suit : Coalition avenir Québec, 79 sièges ; Parti libéral du Québec, 18 ; Québec solidaire, 11 ; députés indépendants, 9 ; Parti québécois, 7 ; Parti conservateur du Québec, 1.