Limites
Selon la description officielle de la carte électorale de 2017, la circonscription de Johnson comprend les municipalités suivantes :
- Acton Vale (V), Béthanie (M), Durham-Sud (M), L'Avenir (M), Lefebvre (M) ;
- Roxton (CT), Roxton Falls (VL), Roxton Pond (M), Sainte-Cécile-de-Milton (M), Sainte-Christine (P) ;
- Saint-Edmond-de-Grantham (P), Saint-Eugène (M), Saint-Germain-de-Grantham (M), Sainte-Hélène-de-Bagot (M) ;
- Saint-Joachim-de-Shefford (M), Saint-Majorique-de-Grantham (P), Saint-Nazaire-d'Acton (P), Saint-Théodore-d'Acton (M) ;
- Saint-Valérien-de-Milton (M), Upton (M) et Wickham (M).
Elle comprend aussi la partie de la ville de Drummondville située au sud-ouest des boulevards Saint-Joseph et Saint-Joseph Ouest. Le reste de Drummondville relève de la circonscription voisine de Drummond–Bois-Francs.
Répartition par MRC
| MRC | Région administrative | Municipalités comprises |
|---|---|---|
| Acton | Montérégie | Acton Vale, Béthanie, Roxton, Roxton Falls, Sainte-Christine, Saint-Nazaire-d'Acton, Saint-Théodore-d'Acton, Upton |
| Drummond | Centre-du-Québec | Drummondville (en partie), Durham-Sud, L'Avenir, Lefebvre, Saint-Edmond-de-Grantham, Saint-Eugène, Saint-Germain-de-Grantham, Saint-Majorique-de-Grantham, Wickham |
| La Haute-Yamaska | Estrie | Roxton Pond, Sainte-Cécile-de-Milton, Saint-Joachim-de-Shefford |
| Les Maskoutains | Montérégie | Sainte-Hélène-de-Bagot, Saint-Valérien-de-Milton |
La circonscription englobe ainsi la totalité de la MRC d'Acton et une grande partie de la MRC de Drummond. La description reproduite ici correspond à la carte électorale de 2017, identique à celle de 2011.
Origine du nom
La circonscription électorale de Johnson a été introduite en 1972. Sa dénomination rappelle la mémoire de Daniel Johnson (1915-1968), avocat et homme politique.
Daniel Johnson a été député de Bagot de 1946 à 1968, circonscription dont une partie du territoire a d'ailleurs servi à former Johnson. Il a été ministre des Ressources hydrauliques de 1958 à 1960, puis premier ministre du Québec de 1966 à 1968, à la tête de l'Union nationale. Au cours de son mandat, il a poursuivi les grandes réformes entreprises par le gouvernement de Jean Lesage ; on lui doit notamment la création de l'Université du Québec, des cégeps et de Radio-Québec.
Il est mort en fonction en 1968 au barrage Manic-Cinq, sur la Côte-Nord, ouvrage qui a par la suite été renommé officiellement barrage Daniel-Johnson. La Commission de toponymie du Québec consigne l'origine du nom de la circonscription dans sa banque de noms de lieux.
Évolution des limites
Le territoire de Johnson a été remanié à plusieurs reprises lors des révisions de la carte électorale québécoise.
| Année | Modification |
|---|---|
| 1972 | Création à partir de parties des circonscriptions de Bagot, de Drummond, de Richmond et de Shefford |
| 1980 | Limites identiques aux précédentes |
| 1985 | Limites identiques aux précédentes |
| 1988 | Formée d'une partie de l'ancienne circonscription de Johnson (32 805 électeurs) |
| 1992 | Formée d'une partie de l'ancienne circonscription de Johnson (32 806 électeurs) |
| 2001 | Formée de parties des circonscriptions de Johnson (36 306 électeurs), de Shefford (4 698), de Saint-François (255), d'Orford (67) et de Sherbrooke (43) |
| 2011 | Formée de parties des circonscriptions de Johnson (23 431 électeurs) et de Drummond (29 559 électeurs) |
| 2017 | Limites identiques aux précédentes |
La révision de 2011 a profondément modifié la circonscription : plus de la moitié de ses électeurs provenaient alors de l'ancienne circonscription de Drummond, ce qui a déplacé son centre de gravité vers Drummondville. Cette révision explique en bonne partie la hausse du nombre de votes valides observée à partir de l'élection de 2014.
La carte électorale a fait l'objet d'une nouvelle révision par la Commission de la représentation électorale en vue de l'élection générale de 2026 ; la description présentée dans cet article correspond à la carte de 2017.
Résultats électoraux
Élection générale du 3 octobre 2022
André Lamontagne (Coalition avenir Québec) est réélu avec 52,5 % des voix, soit une avance de 15 621 votes sur sa plus proche adversaire. La participation atteint 67,64 % sur 62 928 électeurs inscrits ; on compte 41 800 votes valides et 763 bulletins rejetés.
| Candidature | Parti | Votes | % |
|---|---|---|---|
| André Lamontagne | Coalition avenir Québec | 21 944 | 52,50 |
| Luce Daneau | Parti conservateur du Québec | 6 323 | 15,13 |
| Jérémie Poirier | Parti québécois | 6 024 | 14,41 |
| Nancy Mongeau | Québec solidaire | 5 769 | 13,80 |
| Mounirou Younoussa | Parti libéral du Québec | 1 469 | 3,51 |
| Cindy Courtemanche | Démocratie directe | 271 | 0,65 |
Élection générale du 1er octobre 2018
André Lamontagne est réélu avec 20 902 voix (52,96 %), devant Sarah Saint-Cyr Lanoie, de Québec solidaire (7 051 voix, 17,87 %), Jacques Tétreault, du Parti québécois (5 194 voix, 13,16 %), et François Vaes, du Parti libéral du Québec (4 362 voix, 11,05 %). Quatre autres candidatures recueillent chacune moins de 2 % des voix. La participation est de 67,47 % sur 59 862 électeurs inscrits (39 466 votes valides).
Élection générale du 7 avril 2014
Première élection tenue dans les limites issues de la révision de 2011 après celle de 2012, le scrutin de 2014 voit André Lamontagne (CAQ) l'emporter avec 13 621 voix (36,06 %) contre le député sortant péquiste Yves-François Blanchet (11 768 voix, 31,16 %), soit un écart de 1 853 votes. La libérale Brigitte Mercier obtient 8 946 voix (23,69 %) et François Desrochers, de Québec solidaire, 2 365 voix (6,26 %). La participation est de 67,44 % sur 57 123 électeurs inscrits (37 768 votes valides).
Scrutins de 1998 à 2012
| Élection | Parti vainqueur | % du vainqueur | Votes valides |
|---|---|---|---|
| 2012 | Parti québécois | — | 26 696 |
| 2008 | Parti québécois | 40,21 | 27 289 |
| 2007 | Action démocratique du Québec | 36,02 | 31 957 |
| 2003 | Parti québécois | 41,09 | 29 768 |
| 1998 | Parti québécois | 48,33 | 29 569 |
En 2007, l'Action démocratique du Québec devance le Parti québécois de 180 voix (36,02 % contre 35,46 %), seule interruption de la série péquiste entre 1998 et 2012.
Scrutins de 1973 à 1994
| Élection | Votes valides |
|---|---|
| 1994 | 26 610 |
| 1989 | 25 462 |
| 1985 | 26 354 |
| 1981 | 27 415 |
| 1976 | 22 911 |
| 1973 | 15 270 |
Démographie
Le portrait sociodémographique de la circonscription, compilé par Élections Québec à partir du recensement de 2021 de Statistique Canada, dresse le profil suivant.
Population et âge
La circonscription compte 80 580 habitants en 2021. Les hommes représentent 51,1 % de la population et les femmes 48,9 %. L'âge moyen s'établit à 41,7 ans et l'âge médian à 42 ans.
| Groupe d'âge | Part de la population |
|---|---|
| 0 à 9 ans | 11,7 % |
| 10 à 19 ans | 11,6 % |
| 20 à 29 ans | 10,8 % |
| 70 à 79 ans | 9,4 % |
| 80 ans et plus | 3,3 % |
Langue et diversité
La population est très majoritairement francophone : 97,6 % des résidents parlent le plus souvent le français à la maison, contre 1,5 % pour l'anglais. Les personnes s'identifiant comme membres d'une minorité visible forment 3,6 % de la population, et celles déclarant une identité autochtone, 1,74 %.
Scolarité et revenus
En 2021, 24,6 % de la population de 15 ans et plus ne détient aucun certificat, diplôme ou grade, et 23,7 % détient un diplôme d'études secondaires comme plus haut niveau de scolarité.
Le revenu médian des ménages s'élevait à 66 500 $ en 2020, et leur revenu moyen à 78 700 $.
Ce profil reflète la composition de la circonscription, qui associe des quartiers de Drummondville, une petite ville industrielle (Acton Vale) et un ensemble de municipalités rurales à vocation agricole.
Profil politique
Depuis sa création en 1972, Johnson a connu plusieurs réalignements. De 1998 à 2012, le Parti québécois y remporte toutes les élections sauf celle de 2007, gagnée de justesse par l'Action démocratique du Québec dans le contexte de la percée adéquiste dans les régions du centre du Québec.
Après la révision de 2011, qui y intègre une large partie de l'ancienne circonscription de Drummond, le Parti québécois conserve la circonscription en 2012 avec Yves-François Blanchet. En 2014, la Coalition avenir Québec la remporte avec André Lamontagne, homme d'affaires de Drummondville, alors que le Parti libéral forme le gouvernement.
La victoire caquiste se consolide ensuite : André Lamontagne dépasse 52 % des voix en 2018 et en 2022, avec des avances supérieures à 13 000 votes. En 2022, le Parti conservateur du Québec se hisse au deuxième rang avec 15,13 % des voix, devant le Parti québécois et Québec solidaire, tandis que le Parti libéral du Québec, qui avait obtenu près de 24 % en 2014, tombe à 3,51 %.
La participation électorale se maintient de façon stable autour de 67,5 % lors des trois scrutins de 2014, de 2018 et de 2022, alors que le nombre d'électeurs inscrits passe de 57 123 à 62 928 durant la même période.