Toponymie et histoire
Le nom de la ville renvoie à l'île Perrot, elle-même nommée d'après François-Marie Perrot, gouverneur de Montréal, qui obtint la concession de l'île en seigneurie en 1672. Le vocable « Notre-Dame » rattache la municipalité à la tradition religieuse catholique. Le gentilé officiel est Perrotdamois au masculin et Perrotdamoise au féminin.
L'île Perrot est occupée par des colons dès le Régime français. Le secteur de la pointe du Moulin, à l'extrémité est de l'île, témoigne de cette occupation ancienne grâce à son moulin à vent du début du XVIIIe siècle.
Évolution municipale
L'organisation municipale actuelle découle de plusieurs étapes :
- 1949 : constitution d'une municipalité de paroisse ;
- 1984 : regroupement avec Pointe-du-Moulin, qui agrandit le territoire ; le Répertoire des municipalités retient le 14 avril 1984 comme date de constitution de l'entité actuelle ;
- 1998 : changement de statut en municipalité ;
- 6 novembre 2004 : obtention du statut de ville.
Cette évolution correspond au passage d'un milieu rural et villégiateur à une banlieue résidentielle de la région métropolitaine de Montréal.
Géographie
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot est située dans la région administrative de la Montérégie (16) et dans la MRC de Vaudreuil-Soulanges (710). Son code géographique municipal est 71065. Sa superficie est de 65,42 km².
La ville couvre la majeure partie de l'île Perrot, île de l'archipel d'Hochelaga située entre le lac Saint-Louis et le lac des Deux Montagnes, à l'endroit où les eaux de la rivière des Outaouais rejoignent celles du fleuve Saint-Laurent. L'île est partagée entre quatre municipalités :
- Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, qui en occupe la plus grande portion, au sud et à l'est ;
- L'Île-Perrot ;
- Pincourt ;
- Terrasse-Vaudreuil.
La ville se trouve à l'ouest de l'île de Montréal, dont elle est séparée par le lac Saint-Louis et le chenal qui la sépare de Sainte-Anne-de-Bellevue. Elle fait partie du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, qui publie un portrait statistique de la municipalité.
Le territoire comprend des secteurs résidentiels, des rives aménagées le long des plans d'eau et des espaces boisés et agricoles résiduels, notamment vers la pointe du Moulin.
Administration municipale
La ville est administrée par un conseil municipal formé d'un maire ou d'une mairesse et de six conseillers. La direction générale est assurée par Catherine Fortier-Pesant. L'hôtel de ville est situé au 21, rue de l'Église. Les prochaines élections générales municipales sont prévues le 4 novembre 2029.
Élection de 2025
Danie Deschênes est réélue mairesse avec 2 237 voix (environ 57,4 % des suffrages), devant Patrick Lalonde (1 493 voix). Le conseil compte Natalia Pereira, Bruno Roy, Daniel Lauzon, Stéphan Denis, Normand Pigeon et Jean Fournel.
Élection de 2021
Danie Deschênes est réélue par acclamation. Un seul poste de conseiller fait l'objet d'un scrutin : Natalia Pereira l'emporte avec 218 voix contre 42 pour Harold Gauvin.
Élection de 2017
Danie Deschênes, jusque-là conseillère, est élue mairesse par acclamation. Normand Pigeon (559 voix), Jean Fournel (341) et Bruno Roy (277) remportent des postes de conseiller.
Élection de 2013
Marie-Claude Nichols est réélue mairesse par acclamation. Elle quitte ensuite la vie municipale pour être élue députée de Vaudreuil en 2014.
Élection de 2009
Marie-Claude Beaulieu-Nichols est élue mairesse avec 1 938 voix (environ 52,1 %), devant Richard Mainville (935) et le maire sortant Serge Roy (848).
Élection de 2005
Serge Roy est élu maire avec 1 717 voix (environ 58,7 %), devant Jacques Sirois (1 208).
Représentation provinciale
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot fait partie de la circonscription provinciale de Vaudreuil.
Élection générale du 5 octobre 2026
James Hughes, du Parti libéral du Québec, est élu avec 18 783 voix (46,75 %), devant Meili Faille (Parti québécois, 19,86 %), Patrick Caron (Parti conservateur du Québec, 14,22 %) et Chantal Darcy (Coalition avenir Québec, 10,61 %). La participation atteint 65,05 % sur 62 539 électeurs inscrits.
Élections de 2014 à 2022
| Élection | Élue | Parti | Part des voix | Participation |
|---|---|---|---|---|
| 3 octobre 2022 | Marie-Claude Nichols | PLQ | 34,22 % | 65,19 % |
| 1er octobre 2018 | Marie-Claude Nichols | PLQ | 39,92 % | 65,7 % |
| 7 avril 2014 | Marie-Claude Nichols | PLQ | 61,19 % | 77,99 % |
En 2022, l'écart avec la deuxième candidate, Eve Bélec, est de 576 voix (13 608 contre 13 032). L'ancienne mairesse de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot a ainsi représenté la circonscription pendant trois législatures consécutives.
Démographie
Selon le Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, la population de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot s'établit à 11 727 habitants en 2026.
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 11 727 |
| 2025 | 11 781 |
| 2024 | 11 699 |
| 2023 | 11 693 |
| 2017 | 10 909 |
Au recensement de 2021 de Statistique Canada, la ville comptait 11 427 habitants. La population a augmenté d'environ 7,5 % entre 2017 et 2026, puis s'est stabilisée autour de 11 700 habitants depuis 2023. Cette croissance s'inscrit dans le développement résidentiel de la couronne ouest de la région métropolitaine de Montréal.
La Communauté métropolitaine de Montréal et Statistique Canada publient des profils détaillés sur la composition des ménages, les langues parlées et le profil socioéconomique de la population.
Économie et fiscalité
Richesse foncière
La richesse foncière uniformisée (RFU), qui mesure la valeur du rôle d'évaluation ramenée à la valeur marchande, a plus que doublé entre 2017 et 2026.
| Année | Richesse foncière uniformisée |
|---|---|
| 2026 | 3 298 851 913 $ |
| 2025 | 3 144 662 993 $ |
| 2024 | 3 249 059 520 $ |
| 2023 | 2 709 061 452 $ |
| 2017 | 1 414 642 355 $ |
Entreprises
En octobre 2026, le Registraire des entreprises recense 2 089 entreprises rattachées à Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, dont 1 028 actives et 1 061 radiées ou inactives. Parmi les entités actives, les sociétés par actions dominent largement (919), suivies des syndicats de copropriété (41), des associations personnalisées (36) et des sociétés en nom collectif (27).
Les secteurs déclarés les plus fréquents relèvent de la gestion, de l'administration, des sociétés de portefeuille, du transport, de l'immobilier et de la consultation informatique. Ce profil, dominé par de petites entreprises de services et des sociétés de gestion, est caractéristique d'une ville à vocation principalement résidentielle dont une large part de la population active travaille ailleurs dans la région métropolitaine.
Patrimoine
Le principal ensemble patrimonial de la ville est le parc historique de la Pointe-du-Moulin, situé à l'extrémité est de l'île Perrot, face au lac Saint-Louis. Il conserve un moulin à vent en pierre et la maison du meunier, construits au début du XVIIIe siècle sous le Régime français. Le site illustre l'organisation seigneuriale de l'île et l'importance de la meunerie dans l'économie rurale de la Nouvelle-France.
Le noyau ancien de la ville, autour de la rue de l'Église où se trouve l'hôtel de ville, comprend l'église de Sainte-Jeanne-de-Chantal, édifice religieux de la fin du XVIIIe siècle associé à la paroisse historique de l'île.
Ces éléments témoignent du passé seigneurial de l'île Perrot, concédée à François-Marie Perrot en 1672, et de la continuité d'occupation du territoire depuis le Régime français.