Géographie
Pincourt est située dans la région administrative de la Montérégie (16) et fait partie de la MRC de Vaudreuil-Soulanges (710). Elle est également intégrée au territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal, ce qui l'inscrit dans la couronne ouest de l'agglomération montréalaise.
Le territoire municipal occupe la partie ouest de l'île Perrot, l'une des îles de l'archipel situé à la confluence de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent. La ville borde la rivière des Outaouais et partage l'île Perrot avec d'autres municipalités. Sa superficie est d'environ 7,11 km², ce qui en fait une municipalité de petite taille en regard de sa population, avec une densité d'occupation élevée caractéristique des banlieues résidentielles de la région métropolitaine.
Selon la présentation municipale, des milieux naturels protégés se trouvent sur le territoire de la ville. Le tissu urbain est majoritairement résidentiel, ponctué de concentrations commerciales le long des principaux axes routiers, notamment le boulevard Cardinal-Léger et le boulevard du Traversier.
La ville porte le code géographique municipal 71070 dans le Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. L'hôtel de ville est situé au 919, chemin Duhamel.
Toponymie et histoire
Origine du nom
Selon la Commission de toponymie du Québec, le nom de Pincourt renvoie à une forêt de pins de petite taille autrefois présente dans le secteur, que l'on désignait sous l'appellation « les Pins Courts ». La contraction de cette expression a donné le toponyme actuel.
Repères chronologiques
- 1932 : un bureau de poste portant le nom de Pincourt est attesté dans le secteur.
- 1950 : la municipalité de village de Pincourt est instituée.
- 1959 : Pincourt obtient le statut de ville.
L'évolution de Pincourt s'inscrit dans le mouvement de développement résidentiel qu'a connu l'île Perrot et, plus largement, la région de Vaudreuil-Soulanges au cours de la seconde moitié du XXe siècle, à mesure que s'étendait la banlieue ouest de Montréal. Le passage du statut de village à celui de ville, moins d'une décennie après la constitution municipale, témoigne de cette croissance.
Les noms de ses principales artères commerciales rappellent par ailleurs des figures et des éléments de l'histoire régionale, le boulevard Cardinal-Léger évoquant le cardinal Paul-Émile Léger et le boulevard du Traversier rappelant la desserte par traversier qui reliait jadis l'île à la terre ferme.
Démographie
Population selon le décret annuel (MAMH)
Les chiffres ci-dessous proviennent du Répertoire des municipalités et des décrets de population du gouvernement du Québec. Le décret de 2026 correspond à une estimation au 1er juillet 2025.
| Année du décret | Population |
|---|---|
| 2026 | 15 233 |
| 2025 | 15 273 |
| 2024 | 15 095 |
| 2023 | 15 338 |
| 2017 | 15 265 |
La population de Pincourt se maintient ainsi autour de 15 000 habitants depuis la fin des années 2010, avec de légères variations d'une année à l'autre.
Recensement de 2021
Lors du recensement de 2021, Statistique Canada a dénombré 14 751 habitants à Pincourt, soit une hausse de 1,3 % par rapport au recensement de 2016. Ce dénombrement relève d'une méthodologie distincte de celle des décrets de population et ne doit pas être confondu avec ceux-ci.
Langues
Pincourt possède un statut bilingue reconnu en vertu de la Charte de la langue française. Au recensement de 2021, la répartition selon la première langue officielle parlée s'établissait comme suit :
| Première langue officielle parlée | Personnes |
|---|---|
| Français | 6 870 |
| Anglais | 6 740 |
| Français et anglais | 995 |
| Ni l'une ni l'autre | 105 |
Cette répartition presque égale entre francophones et anglophones distingue Pincourt de la majorité des municipalités québécoises et reflète la composition linguistique de l'ouest de l'île de Montréal et de ses environs.
Le gentilé officiel est Pincourtois, Pincourtoise.
Administration municipale
Pincourt est administrée par un conseil municipal composé d'un maire et de six conseillers. Depuis l'élection générale municipale de 2025, le conseil est formé du maire Claude Comeau et des conseillers Mario Demers, Denise Bergeron, Melanie Rose, Diane Boyer, Carmen Pilote et René Lecavalier.
La direction générale est assurée par Etienne Bergevin Byette. L'appareil administratif comprend notamment une trésorerie, un greffe, un service de sécurité incendie, un service des travaux publics et un service des communications.
Élections municipales
2025 : Claude Comeau est réélu à la mairie avec 2 667 voix, soit environ 81,6 % des suffrages exprimés pour ce poste, devant Renée Daoust (600 voix).
2021 : Claude Comeau est élu maire avec 1 641 voix (environ 53,3 %), défaisant le maire sortant Yvan Cardinal (1 439 voix).
2017 : Yvan Cardinal est réélu maire sans opposition, par acclamation.
2013 : Yvan Cardinal est réélu avec 2 387 voix (environ 63,3 %), devant Stéphane Boyer (1 382 voix).
2009 : Yvan Cardinal est élu maire avec 1 760 voix (environ 54,7 %), défaisant le maire sortant Michel Kandyba (1 212 voix) et Patrick Doyle (248 voix).
2005 : Michel Kandyba est élu maire par acclamation, de même que l'ensemble des membres du conseil.
Liste des maires depuis 2005
| Période | Maire |
|---|---|
| Depuis 2021 | Claude Comeau |
| 2009 à 2021 | Yvan Cardinal |
| 2005 à 2009 | Michel Kandyba |
Avant d'accéder à la mairie, Claude Comeau a siégé au conseil municipal à titre de conseiller, élu par acclamation en 2005.
Représentation politique
Sur le plan provincial, Pincourt fait partie de la circonscription électorale de Vaudreuil, qui regroupe plusieurs municipalités de la MRC de Vaudreuil-Soulanges.
Élection générale du 5 octobre 2026
James Hughes, candidat du Parti libéral du Québec, est élu député de Vaudreuil avec 18 783 voix (46,75 %). Il devance Meili Faille du Parti québécois (7 980 voix, 19,86 %), Patrick Caron du Parti conservateur du Québec (5 715 voix, 14,22 %) et Chantal Darcy de la Coalition avenir Québec (4 263 voix, 10,61 %). On compte 40 177 votes valides pour 62 539 électeurs inscrits, soit une participation de 65,05 %.
Élection générale du 3 octobre 2022
Marie-Claude Nichols (Parti libéral du Québec) est réélue avec 13 608 voix (34,22 %), devant Eve Bélec (13 032 voix, 32,77 %). La participation s'établit à 65,19 %.
Élection générale du 1er octobre 2018
Marie-Claude Nichols (Parti libéral du Québec) est réélue avec 15 143 voix (39,92 %), devant Claude Bourbonnais (12 378 voix, 32,63 %). La participation atteint 65,7 %.
Élection générale du 7 avril 2014
Marie-Claude Nichols (Parti libéral du Québec) est élue avec 27 750 voix (61,19 %). Le taux de participation est alors de 77,99 %.
La circonscription de Vaudreuil a ainsi élu des candidats libéraux à chacune des élections générales tenues depuis 2014.
Économie et finances municipales
Vocation économique
Pincourt est une municipalité à forte vocation résidentielle. L'activité commerciale se concentre principalement le long du boulevard Cardinal-Léger et du boulevard du Traversier, qui regroupent les commerces et services de proximité desservant la population locale et celle de l'île Perrot.
En octobre 2026, le Registraire des entreprises du Québec recensait 926 entreprises actives immatriculées ayant leur adresse à Pincourt, ainsi que 1 159 entreprises radiées ou inactives. Parmi les entités actives, les compagnies constituent la forme juridique la plus répandue (753), suivies des syndicats de copropriété (80) et des travailleurs autonomes (65). Les activités déclarées les plus fréquentes relèvent de la gestion de copropriétés et des sociétés de portefeuille, ce qui reflète le caractère résidentiel du territoire.
Richesse foncière uniformisée
La richesse foncière uniformisée (RFU), établie par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, mesure la valeur foncière imposable de la municipalité ramenée à une base comparable.
| Année | RFU |
|---|---|
| 2026 | 3 343 902 781 $ |
| 2025 | 3 252 735 060 $ |
| 2024 | 3 448 171 507 $ |
| 2023 | 2 901 945 198 $ |
| 2017 | 1 629 096 120 $ |
Entre 2017 et 2026, la richesse foncière uniformisée de Pincourt a plus que doublé, une progression qui s'inscrit dans la hausse généralisée des valeurs immobilières observée dans la région métropolitaine de Montréal au cours de cette période.