Origines et formation
Bernard Drainville naît en 1963 à La Visitation-de-l'Île-Dupas, municipalité de la MRC de D'Autray, dans la région administrative de Lanaudière.
Il obtient un baccalauréat spécialisé en science politique, concentration communication, de l'Université d'Ottawa. Lauréat de la bourse du Commonwealth en 1988, il poursuit ses études au Royaume-Uni et obtient une maîtrise en relations internationales de la London School of Economics and Political Science.
Selon sa notice biographique de l'Assemblée nationale du Québec, il est marié et père de trois enfants.
Carrière journalistique
De 1989 à 2007, Bernard Drainville travaille comme journaliste de radio et de télévision à la Société Radio-Canada, notamment au Réseau de l'information (RDI). Il y occupe successivement les fonctions de correspondant parlementaire, de correspondant en Amérique latine et d'animateur.
Son travail est récompensé à deux reprises :
- en 1997, il reçoit le prix Judith-Jasmin pour la qualité de son enquête sur le financement politique illégal ;
- en 2002, il obtient le prix d'Amnistie internationale en journalisme pour ses reportages sur la guerre civile en Colombie.
Cette carrière d'une quinzaine d'années dans les médias publics précède son entrée en politique active en 2007.
Député du Parti québécois (2007-2016)
Bernard Drainville est élu député de la circonscription de Marie-Victorin, située à Longueuil, en Montérégie, sous la bannière du Parti québécois lors des élections générales de 2007. Il est réélu en 2008, en 2012 et en 2014.
Ministre du gouvernement Marois
À la suite de l'élection du gouvernement minoritaire de Pauline Marois en 2012, il devient ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne. À ce titre, il est le principal porteur du projet de Charte des valeurs québécoises, qui visait notamment à encadrer la neutralité religieuse de l'État et le port de signes religieux par le personnel de l'État. Le projet, vivement débattu dans la société québécoise, n'a pas été adopté, la législature ayant pris fin avec le déclenchement des élections de 2014, remportées par le Parti libéral du Québec.
Dans l'opposition
Après la défaite de 2014, il siège dans l'opposition officielle. Il se porte candidat à la direction du Parti québécois en 2015, avant de se retirer de la course au profit de Pierre Karl Péladeau. Il quitte la vie politique en 2016.
Retour aux médias (2016-2022)
Après son départ de l'Assemblée nationale, Bernard Drainville renoue avec les médias. De 2016 à 2022, il est animateur de radio et chroniqueur politique à l'émission matinale Puisqu'il faut se lever, animée par Paul Arcand sur les ondes du 98,5 FM, à Montréal. Durant la même période, il participe à l'émission d'analyse politique La Joute, diffusée sur les ondes de TVA.
Cette période de six ans lui permet de demeurer présent dans le débat public québécois à titre de commentateur, avant un retour en politique sous une nouvelle bannière.
Député de Lévis et ministre (depuis 2022)
En 2022, Bernard Drainville se présente pour la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Lévis, dans la région de la Chaudière-Appalaches, où il est élu lors des élections générales. Il siège ainsi au sein de la 43e législature.
Fonctions ministérielles
| Période | Fonction |
|---|---|
| Depuis le 21 avril 2026 | Ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie ; ministre responsable de la Stratégie maritime |
| 10 septembre 2025 – 26 janvier 2026 | Ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs |
| 20 octobre 2022 – 10 septembre 2025 | Ministre de l'Éducation |
Nommé ministre de l'Éducation dans le gouvernement de François Legault au lendemain de l'élection de 2022, il occupe ce poste pendant près de trois ans. Il est ensuite affecté à l'Environnement, de septembre 2025 à janvier 2026. Depuis le 21 avril 2026, il dirige le ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et est responsable de la Stratégie maritime.
Selon sa fiche de l'Assemblée nationale consultée en septembre 2026, il est député de Lévis ; son bureau de circonscription est situé rue Saint-Laurent, à Lévis.
Œuvre législative
À titre de ministre de l'Éducation, Bernard Drainville parraine plusieurs projets de loi au cours de la première session de la 43e législature, tous sanctionnés :
- Projet de loi 23 : Loi modifiant principalement la Loi sur l'instruction publique et édictant la Loi sur l'Institut national d'excellence en éducation. Cette loi revoit la gouvernance du réseau scolaire et crée un institut chargé de diffuser les meilleures pratiques en enseignement.
- Projet de loi 47 : Loi visant à renforcer la protection des élèves concernant notamment les actes de violence à caractère sexuel. Elle encadre notamment la vérification des antécédents et le suivi des comportements du personnel œuvrant auprès des élèves.
- Projet de loi 94 : Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l'éducation et modifiant diverses dispositions législatives.
Ce dernier texte s'inscrit dans la continuité des préoccupations qu'il avait portées une décennie plus tôt avec le projet de Charte des valeurs québécoises, cette fois dans le cadre de la Loi sur la laïcité de l'État adoptée en 2019.

