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Gouvernement

Coalition avenir Québec

La Coalition avenir Québec (CAQ) est un parti politique provincial québécois créé en novembre 2011 à l'initiative de François Legault, ancien ministre péquiste devenu son chef fondateur. En décembre 2011, la CAQ annonce une fusion avec l'Action démocratique du Québec (ADQ), et Élections Québec l'autorise officiellement comme parti politique en février 2012. La formation se définit comme « nationaliste moderne », autonomiste, et est généralement décrite par les analystes comme située au centre droit. Portée au pouvoir en 2018 sous la direction de François Legault, qui devient premier ministre, elle est réélue majoritairement le 3 octobre 2022 avec 90 sièges et 40,98 % des voix. Elle demeure la première formation à l'Assemblée nationale, avec 79 sièges sur 125 à la fin de la 43e législature (portrait du 6 septembre 2026). En septembre 2026, la CAQ mène campagne pour les élections générales québécoises sous la direction de Christine Fréchette, identifiée comme cheffe sur la fiche officielle du parti tenue par Élections Québec; le siège social est à Montréal. Côté financement, les contributions déclarées à Élections Québec s'établissent à 249 423 $ pour 1 736 contributions en 2026 (bilan partiel arrêté au 6 septembre), après 253 960 $ en 2025 et un sommet de 1 351 468 $ en 2022.

Repères chronologiques

Les chiffres sont présentés par période, du plus récent au plus ancien. Chaque nouveau millésime s'ajoute sans effacer l'historique.

Financement politique — Coalition Avenir Quebec

Source : Élections Québec

2026

Financement 2026

Contributions
249 423 $
Nombre
1 736
2025

Financement 2025

Contributions
253 960 $
Nombre
2 795
2024

Financement 2024

Contributions
48 800 $
Nombre
500
2023

Financement 2023

Contributions
832 209 $
Nombre
9 324
2022

Financement 2022

Contributions
1 351 468 $
Nombre
10 956
2021

Financement 2021

Contributions
778 860 $
Nombre
9 546
2020

Financement 2020

Contributions
682 133 $
Nombre
7 786
2019

Financement 2019

Contributions
771 239 $
Nombre
8 448

Situation en 2026 : campagne électorale et financement

En septembre 2026, la Coalition avenir Québec est engagée dans la campagne des élections générales québécoises, la cinquième de son histoire. La cheffe Christine Fréchette parcourt les régions du Québec. Le 4 septembre 2026, elle était en Outaouais : selon TVA Gatineau, qui couvrait sa tournée à l'Encan de Masson-Angers puis à l'école de L'Envolée dans Chapleau, elle s'est engagée en campagne à investir 650 millions de dollars dans les infrastructures sportives et scolaires si son parti était reporté au pouvoir. Il s'agit d'une promesse électorale rapportée par un média régional, et non d'un engagement budgétaire adopté par le gouvernement.

Le financement politique déclaré à Élections Québec pour l'année 2026 — millésime le plus récent — s'établit à 249 423 $ provenant de 1 736 contributions. Ce bilan est partiel : il est arrêté au 6 septembre 2026 et l'exercice n'était pas terminé. Le montant est du même ordre que celui de 2025 (253 960 $), mais repose sur un nombre de versements nettement inférieur (1 736 contre 2 795), ce qui traduit une contribution moyenne plus élevée.

AnnéeContributions ($)Nombre de contributions
2026 (partiel)249 4231 736
2025253 9602 795
202448 800500
2023832 2099 324
20221 351 46810 956
2021778 8609 546
2020682 1337 786
2019771 2398 448

Les chiffres publiés par Élections Québec dénombrent des versements et non des personnes distinctes : un même donateur peut y figurer plus d'une fois. Le sommet de la série coïncide avec l'année du scrutin général de 2022 (1 351 468 $ pour 10 956 contributions), les campagnes générant traditionnellement un afflux de dons; le creux se situe en 2024 (48 800 $ pour 500 contributions), en milieu de mandat.

Origines et fondation (2011-2012)

La Coalition avenir Québec naît à l'automne 2011, à l'issue d'une démarche lancée par François Legault, ancien ministre du Parti québécois et cofondateur d'Air Transat, avec l'homme d'affaires Charles Sirois. Le mouvement se présente d'abord comme une coalition visant à dépasser le clivage souverainiste-fédéraliste et à concentrer le débat public sur l'économie, la santé et l'éducation.

La mise en place du parti comporte trois moments distincts :

  • Novembre 2011 — création formelle de la Coalition avenir Québec.
  • Décembre 2011 — annonce d'une fusion avec l'Action démocratique du Québec (ADQ), formation fondée en 1994 et alors représentée à l'Assemblée nationale. La fusion est ensuite soumise aux membres et aux autorités électorales.
  • Février 2012 — autorisation officielle de la CAQ comme parti politique provincial par Élections Québec, ce qui lui donne accès au régime québécois de financement politique et l'assujettit aux obligations de divulgation des contributions.

Cette naissance rapide, portée par une figure connue et par l'absorption d'un parti existant, a fait de la CAQ une force parlementaire dès sa première campagne. La littérature universitaire — notamment des travaux publiés sur Érudit — a comparé sa trajectoire à celle de formations nationalistes antérieures comme l'Union nationale (fondée en 1935), en raison de son ancrage régional et de son positionnement nationaliste non souverainiste.

Direction du parti

François Legault est le chef fondateur de la Coalition avenir Québec. Il dirige la formation dès sa création en 2011, siège dans l'opposition après les scrutins de 2012 et de 2014, puis conduit le parti au pouvoir en 2018, année où il devient premier ministre du Québec. Il est reconduit à la tête d'un gouvernement majoritaire après l'élection du 3 octobre 2022.

En septembre 2026, la CAQ est dirigée par Christine Fréchette, présentée comme cheffe du parti sur la fiche officielle tenue par Élections Québec et à ce titre dans la couverture de la campagne électorale. C'est elle qui mène la formation devant l'électorat lors des élections générales de l'automne 2026.

Le siège social du parti est situé à Montréal.

Positionnement et convictions

Dans ses propres documents, la CAQ se présente comme un parti « nationaliste moderne » visant le développement de la nation québécoise à l'intérieur du Canada, en défendant l'autonomie du Québec, la langue française, les valeurs et la culture québécoises. Sa plateforme électorale de 2022 articulait ces thèmes autour de l'économie, de la santé, de l'éducation et de l'identité.

Les analyses externes — encyclopédies de référence et travaux universitaires — décrivent généralement la formation comme nationaliste, autonomiste et de centre droit, avec une insistance sur la gestion économique, la réduction du fardeau fiscal et l'affirmation identitaire.

L'autodéfinition du parti se distingue de ces caractérisations externes : les deux registres ne se recoupent pas toujours et ne constituent pas une classification officielle.

Parcours électoral et présence à l'Assemblée nationale

La CAQ a participé à quatre élections générales québécoises entre sa fondation et 2026, la campagne de l'automne 2026 constituant sa cinquième.

ScrutinChefSiègesVoixStatut
2012François Legault1927,05 %Deuxième groupe d'opposition
2014François Legault2223,05 %Opposition
2018François Legault7437,42 %Gouvernement majoritaire
3 octobre 2022François Legault9040,98 %Gouvernement majoritaire reconduit

L'élection de 2018 marque une rupture historique : pour la première fois depuis 1966, un parti autre que le Parti libéral du Québec ou le Parti québécois forme le gouvernement. Le scrutin de 2022 amplifie cette percée avec 90 des 125 sièges, la plus forte députation caquiste à ce jour.

Au 6 septembre 2026, la composition de l'Assemblée nationale place la CAQ à 79 sièges sur 125 :

FormationSièges
Coalition avenir Québec (CAQ)79
Parti libéral du Québec (PLQ)18
Québec solidaire (QS)11
Indépendants9
Parti québécois (PQ)7
Parti conservateur du Québec (PCQ)1

La représentation caquiste est ainsi passée de 90 élus au lendemain du scrutin de 2022 à 79 sièges en fin de 43e législature, l'écart s'expliquant par les départs, démissions et changements d'allégeance survenus durant le mandat. Neuf députés siégeaient alors comme indépendants.

Caucus et fonctions

À la fin de la 43e législature, le caucus caquiste compte 79 membres répartis dans l'ensemble des régions du Québec, ce qui en fait de loin la plus vaste députation de l'Assemblée nationale.

Parmi ses membres ayant exercé des responsabilités ministérielles ou parlementaires durant le mandat figurent Geneviève Guilbault (Louis-Hébert), Éric Girard (Groulx), Mathieu Lacombe (Papineau), Éric Caire (La Peltrie), Christopher Skeete (Sainte-Rose) et Caroline Proulx (Berthier).

D'autres élus illustrent l'ancrage régional du caucus, de la Gaspésie au Nord-du-Québec : André Bachand (Richmond), Samuel Poulin (Beauce-Sud), Luc Provençal (Beauce-Nord), Agnès Grondin (Argenteuil), Suzanne Blais (Abitibi-Ouest), Denis Lamothe (Ungava), Catherine Blouin (Bonaventure), Claude Reid (Beauharnois) et Stéphanie Lachance (Bellechasse). Cette énumération est illustrative; la composition officielle et à jour du caucus, avec les fonctions parlementaires et ministérielles, est publiée par l'Assemblée nationale du Québec.

Action gouvernementale et travaux législatifs

Au pouvoir depuis 2018, la CAQ a piloté deux législatures successives.

42e législature (2018-2022). Le premier mandat est marqué par des lois identitaires et institutionnelles fortes : la Loi sur la laïcité de l'État (2019), qui interdit le port de signes religieux à certains employés de l'État en position d'autorité et invoque la disposition de dérogation; la refonte du système d'immigration économique; la réforme du mode de scrutin, finalement abandonnée; et la modernisation de la Charte de la langue française (2022), qui renforce le statut du français dans les entreprises, l'affichage et l'enseignement collégial. Ce mandat est aussi dominé par la gestion de la pandémie de COVID-19, marquée par l'état d'urgence sanitaire prolongé, les points de presse quotidiens du premier ministre et une réorganisation majeure du réseau de la santé et des soins aux aînés.

43e législature (2022-2026). Le second mandat compte 145 projets de loi. Plusieurs textes adoptés en résument les priorités :

  • Loi visant principalement à instaurer la responsabilité collective quant à l'amélioration de l'accès aux services médicaux (Christian Dubé), sanctionnée : pièce maîtresse de la réforme de la santé et de la renégociation du rôle des médecins.
  • Loi sur les renseignements de santé et de services sociaux (Éric Caire), sanctionnée : encadrement du partage et de la circulation des données du réseau.
  • Loi limitant l'indexation de plusieurs tarifs gouvernementaux (Éric Girard) et loi plafonnant l'indexation des tarifs domestiques d'Hydro-Québec (Pierre Fitzgibbon), toutes deux sanctionnées : réponse au coût de la vie.
  • Loi visant à assurer la représentation effective des électeurs (Jean-François Roberge), sanctionnée, en matière de carte électorale.
  • Loi sur la communication de renseignements aux fins de protection contre la violence d'un partenaire intime (Ian Lafrenière), sanctionnée.
  • Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail (Jean Boulet), sanctionnée.

En fin de législature, deux chantiers à forte charge symbolique demeuraient en cours d'étude : la Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, parrainée par Simon Jolin-Barrette, et un projet de loi de Jean-François Roberge visant à préserver la souveraineté parlementaire à l'égard de la Charte de la langue française. Un projet d'accélération des autorisations pour les « projets prioritaires et d'envergure nationale » (Éric Girard) et la mise en œuvre des mesures fiscales du budget du 18 mars 2026 complétaient le programme législatif.

Ces textes recoupent les axes récurrents du gouvernement caquiste : encadrement tarifaire, réorganisation du réseau de la santé, affirmation constitutionnelle et linguistique, accélération des grands projets.

Analyses et débats

Le bilan des deux mandats caquistes fait l'objet d'analyses contrastées. Des publications spécialisées, comme Options politiques (IRPP), ont examiné en 2026 les causes du déclin de popularité du parti, en liant l'érosion de l'appui à l'écart perçu entre les promesses et les réalisations.

Des ouvrages collectifs consacrés au Bilan du gouvernement de la CAQ (2022-2026) et des travaux universitaires publiés sur Érudit proposent des lectures critiques du positionnement nationaliste du parti et de ses politiques publiques. L'un de ces articles interroge la parenté entre la CAQ et l'Union nationale, tandis qu'un autre analyse les « impasses en perspective » du projet caquiste.

De son côté, le parti met en avant ses réalisations dans une section « Nos bons coups » de son site officiel. Ces contenus relèvent de la communication partisane et doivent être lus comme tels.

Sources

  1. Élections Québec — Fiche du parti, Coalition avenir Québec
  2. Élections Québec — Party details, Coalition avenir Québec
  3. Coalition avenir Québec — Site officiel
  4. Coalition avenir Québec — Convictions
  5. Assemblée nationale du Québec — Constitution permanente de la CAQ
  6. Radio-Canada — Genèse d'un nouveau parti
  7. Radio-Canada — La Coalition avenir Québec
  8. L'Encyclopédie canadienne — Coalition Avenir Québec (CAQ)
  9. Érudit — La Coalition Avenir Québec est-elle une nouvelle Union nationale ?
  10. Érudit — Coalition avenir Québec, des impasses en perspective
  11. CAQ — Plateforme électorale 2022
  12. Options politiques (IRPP) — Pourquoi la CAQ a-t-elle perdu l'appui des Québécois ?
  13. Le Québec vote — Coalition avenir Québec, 43e législature (2022-2026)
  14. TVA Gatineau — La cheffe de la CAQ s'arrête à Gatineau (4 septembre 2026)
  15. Assemblée nationale — Projets de loi, 43e législature

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. Coalition avenir Québec — Moving Forward, platform 2022
  2. Coalition avenir Québec - Wikipédia
  3. Coalition Avenir Québec - Wikipedia
  4. Coalition Avenir Québec – Wikipedia
  5. Bilan du gouvernement de la CAQ (2022-2026)
  6. Coalition avenir Québec - Wikipedia, la enciclopedia libre
  7. Nos bons coups

Modèles ayant contribué : Rédaction — Claude Opus 5 · Révision — Claude Opus 5 · Révision de clôture — Claude Opus 5 · Comité — OpenAI — GPT 5.6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 · Comité — Google — Gemini Flash Latest · Comité — xAI — Grok 4.6 · Arbitrage — Gemini Flash Latest · Supervision — GPT 5.6 Sol

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Une validation par le comité réduit les risques d'erreur sans les éliminer. Les sources citées font foi. Processus éditorial : débat, visuels et historique.