Formation et carrière policière
Guy Jr Lapointe est diplômé en techniques policières du Cégep John Abbott, établissement d'enseignement collégial anglophone situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l'ouest de l'île de Montréal. Le programme de techniques policières constitue au Québec la voie de formation initiale menant à l'École nationale de police du Québec, à Nicolet, puis à l'embauche dans un corps de police.
Au cours de sa carrière, il exerce successivement les fonctions de patrouilleur, d'enquêteur et de superviseur, couvrant ainsi les principaux échelons du travail policier sur le terrain. Ce parcours opérationnel précède une réorientation vers les communications et les affaires publiques au sein des services d'urgence, domaine dans lequel il se spécialise par la suite.
À la Sûreté du Québec, corps de police national relevant du gouvernement du Québec, il occupe plusieurs postes. Il est notamment capitaine responsable des communications avec les médias, fonction qui fait de lui l'un des porte-parole de l'organisation auprès de la presse. Il accède ensuite au grade d'inspecteur-chef et à la fonction de directeur des communications et des relations internationales de la Sûreté du Québec, poste qui englobe à la fois l'information publique et la coopération avec les corps policiers étrangers.
Communications et affaires publiques
Parallèlement à ses responsabilités à la Sûreté du Québec, Guy Jr Lapointe est secrétaire général de FRANCOPOL, réseau international francophone voué à la formation et à l'échange d'expertise entre organisations policières de la francophonie. Ce rôle prolonge son mandat en matière de relations internationales et le place à l'interface entre les corps de police québécois et leurs homologues étrangers.
Il travaille ensuite au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), organisme québécois chargé de mener les enquêtes lorsqu'une personne, autre qu'un policier en devoir, décède, subit une blessure grave ou est blessée par une arme à feu utilisée par un policier lors d'une intervention policière ou d'une détention. Il y occupe le poste de conseiller stratégique et responsable des communications.
Avant son entrée en politique, il dirige les communications au cabinet du directeur du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM), service municipal responsable de la prévention des incendies, de la lutte contre les incendies et des premiers répondants sur le territoire de l'agglomération de Montréal.
Ce parcours en communications, mené au sein d'organisations policières, d'un organisme de surveillance de la police et d'un service d'incendie, lui confère une expérience des différents volets de la sécurité publique québécoise : police nationale, contrôle civil de l'action policière et sécurité civile municipale.
Entrée en politique
En juin 2026, la presse rapporte l'annonce de la candidature de Guy Jr Lapointe pour le Parti québécois dans la circonscription de Verchères, en vue de l'élection générale québécoise de 2026. Les médias le présentent alors comme un ancien policier et un ancien officier de la Sûreté du Québec.
À l'issue du scrutin, il est élu député de Verchères et fait son entrée à l'Assemblée nationale du Québec. Sa fiche officielle de député l'identifie comme membre du Parti québécois et représentant de cette circonscription.
Sa candidature s'inscrit dans le recrutement par le Parti québécois de personnalités issues du milieu de la sécurité publique. Son profil d'ancien gestionnaire de la Sûreté du Québec et de spécialiste des communications d'urgence est mis en avant au moment de sa nomination au Conseil des ministres, quelques semaines après l'élection.
Ministre de la Sécurité intérieure
En octobre 2026, Guy Jr Lapointe est nommé au Conseil des ministres à titre de ministre de la Sécurité intérieure. Il reçoit également la charge de ministre responsable de la région de la Montérégie, région administrative dans laquelle se trouve sa circonscription. La presse souligne alors que la sécurité des citoyens est confiée, au sein du nouveau gouvernement, à une ancienne procureure et à un ancien policier.
Le ministère de la Sécurité intérieure regroupe des responsabilités relatives aux services policiers, à la sécurité civile et aux organismes de surveillance et d'enquête liés à la police.
Premières décisions
Le 25 octobre 2026, dans les jours qui suivent son assermentation, le ministre publie un communiqué gouvernemental annonçant que des enquêtes sont confiées au Commissaire à la déontologie policière et au Bureau des enquêtes indépendantes. Ces deux organismes constituent, au Québec, les principaux mécanismes civils d'examen de la conduite des policiers : le premier traite des manquements au Code de déontologie des policiers du Québec, le second des enquêtes indépendantes portant sur les interventions policières ayant causé un décès ou des blessures graves.
Ce recours au BEI place le ministre en position de tutelle à l'égard d'un organisme au sein duquel il a lui-même travaillé comme responsable des communications.
Circonscription de Verchères
La circonscription provinciale de Verchères est située en Montérégie, sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en aval de Montréal. Elle tire son nom de la municipalité de Verchères, l'une des plus anciennes seigneuries de la vallée du Saint-Laurent, associée dans la mémoire collective à la figure de Madeleine de Verchères.
Sur le plan politique, la circonscription est longtemps associée au Parti québécois. Elle a notamment été représentée à l'Assemblée nationale par Bernard Landry, qui en était le député lorsqu'il a exercé les fonctions de premier ministre du Québec, de 2001 à 2003.
L'élection de Guy Jr Lapointe en 2026 ramène la circonscription dans le giron péquiste. En sa qualité de ministre responsable de la Montérégie, il assume en outre un rôle de liaison entre le gouvernement et les acteurs régionaux de l'une des régions administratives les plus peuplées du Québec, qui s'étend de la frontière américaine à la rive sud de Montréal.
Son bureau parlementaire est situé à l'hôtel du Parlement, à Québec.
Homonymie
Guy Jr Lapointe ne doit pas être confondu avec plusieurs homonymes connus au Québec.
- Guy Lapointe, défenseur de hockey sur glace, membre des Canadiens de Montréal au cours des années 1970 et intronisé au Temple de la renommée du hockey. Il est le plus connu des homonymes dans le domaine sportif.
- Guy Lapointe, homme politique distinct, qui fait l'objet de notices encyclopédiques séparées.
Le suffixe « Jr » figure dans la dénomination officielle utilisée par l'Assemblée nationale et par le gouvernement du Québec ; certains médias le désignent simplement sous le nom de Guy Lapointe, ou encore de Guy Lapointe Jr. La forme « Guy Jr Lapointe » est celle qu'emploient sa fiche de député et les communiqués ministériels.