Origines et formation
Gisèle Pouhe Njall est originaire de la région parisienne, en France, et est d'origine camerounaise par sa famille. Plusieurs portraits publiés dans la presse de la diaspora camerounaise la présentent comme une Franco-Canadienne d'origine camerounaise, et soulignent son élection comme un moment marquant pour cette communauté.
Elle arrive au Québec en 2008 afin d'y poursuivre des études en journalisme. Elle s'établit par la suite à Montréal, où elle mène l'essentiel de son parcours professionnel et militant. Elle devient citoyenne canadienne en 2023, trois ans avant sa candidature à l'Assemblée nationale du Québec.
Son parcours migratoire, de la France au Québec, est régulièrement évoqué dans les entrevues qu'elle accorde au moment de son entrée en politique, notamment pour expliquer son attachement à sa société d'accueil et à la circonscription montréalaise qu'elle représente. Dans une entrevue radiophonique diffusée en 2026, elle affirme avoir « toujours eu une volonté de travailler à améliorer la vie des gens », formule qui résume la continuité qu'elle établit entre son engagement communautaire et son action politique.
Engagement communautaire
Avant d'entrer en politique active, Gisèle Pouhe Njall travaille pendant plusieurs années dans le milieu communautaire montréalais. Ses activités portent notamment sur l'accompagnement des jeunes et sur la prévention du décrochage scolaire, un enjeu important dans plusieurs quartiers de Montréal.
Elle assume ensuite la direction du Collectif Social, un organisme sans but lucratif qui mène des actions de prévention des violences sexuelles. L'organisme intervient en particulier en milieu festif, c'est-à-dire lors d'événements, de spectacles et dans les lieux de vie nocturne, afin de sensibiliser le public et de favoriser des environnements sécuritaires.
Ce travail de terrain constitue l'essentiel de l'expérience qu'elle met de l'avant lors de sa candidature. Québec solidaire insiste sur ce parcours dans la présentation de sa candidate, en le rattachant aux préoccupations sociales qui structurent le programme du parti : lutte contre les inégalités, soutien aux organismes communautaires et accès aux services publics.
Son nom figure également parmi les contributions répertoriées par l'Institut du Nouveau Monde, organisme québécois voué à la participation citoyenne.
Carrière politique
Candidature (2026)
En juillet 2026, Québec solidaire désigne Gisèle Pouhe Njall comme sa candidate dans la circonscription de Rosemont en vue de l'élection générale québécoise de 2026. Il s'agit de sa première candidature à un poste électif provincial. La circonscription était alors représentée par Vincent Marissal, élu sous la bannière solidaire en 2018.
Élection et assermentation (octobre 2026)
À l'élection générale d'octobre 2026, elle remporte la circonscription de Rosemont et devient députée à l'Assemblée nationale du Québec. Elle succède ainsi à Vincent Marissal à la représentation de cette circonscription montréalaise.
Elle est assermentée avec les autres députés de Québec solidaire en octobre 2026. La couverture de cette assermentation par la presse québécoise souligne la volonté exprimée par la formation de « s'opposer au vent de droite » au cours de la nouvelle législature. Le quotidien Le Devoir consacre pour sa part un article à ses premiers pas comme élue.
Statut au 19 octobre 2026
Selon sa fiche officielle à l'Assemblée nationale, consultée le 19 octobre 2026, elle siège comme députée de Rosemont sous la bannière de Québec solidaire. Aucun projet de loi n'était alors inscrit à son nom, ce qui correspond au tout début de son mandat.
Circonscription de Rosemont
Rosemont est une circonscription électorale provinciale située dans l'île de Montréal, dans la région administrative de Montréal. Elle couvre une partie de l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, un secteur résidentiel densément peuplé de l'est du centre de l'île.
La circonscription est représentée par Québec solidaire depuis l'élection générale de 2018, alors que Vincent Marissal, ancien journaliste et chroniqueur politique, y est élu. L'élection de Gisèle Pouhe Njall en 2026 maintient la circonscription dans le giron de Québec solidaire, qui y dispose d'une base électorale établie.
Les enjeux locaux de Rosemont recoupent plusieurs préoccupations propres aux quartiers centraux de Montréal : pression sur le marché locatif, accès au logement abordable, besoins des jeunes familles et accessibilité des services publics de proximité. Ces thèmes occupent une place centrale dans la campagne menée par la candidate solidaire en 2026.
Son bureau parlementaire est situé à l'hôtel du Parlement, à Québec, au 1045, rue des Parlementaires.
Enjeux et positions
Pendant la campagne électorale de 2026, Gisèle Pouhe Njall met de l'avant plusieurs enjeux liés aux conditions de vie des résidents de Rosemont et, plus largement, des ménages montréalais :
- le coût de la vie, dans un contexte d'inflation ayant marqué les années précédant le scrutin ;
- le logement abordable, enjeu majeur dans les quartiers centraux de Montréal ;
- la qualité et l'accessibilité des services publics ;
- les besoins des familles de la circonscription.
Ces priorités s'inscrivent dans les orientations générales de Québec solidaire, formation de gauche fondée en 2006, qui fait de la justice sociale, de la lutte contre les inégalités et de la transition écologique ses principaux axes programmatiques.
Son expérience dans la prévention des violences sexuelles et dans l'accompagnement des jeunes est également présentée par son parti comme un atout pour porter les dossiers liés à la sécurité des personnes, à la jeunesse et au soutien des organismes communautaires. Au moment de son assermentation, les députés solidaires se positionnent comme une force d'opposition à l'Assemblée nationale.