Formation
Marie-Claude Sarrazin obtient son diplôme en droit de l'Université de Montréal en 2001. Elle est admise au Barreau du Québec l'année suivante, en 2002, ce qui marque le début de sa carrière d'avocate.
Sa formation s'inscrit dans le parcours classique des juristes québécois : études de premier cycle en droit civil dans une faculté québécoise, suivies de la formation professionnelle de l'École du Barreau, préalable à l'inscription au Tableau de l'Ordre. Cette inscription lui permet d'exercer devant les tribunaux du Québec, champ dans lequel elle bâtit l'essentiel de sa pratique au cours des deux décennies suivantes.
Les notices biographiques institutionnelles publiées par l'Assemblée nationale du Québec et par le Parti québécois ne précisent ni sa date ni son lieu de naissance.
Carrière juridique
Après son admission au Barreau, Marie-Claude Sarrazin exerce au sein du cabinet Borden Ladner Gervais, l'un des grands cabinets d'avocats pancanadiens présents à Montréal. Elle rejoint ensuite le cabinet Casavant Mercier, puis devient en 2021 associée directrice du cabinet Sarrazin Plourde.
Domaines de pratique
Sa pratique porte principalement sur le litige, notamment :
- les litiges disciplinaires ;
- les litiges civils ;
- les litiges commerciaux.
Elle conseille également des donneurs d'ouvrage publics et intervient dans des dossiers liés aux infrastructures et aux marchés de construction, secteur où les questions d'attribution et d'exécution des contrats publics occupent une place importante au Québec.
Commission d'enquête sur la SAAQ
Marie-Claude Sarrazin agit comme procureure à la commission d'enquête sur la modernisation des systèmes informatiques de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Cette commission publique a examiné la gestion du virage numérique de la société d'État, un dossier qui a fait l'objet d'une attention médiatique et politique soutenue au Québec. Ce mandat est souligné dans la presse lors de sa nomination au Conseil des ministres en octobre 2026, qui la présente comme une « procureure ».
Fonctions publiques
Parallèlement à sa pratique privée, Marie-Claude Sarrazin occupe des fonctions au sein d'organismes publics québécois. Ses nominations sont consignées par le Secrétariat aux emplois supérieurs, organisme du ministère du Conseil exécutif chargé des nominations gouvernementales, qui publie des notes biographiques à son sujet, notamment en date du 17 janvier 2003 et du 23 août 2023.
Société québécoise d'information juridique
De 2018 à 2025, elle préside le conseil d'administration de la Société québécoise d'information juridique (SOQUIJ). Cette société d'État, relevant du ministre de la Justice, a pour mission de recueillir, d'analyser, d'enrichir et de diffuser l'information juridique au Québec, en particulier la jurisprudence des tribunaux judiciaires et administratifs. Elle constitue un outil de référence pour les juristes, les tribunaux et le public.
À titre de présidente du conseil, Marie-Claude Sarrazin assume la direction de la gouvernance de l'organisme pendant environ sept ans, une fonction qui la place en relation avec le ministère qu'elle sera appelée à diriger en 2026.
Carrière politique
Marie-Claude Sarrazin se présente sous la bannière du Parti québécois dans la circonscription de Groulx, située dans la région administrative des Laurentides, lors de l'élection générale québécoise du 5 octobre 2026. Elle y est élue députée à l'Assemblée nationale du Québec.
À l'issue de ce scrutin, le Parti québécois forme le gouvernement. Le 21 octobre 2026, Marie-Claude Sarrazin est assermentée comme membre du Conseil des ministres et se voit confier le portefeuille de la Justice.
Responsabilités ministérielles
Outre le ministère de la Justice, elle détient plusieurs responsabilités ministérielles, notamment en matière :
- d'accès à l'information ;
- de laïcité ;
- de relations intergouvernementales ;
- de lutte contre le racisme.
Le ministre de la Justice est également, en vertu de la loi, procureur général du Québec et jurisconsulte du gouvernement. Il est responsable de l'administration de la justice, des services judiciaires et de plusieurs organismes, dont la SOQUIJ, que Marie-Claude Sarrazin a présidée.
Sa fiche de députée à l'Assemblée nationale indique, au 20 octobre 2026, une biographie officielle « à venir ».
Ministre de la Justice
Changement d'heure (octobre 2026)
Le 28 octobre 2026, une semaine après son entrée en fonction, Marie-Claude Sarrazin annonce, par voie de communiqué du gouvernement du Québec, l'intention de « faire du prochain changement d'heure le dernier au Québec ». Le gouvernement invoque à l'appui des consultations menées auprès de la population et des études portant sur les effets du changement d'heure sur la santé, notamment la santé mentale.
Selon Radio-Canada, un projet de loi visant à abolir le changement d'heure dans la province doit être déposé par la ministre dans les mois suivant cette annonce. Au Québec, l'heure légale relève de la compétence provinciale et est encadrée par la Loi sur le temps légal, dont l'application relève du ministre de la Justice.
La question du changement d'heure saisonnier fait l'objet de débats récurrents au Québec et ailleurs en Amérique du Nord, en raison notamment de l'harmonisation horaire avec l'Ontario et les États voisins du nord-est des États-Unis, avec lesquels le Québec entretient d'importants échanges économiques.
Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|---|
| 28 octobre 2026 | Annonce de l'intention de mettre fin au changement d'heure |
| 21 octobre 2026 | Nomination comme ministre de la Justice |
| 5 octobre 2026 | Élection comme députée de Groulx (Parti québécois) |
| 2018 à 2025 | Présidente du conseil d'administration de la SOQUIJ |
| 2021 | Associée directrice du cabinet Sarrazin Plourde |
| 2002 | Admission au Barreau du Québec |
| 2001 | Diplôme en droit de l'Université de Montréal |
Entre son admission au Barreau et la fondation de son propre cabinet, elle exerce successivement chez Borden Ladner Gervais et Casavant Mercier. Son mandat de procureure à la commission d'enquête sur la modernisation des systèmes informatiques de la SAAQ précède son entrée en politique active.