Origines et formation
Selon un portrait publié pendant la campagne électorale de 2026, Renaud Labrecque est originaire de Saint-Étienne-de-Lauzon, ancienne municipalité de la rive sud de Québec aujourd'hui intégrée à la ville de Lévis, dans la région de la Chaudière-Appalaches.
Il a fait des études en relations humaines à l'Université Concordia, à Montréal. Il est par la suite devenu titulaire du titre de directeur municipal agréé, une désignation professionnelle propre au milieu de l'administration municipale québécoise, qui reconnaît la compétence des cadres responsables de la gestion des municipalités.
Sa formation, axée sur les relations humaines et la gestion publique locale, a orienté sa carrière vers le monde municipal avant son entrée en politique provinciale. Les détails de sa date de naissance et de son parcours scolaire antérieur ne sont pas documentés dans les sources institutionnelles publiées.
Carrière municipale et sportive
Administration municipale
Avant son élection à l'Assemblée nationale, Renaud Labrecque était directeur général de la municipalité de Parisville. Le directeur général d'une municipalité québécoise agit comme principal fonctionnaire de l'administration locale : il assure la mise en œuvre des décisions du conseil municipal, la gestion du personnel et l'encadrement des services. Cette expérience a servi d'assise à son engagement politique, en particulier à son intérêt pour les relations entre l'État québécois et les municipalités.
Football
Renaud Labrecque a également été joueur de football. Il a ensuite entraîné les Filons de Thetford, équipe associée au milieu sportif de Thetford Mines, ville située dans la MRC des Appalaches et comprise dans la circonscription qu'il représente aujourd'hui. Cet engagement dans le sport local a contribué à son enracinement dans la région de Frontenac.
Élection de 2026
Candidat du Parti conservateur du Québec dans Lotbinière-Frontenac, Renaud Labrecque est élu député lors de l'élection générale québécoise du 5 octobre 2026.
La circonscription de Lotbinière-Frontenac, située dans la région administrative de la Chaudière-Appalaches, réunit des territoires à dominante rurale et agricole ainsi que la ville de Thetford Mines, ancien centre de l'exploitation de l'amiante au Québec.
Au cours de la campagne, la presse régionale a publié des portraits du candidat, dont un dans le journal Le Cantonnier. Après sa victoire, il a déclaré au Courrier Frontenac vouloir défendre les intérêts de la région et de sa population.
À l'issue de ce scrutin, le Parti conservateur du Québec forme le deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale, ce qui lui confère une reconnaissance parlementaire et des fonctions particulières au sein de l'institution.
Fonctions parlementaires
Whip du deuxième groupe d'opposition
Le 19 octobre 2026, Renaud Labrecque est nommé whip du deuxième groupe d'opposition, fonction que confirme sa fiche officielle de l'Assemblée nationale. Le whip est chargé d'assurer la discipline et la présence des députés de son groupe lors des travaux parlementaires et des votes.
Dans une entrevue accordée au journal Le Devoir, il s'est dit déterminé à en finir avec les « propos irrespectueux » dans les échanges parlementaires.
Porte-parole
En octobre 2026, lors de la présentation de son cabinet fantôme, le Parti conservateur du Québec le désigne porte-parole dans trois domaines :
- affaires municipales ;
- efficacité gouvernementale ;
- allègement réglementaire.
Ces responsabilités s'inscrivent dans le prolongement de son expérience de gestionnaire municipal.
Priorités régionales
Parmi les priorités locales qu'il a évoquées à titre de député, Renaud Labrecque mentionne la défense des intérêts régionaux de Lotbinière-Frontenac et la gestion des sols amiantés.
Cette dernière question est particulièrement présente dans le secteur de Thetford Mines, où l'exploitation minière de l'amiante a laissé d'importantes haldes de résidus et des terrains contaminés. La réutilisation de ces sols, notamment pour des projets de construction ou de développement, soulève des enjeux réglementaires, environnementaux et économiques pour les municipalités et les entreprises de la région.
Son rôle de porte-parole en matière d'affaires municipales et d'allègement réglementaire rejoint ces préoccupations, la gestion des sols amiantés relevant à la fois de l'encadrement provincial et des responsabilités des administrations locales.