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Le vivant

Apotomis funerea

Apotomis funerea est un petit papillon de nuit de la famille des Tortricidae, les « tordeuses », dont plusieurs chenilles plient ou relient des feuilles avec de la soie pour former un abri. L’adulte a une envergure modeste, généralement de l’ordre de quelques centimètres ou moins, et adopte au repos la silhouette caractéristique, étroite et légèrement en toit, de nombreux microlépidoptères.

Observations au Québec

34 occurrences GBIF.

Portrait et mode de vie

Apotomis funerea est un petit papillon de nuit de la famille des Tortricidae, les « tordeuses », dont plusieurs chenilles plient ou relient des feuilles avec de la soie pour former un abri. L’adulte a une envergure modeste, généralement de l’ordre de quelques centimètres ou moins, et adopte au repos la silhouette caractéristique, étroite et légèrement en toit, de nombreux microlépidoptères.

Sa coloration sombre, grisâtre à brunâtre, évoquée par l’épithète latine funerea (« funèbre »), contribue à son camouflage sur l’écorce, les rameaux ou les débris végétaux. Comme chez beaucoup de tordeuses, les détails du motif alaire peuvent être subtils et l’identification fiable demande parfois l’examen d’un spécimen par un spécialiste.

L’espèce est probablement surtout active au crépuscule et la nuit. Les adultes sont solitaires et consacrent leur courte vie ailée à la reproduction. Les femelles attirent les mâles au moyen de phéromones détectées par les antennes. Malgré le nombre limité de mentions disponibles, A. funerea semble associée aux paysages forestiers du Québec, notamment dans les zones boréales et les secteurs frais ou humides.

Répartition

Le genre Apotomis est présent dans les régions tempérées et boréales de l’hémisphère Nord. Apotomis funerea est une espèce nord-américaine dont la répartition détaillée demeure imparfaitement connue, comme c’est le cas pour de nombreux microlépidoptères.

Au Québec, la fiche source fait état de 34 occurrences. Elles proviennent du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Capitale-Nationale, du Bas-Saint-Laurent, de l’Abitibi-Témiscamingue, de Chaudière-Appalaches, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de la Côte-Nord, de la Mauricie et de Lanaudière. Les plus grands nombres d’observations signalés se trouvent dans la Capitale-Nationale, en Abitibi-Témiscamingue et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Ces données indiquent une présence dispersée dans plusieurs régions du Québec méridional et boréal. Elles ne permettent toutefois pas de délimiter avec précision l’aire réelle de l’espèce ni de conclure à son absence des régions sans mention. La détection des petites tordeuses dépend fortement des inventaires ciblés, de la collecte nocturne et de la capacité à identifier les spécimens.

L’espèce ne migre vraisemblablement pas sur de longues distances. Son maintien local dépend plutôt de la continuité des habitats convenant à ses plantes hôtes larvaires et à l’ensemble de son cycle annuel.

Croissance et cycle de vie

Comme les autres lépidoptères, Apotomis funerea passe par une métamorphose complète : œuf, chenille, chrysalide et adulte. Les données publiées sur le calendrier précis de cette espèce au Québec sont limitées, mais les adultes sont surtout susceptibles d’être observés durant la belle saison, lorsque les conditions permettent le vol et la reproduction.

Après l’accouplement, la femelle pond sur ou près de la plante hôte. La chenille qui éclot se nourrit de tissus végétaux et peut construire un refuge de soie en repliant une feuille ou en reliant des feuilles voisines. Elle traverse plusieurs stades larvaires, séparés par des mues, avant de se transformer en chrysalide.

Chez les tordeuses des régions nordiques, l’hivernage se produit souvent à un stade immature, mais le stade exact et le site d’hivernage de A. funerea au Québec ne devraient pas être présumés sans données spécifiques. La nymphose précède l’émergence de l’adulte au cours de la saison suivante.

La vie de l’adulte est brève en comparaison de la phase larvaire. Les sexes peuvent être difficiles à distinguer sur le terrain, et les caractères génitaux sont souvent importants pour confirmer l’identification chez les Tortricidae.

Relations avec l'humain

La fiche source ne fournit aucun statut de conservation ni aucune désignation légale pour Apotomis funerea au Québec. Les 34 occurrences actuellement compilées témoignent d’une espèce peu documentée plutôt que nécessairement rare; davantage d’inventaires seraient nécessaires pour évaluer sa répartition et son abondance.

Cette petite tordeuse n’est pas connue comme un ravageur important des cultures ou des forêts québécoises. Elle ne doit pas être confondue avec la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana), une autre espèce de Tortricidae dont les épidémies peuvent avoir des conséquences forestières majeures. La grande diversité des tordeuses comprend surtout des espèces discrètes qui n’ont pas d’impact économique notable.

Les connaissances sur A. funerea reposent notamment sur les collections entomologiques, les inventaires de biodiversité et les observations soumises à des spécialistes. La protection des boisés diversifiés, des lisières et des milieux humides ou riverains peut aussi favoriser le maintien des plantes et des microhabitats dont dépendent de nombreux microlépidoptères.

Relations avec les autres espèces

À l’état larvaire, Apotomis funerea fait partie du vaste ensemble des insectes herbivores associés à la végétation ligneuse. En consommant une petite quantité de feuillage, ses chenilles participent aux transferts d’énergie entre les plantes et les animaux insectivores, sans que l’espèce soit connue pour causer des dommages étendus.

Les chenilles de tordeuses constituent des proies potentielles pour les oiseaux insectivores, les araignées, les insectes prédateurs et divers parasitoïdes. Les guêpes parasitoïdes, notamment, peuvent pondre dans ou sur des chenilles, ce qui limite naturellement une partie de leurs populations. Les abris de feuilles reliées par la soie réduisent probablement certains risques de prédation, mais ne procurent pas une protection complète.

Les adultes nocturnes peuvent à leur tour être consommés par des araignées, des oiseaux actifs au crépuscule ou des chauves-souris. À l’échelle du milieu forestier, cette espèce représente donc une petite composante de réseaux alimentaires très diversifiés.

Elle partage vraisemblablement ses plantes hôtes avec d’autres insectes folivores. La coexistence entre ces espèces dépend notamment de la disponibilité du feuillage, de la structure de la végétation et du décalage de leurs périodes d’activité.

Régime alimentaire

La chenille de Apotomis funerea est phytophage. Comme chez les autres tordeuses, elle se nourrit de tissus végétaux, probablement surtout de feuillage de plantes ligneuses. Les plantes hôtes précises de l’espèce au Québec ne sont toutefois pas indiquées dans la fiche source et ne devraient pas être déduites uniquement des associations connues chez d’autres espèces du genre.

La chenille utilise vraisemblablement la soie pour former ou consolider une retraite foliaire. Elle peut ainsi se nourrir à l’intérieur d’une feuille repliée ou entre plusieurs feuilles liées ensemble, un comportement qui la dissimule partiellement des prédateurs et des intempéries. Des traces de broutage, des feuilles déformées et de petits amas d’excréments peuvent révéler la présence de telles chenilles.

L’alimentation larvaire est concentrée durant la période où le feuillage est disponible. Les réserves acquises pendant cette phase soutiennent ensuite la métamorphose et une partie des activités de l’adulte.

Les adultes de nombreuses tordeuses boivent peu ou se contentent occasionnellement d’eau, de miellat ou d’autres liquides accessibles. Le régime alimentaire des adultes de A. funerea n’est pas bien documenté.

Anecdotes

  • L’épithète funerea signifie « funèbre » ou « de deuil ». Elle renvoie vraisemblablement à l’aspect sombre du papillon.
  • La fiche source recense 34 occurrences québécoises réparties dans neuf régions administratives. Ce nombre illustre à la fois la présence étendue de l’espèce et les importantes lacunes de connaissance qui touchent encore les microlépidoptères.
  • Les Tortricidae constituent une très grande famille de papillons. Certaines espèces sont bien connues en raison de leurs effets sur les forêts ou les cultures, mais la majorité sont discrètes et passent inaperçues.
  • Chez de nombreuses tordeuses, une photographie permet parfois de proposer une identification, mais l’examen d’un spécimen, et parfois de ses structures génitales, est nécessaire pour une confirmation rigoureuse.
  • Le repli de feuille fabriqué par une chenille n’est pas seulement un garde-manger : il crée aussi un microabri qui peut atténuer l’exposition au vent, à la pluie et à certains prédateurs.

Sources

  1. Liste de la faune vertébrée du Québec (LFVQ)
  2. GBIF — occurrences au Québec

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Mots-clés : insectes, tortricidae, québec, vivant

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