Profil juridique
La Société minière Raglan du Québec ltée est une compagnie inscrite au Registre des entreprises du Québec sous le numéro d'entreprise du Québec (NEQ) 1142623942. Selon ce registre, elle a été constituée le 4 janvier 1957, sa date de fondation déclarée est le 1er décembre 1981 et son immatriculation date du 15 février 1995. Son statut est « immatriculée ».
Son activité économique principale est classée sous le code 0619, « Autres mines de métaux ». L'adresse du domicile figurant au registre est située au 1000, rue De La Gauchetière Ouest, à Montréal. Son établissement principal déclaré se trouve au 120, avenue de l'Aéroport, à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue.
La plus récente déclaration de mise à jour annuelle, portant sur l'année 2025, a été déposée le 26 mai 2026. L'entreprise ne fait l'objet d'aucune faillite, convention unanime ou retrait de pouvoirs inscrit au registre.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Constitution | 4 janvier 1957 |
| Fondation déclarée | 1er décembre 1981 |
| Immatriculation | 15 février 1995 |
| Dernière déclaration (année 2025) | 26 mai 2026 |
Histoire
Le gisement de Raglan, situé dans le nord de la péninsule d'Ungava, a fait l'objet de travaux d'exploration pendant plusieurs décennies avant sa mise en valeur. Des rapports d'exploration de la propriété Raglan, notamment un rapport sommaire de 1990, sont versés aux archives géoscientifiques du ministère québécois responsable des mines.
L'immatriculation de la société au Québec, en février 1995, coïncide avec la conclusion de l'Entente Raglan avec les partenaires inuits, la même année. La mine est entrée en production en 1997.
La mine a d'abord été développée par la société Falconbridge. À la suite de l'acquisition de Falconbridge par Xstrata en 2006, puis du regroupement de Xstrata et de Glencore en 2013, l'exploitation relève désormais de Glencore Canada.
En 2025, l'entente avec les communautés inuites a franchi le cap de trente années d'application, un jalon souligné publiquement par la Société Makivik.
Activités et exploitation
La mine Raglan extrait un minerai de nickel et de cuivre. Le complexe, isolé et accessible principalement par voie aérienne, comprend des installations d'extraction, une usine de traitement du minerai ainsi que des infrastructures de transport, d'hébergement et de soutien.
Le concentré produit sur le site est acheminé par route jusqu'aux installations portuaires de Baie-Déception, sur la côte du détroit d'Hudson, puis transporté par voie maritime vers d'autres installations du groupe pour sa transformation.
L'exploitation comprend plusieurs mines, dont la mine Qakimajurk et le développement de la mine souterraine Anuri, liés au projet Sivumut. Un dossier du Registre des évaluations environnementales du Québec documente une démarche visant à autoriser une hausse de la capacité annuelle de traitement au-delà de 1,5 million de tonnes.
L'établissement principal déclaré de l'entreprise est situé à Rouyn-Noranda, ville minière où se trouvent des services de soutien aux activités nordiques, tandis que le siège administratif inscrit au registre est à Montréal.
Entente Raglan
L'Entente Raglan a été signée en 1995 par l'exploitant de la mine, la Société Makivik, les communautés de Salluit et de Kangiqsujuaq ainsi que leurs corporations foncières respectives. Elle est généralement présentée comme l'une des premières ententes sur les répercussions et les avantages conclues entre une société minière et des communautés autochtones au Canada.
L'entente prévoit notamment :
- un partage des bénéfices de l'exploitation avec les parties inuites ;
- des mesures favorisant l'embauche et la formation de travailleurs inuits ;
- l'attribution préférentielle de contrats aux entreprises inuites admissibles ;
- un mécanisme de suivi conjoint de la mise en œuvre et des questions environnementales.
L'application de l'entente s'inscrit dans le cadre de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, qui régit le territoire du Nunavik. Ressources naturelles Canada a publié une étude de cas consacrée à la mine Raglan, portant notamment sur ces arrangements avec les communautés inuites.
Projet Sivumut
Le projet Sivumut, dont le nom signifie « aller de l'avant » en inuktitut, regroupe les phases II et III de développement de la mine Raglan. Il vise à prolonger les activités minières, amorcées en 1997, jusqu'en 2040 ou au-delà.
Le projet comprend notamment :
- l'agrandissement de la mine Qakimajurk ;
- le développement de la mine souterraine Anuri.
Selon le Registre des évaluations environnementales du Québec, le certificat d'autorisation du projet Sivumut a été modifié en 2017. Le même dossier comprend une étude des répercussions environnementales portant sur les effets potentiels de l'augmentation de la capacité de traitement de l'usine au-delà de 1,5 million de tonnes par année. Les projets miniers au nord du 55e parallèle relèvent du régime d'évaluation environnementale propre au territoire de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.
Environnement et plan de fermeture
La planification de la fermeture et de la restauration du site fait l'objet d'un suivi par un sous-comité du plan de fermeture, mis sur pied en 2018 avec les partenaires inuits de l'Entente Raglan.
Le mandat de ce sous-comité comprend l'intégration des savoirs traditionnels des communautés de Salluit et de Kangiqsujuaq aux travaux de planification de la fermeture et de restauration du site. Le sous-comité publie des rapports annuels, notamment celui de la période 2022-2023, diffusé en français et en anglais par Glencore Canada.
Au Québec, la restauration des sites miniers est encadrée par la Loi sur les mines, qui exige le dépôt d'un plan de réaménagement et de restauration ainsi qu'une garantie financière correspondante. Le contexte arctique du site, marqué par le pergélisol, constitue un enjeu particulier pour la gestion des résidus et la restauration.