Toponymie et statut
La paroisse catholique est d'abord désignée sous le nom de Sainte-Julienne-de-Rawdon, en référence au canton de Rawdon voisin, lors de sa formation en 1848. La municipalité de paroisse est constituée le 1er juillet 1855 sous cette appellation.
Le nom est raccourci en Sainte-Julienne en 1967. En 1998, la municipalité change de statut et passe de municipalité de paroisse à municipalité ; la Commission de toponymie du Québec retient le 17 avril 1998 comme date d'officialisation du nom actuel.
Le gentilé en usage est Juliennois, Juliennoise.
Géographie
Sainte-Julienne se trouve au nord de Montréal, dans la partie sud-ouest de la région de Lanaudière. Son territoire occupe une zone de transition entre les basses-terres du Saint-Laurent et les basses Laurentides, ce qui lui confère un relief plus accidenté au nord qu'au sud.
La rivière Saint-Esprit traverse la municipalité ; ce cours d'eau a joué un rôle déterminant dans l'implantation des premières activités économiques. La route 337 parcourt également le territoire.
Selon le Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH), la superficie de la municipalité est de 100,36 km². Le portrait publié par la municipalité indique pour sa part une superficie de 102,10 km².
Sainte-Julienne fait partie de la MRC de Montcalm, dont elle constitue l'une des municipalités les plus populeuses.
Histoire
Les premiers colons s'établissent sur le territoire vers 1840, dans le mouvement de colonisation qui gagne alors l'arrière-pays de la plaine de Montréal. La paroisse de Sainte-Julienne-de-Rawdon est formée en 1848, et la municipalité de paroisse est constituée en 1855. Joseph-Édouard Beaupré, considéré comme le fondateur de la localité, en devient le premier maire.
La rivière Saint-Esprit fournit l'énergie hydraulique nécessaire aux premières industries : des moulins à scie, à carde et à farine s'installent sur ses rives et soutiennent le développement du village. L'agriculture marque également l'occupation du territoire et demeure longtemps l'activité dominante.
Au XXe siècle, la municipalité adopte son nom abrégé (1967), puis change de statut juridique en 1998. Depuis les années 2010, Sainte-Julienne connaît une croissance démographique et immobilière soutenue, liée à son accessibilité depuis la grande région de Montréal.
Le 16 septembre 2026, la municipalité inaugure l'Espace Steve St-Laurent, situé rue Joël-St-Laurent, pour souligner l'apport de Steve St-Laurent et de sa famille au développement local.
Démographie
La population de Sainte-Julienne, selon le décret de population publié dans le Répertoire des municipalités, a augmenté de 2 916 habitants entre 2017 et 2026, soit une hausse d'environ 29 %.
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 12 996 |
| 2025 | 12 518 |
| 2024 | 11 993 |
| 2023 | 11 932 |
| 2017 | 10 080 |
La progression s'accélère après 2024 : la municipalité gagne plus de 1 000 habitants en deux ans (2024 à 2026). Ces chiffres proviennent des données administratives du MAMH et se distinguent des résultats des recensements de Statistique Canada.
Administration municipale
Sainte-Julienne est administrée par un conseil municipal composé d'un maire et de six conseillers. En 2026, le conseil est formé du maire Jean-Pierre Charron et des conseillers Marie-Claire Boileau, Eve-Lyne Cuggia, Jordan Morin, Benoit Ricard, Joël Ricard et Enock-Robin Turcotte. La direction générale est assurée par Nathalie Girard. L'hôtel de ville est situé au 2450, rue Victoria.
Élection municipale de 2025
Jean-Pierre Charron est élu maire avec 1 805 voix (environ 43,4 % des suffrages exprimés à la mairie), devant Stéphane Breault (1 645 voix) et Cathie Audet (705 voix).
Élection municipale de 2021
Richard Desormiers l'emporte avec 1 477 voix, devançant de 17 voix Jean-Pierre Charron (1 460 voix) ; François Drolet obtient 608 voix.
Élection municipale de 2017
Jean-Pierre Charron est élu avec 1 739 voix, devant le maire sortant Marcel Jetté (1 386 voix), Michel Marchand (769 voix) et Normand Martineau (345 voix).
Élections de 2005 à 2013
| Année | Élu | Voix | Principal adversaire |
|---|---|---|---|
| 2013 | Marcel Jetté | 1 372 | Jean-Pierre Charron (1 305) |
| 2009 | Marcel Jetté | 1 733 | Pierre Mireault (768) |
| 2005 | Pierre Mireault | 1 526 | Marcel Jetté (1 467) |
Représentation politique
À l'Assemblée nationale du Québec, Sainte-Julienne fait partie de la circonscription de Rousseau.
Élection générale du 5 octobre 2026
Mathieu Lebrun, du Parti québécois, est élu avec 13 634 voix (44,07 %), devant Marie-Ève Boucher, du Parti conservateur du Québec (27,95 %), et le député sortant Louis-Charles Thouin, de la Coalition avenir Québec (12,71 %). La participation atteint 64,06 % sur 49 499 électeurs inscrits.
Élections de 2014 à 2022
| Élection | Élu | Parti | Part des voix | Participation |
|---|---|---|---|---|
| 3 octobre 2022 | Louis-Charles Thouin | CAQ | 50,58 % | 61,49 % |
| 1er octobre 2018 | Louis-Charles Thouin | CAQ | 53,24 % | 66,15 % |
| 7 avril 2014 | Nicolas Marceau | PQ | 38,73 % | 64,47 % |
Économie et fiscalité
L'économie de Sainte-Julienne, historiquement fondée sur les moulins et l'agriculture, repose aujourd'hui en grande partie sur les services de proximité, le commerce et la construction résidentielle.
En octobre 2026, le Registraire des entreprises recense 900 entreprises actives immatriculées à Sainte-Julienne et 823 entreprises radiées ou inactives. Les sociétés par actions (795) constituent la majorité des entreprises actives, suivies des entreprises individuelles (51) et des sociétés en nom collectif (42). Parmi les secteurs déclarés figurent la construction et la rénovation, la gestion immobilière et la gestion de placements.
Richesse foncière uniformisée
La richesse foncière uniformisée (RFU) a presque triplé entre 2017 et 2026, reflet de la croissance du parc immobilier et de la hausse des valeurs.
| Année | RFU |
|---|---|
| 2026 | 2 363 897 688 $ |
| 2025 | 2 095 789 148 $ |
| 2024 | 2 072 447 999 $ |
| 2023 | 1 604 911 464 $ |
| 2017 | 851 067 173 $ |