Situation et limites
Lanaudière est l'une des 17 régions administratives du Québec, portant le numéro 14 dans la nomenclature gouvernementale. Elle occupe une bande orientée du sud au nord sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent.
Ses limites se présentent ainsi :
- au sud, le fleuve Saint-Laurent et la rivière des Prairies et la rivière des Mille Îles, qui la séparent de Montréal, de Laval et, au-delà du fleuve, de la Montérégie ;
- à l'ouest, la région des Laurentides ;
- à l'est et au nord-est, la région de la Mauricie ;
- au nord, les territoires forestiers du massif laurentien.
La superficie de la région varie selon la définition retenue et le document consulté. Le portrait régional du gouvernement du Québec indique une superficie terrestre de 12 308 km², tandis que le portrait territorial du ministère des Ressources naturelles et des Forêts avance une superficie d'environ 13 500 km². L'écart tient notamment à la prise en compte ou non des plans d'eau.
La région se caractérise par un fort contraste entre sa partie méridionale, intégrée à l'agglomération montréalaise, et sa partie septentrionale, essentiellement forestière et faiblement peuplée.
Découpage administratif
Le territoire de Lanaudière est réparti entre six MRC, qui constituent l'échelon supramunicipal de l'aménagement du territoire au sens de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
| MRC | Code | Caractère dominant |
|---|---|---|
| L'Assomption | 600 | Urbain, couronne nord de Montréal |
| Les Moulins | 640 | Urbain, couronne nord de Montréal |
| Montcalm | — | Agricole et périurbain |
| Joliette | — | Pôle régional |
| D'Autray | — | Riverain du fleuve et agricole |
| Matawinie | — | Forestier et de villégiature |
La MRC de Matawinie est de loin la plus étendue : elle couvre la majeure partie du plateau laurentien de la région et comprend des territoires non organisés ainsi que la communauté atikamekw de Manawan.
Les MRC de L'Assomption et Les Moulins font partie de la Communauté métropolitaine de Montréal, ce qui superpose au découpage régional un découpage métropolitain distinct. Ville de Joliette, chef-lieu de la MRC du même nom, joue le rôle de principal centre de services pour le centre et le nord de la région.
Géographie physique
La Commission de toponymie du Québec distingue trois grands ensembles dans la région :
Plaine méridionale
La partie sud appartient aux basses terres du Saint-Laurent. Le relief y est plat et les sols, propices à l'agriculture. Cette plaine longe le fleuve et englobe une partie de l'archipel du lac Saint-Pierre, à la hauteur de la MRC de D'Autray.
Secteur central
Un piémont de transition marque le passage vers le Bouclier canadien. On y trouve des terres agricoles, des boisés et des villages établis le long des principales rivières.
Reliefs laurentiens
Le nord de la région appartient au massif des Laurentides. Le territoire y est couvert de forêts et parsemé de lacs et de réservoirs, dont le réservoir Taureau. Une partie du parc national du Mont-Tremblant se trouve dans cette portion de la région.
Hydrographie
Le réseau hydrographique s'organise du nord vers le sud en direction du Saint-Laurent. La rivière L'Assomption, la rivière Ouareau et la rivière Matawin figurent parmi les principaux cours d'eau. Au sud, les rivières des Prairies et des Mille Îles forment la limite avec Montréal et Laval.
Toponymie
Le nom de la région rappelle la famille Tarieu de Lanaudière, famille seigneuriale de la Nouvelle-France et du Bas-Canada associée à la seigneurie sur laquelle s'est développée la ville de Joliette. Barthélemy Joliette, fondateur du village de L'Industrie, devenu Joliette, avait épousé une héritière de cette famille.
Selon la Commission de toponymie du Québec, la désignation de la région administrative remonte à 1987, année d'une refonte du découpage régional québécois. Le nom Lanaudière a été officialisé le 1er novembre 1988. La fiche toponymique de la Commission rassemble les renseignements géographiques et historiques associés à l'entité régionale.
Avant cette refonte, le territoire lanaudois relevait d'une région administrative plus vaste centrée sur Montréal. La création de Lanaudière a doté la rive nord, entre les Laurentides et la Mauricie, d'un cadre administratif propre.
Pôles urbains
La population de Lanaudière est fortement concentrée dans le sud de la région, dans les MRC de Les Moulins et de L'Assomption. Les trois municipalités les plus peuplées y sont situées.
| Municipalité | MRC | Code géographique | Population |
|---|---|---|---|
| Terrebonne | Les Moulins | 64008 | 126 199 (2026) |
| Repentigny | L'Assomption | 60013 | 90 815 |
| Mascouche | Les Moulins | 64015 | 56 649 |
Terrebonne
Terrebonne est la ville la plus peuplée de la région. Sa population est passée de 113 575 habitants en 2017 à 122 098 en 2023, 123 182 en 2024, 124 919 en 2025 et 126 199 en 2026. Sa richesse foncière uniformisée est évaluée à 28 463 828 764 $ en 2026, contre 13 046 597 695 $ en 2017.
Sur le plan municipal, Mathieu Traversy a été réélu maire par acclamation à l'élection de 2025. Il avait été élu en 2021 avec 25 293 voix, soit environ 77,2 % des suffrages exprimés pour la mairie, succédant à Marc-André Plante, élu en 2017. Jean-Marc Robitaille avait occupé la mairie à la suite des scrutins de 2005, 2009 et 2013.
Découpage électoral
Le territoire de Lanaudière est divisé en plusieurs circonscriptions électorales provinciales dont les limites sont fixées par la Commission de la représentation électorale du Québec. Ces limites ne coïncident pas toujours avec celles des MRC ou des municipalités : une même ville peut être partagée entre deux circonscriptions, comme c'est le cas de Terrebonne.
Une partie de Terrebonne est rattachée à la circonscription de Masson. À l'élection générale du 5 octobre 2026, la circonscription a enregistré 55 418 électeurs inscrits, un taux de participation de 71,34 % et 38 757 votes. Stéphane Handfield, du Parti québécois, y a été élu avec 15 609 voix (40,27 %), devant Martin Gaulin, du Parti libéral du Québec (18,41 %), Benoit Lanoue, du Parti conservateur du Québec (17,27 %), et Anik Girard, de la Coalition avenir Québec (15,57 %).
À l'échelle municipale, les grandes villes du sud de la région, comme Terrebonne, sont divisées en districts électoraux. Les scrutins municipaux se tiennent simultanément dans l'ensemble du Québec tous les quatre ans, le plus récent ayant eu lieu en 2025.
Cartographie de référence
Plusieurs documents officiels servent de référence pour la représentation cartographique de Lanaudière :
- le portrait régional du gouvernement du Québec, qui comprend une carte de situation de la région et de ses MRC ;
- le portrait territorial du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, publié en format PDF, qui décrit le territoire public, les ressources naturelles et les grandes affectations du territoire ;
- le portrait socioéconomique du ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, qui présente l'occupation du territoire, la population et les six MRC ;
- le panorama régional de l'Institut de la statistique du Québec, qui situe les indicateurs démographiques et économiques dans leur cadre territorial ;
- la fiche toponymique de la Commission de toponymie du Québec, qui fixe la graphie officielle du nom et décrit l'entité géographique.
Les codes géographiques municipaux, comme 64008 pour Terrebonne, permettent de relier les données statistiques aux unités cartographiques. Les écarts de superficie entre documents s'expliquent par des définitions différentes du territoire, notamment pour les plans d'eau.

