Origines et formation
Maxime St-Laurent Laporte est né à Berthierville et a grandi dans la région administrative de Lanaudière.
Il a fait ses études de droit à l'Université de Montréal, puis a obtenu une maîtrise en science politique à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il poursuit ensuite des études de doctorat en droit à l'Université de Sherbrooke.
Ce double parcours, juridique et politologique, oriente l'essentiel de ses activités professionnelles et militantes vers les questions de statut constitutionnel du Québec, de droits linguistiques et de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Carrière juridique
Admis au Barreau du Québec en 2014, Maxime Laporte se consacre principalement au droit constitutionnel et au droit international public.
Il a notamment représenté la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, à titre d'intervenante, dans l'affaire Henderson. Ce litige portait sur la constitutionnalité de la Loi sur l'exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l'État du Québec, adoptée par l'Assemblée nationale en 2000 et souvent désignée comme la « loi 99 ». Cette loi affirme notamment le droit du peuple québécois de choisir librement son régime politique et son statut juridique.
Sa pratique s'inscrit dans un ensemble de débats juridiques relatifs à la place du Québec dans l'ordre constitutionnel canadien et à la protection du français.
Engagement associatif
Maxime Laporte a occupé plusieurs fonctions de direction au sein d'organismes de la société civile québécoise consacrés à la langue française et à l'identité nationale.
| Organisme | Fonction | Période |
|---|---|---|
| Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal | Président | 2014 à 2020 |
| Mouvement Québec français | Président | 2016 à 2025 |
À la tête de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, l'une des plus anciennes associations patriotiques du Québec, il a pris part aux débats publics sur la langue française, la souveraineté et la fête nationale. Il a également présidé d'autres organismes liés à la langue française et à l'organisation de la fête nationale du Québec.
Sa présidence du Mouvement Québec français, regroupement voué à la promotion du français comme langue commune, s'est étendue sur près d'une décennie, période marquée notamment par les débats entourant la réforme de la Charte de la langue française.
Recherche et enseignement
Depuis 2020, Maxime Laporte est coordonnateur à la recherche de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI), organisme qui étudie les processus d'accession à l'indépendance et le droit à l'autodétermination.
Avec le constitutionnaliste et ancien parlementaire Daniel Turp, il a cosigné L'être et le droit : essai sur le statut constitutionnel de la nation québécoise, publié en janvier 2022 dans la collection des notes de l'IRAI. L'essai examine la reconnaissance juridique du peuple et de la nation québécoise dans le droit constitutionnel.
Depuis 2024, il enseigne à l'Université de Sherbrooke, où il poursuit parallèlement ses études doctorales en droit.
Carrière politique
Élection générale de 2026
En août 2026, le Parti québécois a désigné Maxime Laporte comme candidat dans la circonscription provinciale de L'Assomption, en vue de l'élection générale québécoise de 2026. Cette circonscription de Lanaudière, située dans la MRC de L'Assomption, a longtemps été représentée par François Legault, fondateur de la Coalition avenir Québec.
Au terme de ce scrutin, il est devenu député de L'Assomption à l'Assemblée nationale du Québec sous la bannière du Parti québécois. En octobre 2026, la fiche officielle de l'Assemblée nationale le présente comme député péquiste de cette circonscription.
Orientation
Son entrée en politique partisane prolonge un engagement de longue date en faveur de l'indépendance du Québec et de la protection de la langue française, thèmes au cœur de ses activités juridiques et associatives antérieures.
Vie personnelle
En marge de ses activités juridiques, universitaires et politiques, Maxime Laporte pratique la musique comme batteur et percussionniste.
Il demeure attaché à la région de Lanaudière, où il a grandi et où se trouve la circonscription qu'il représente à l'Assemblée nationale.