Origines
Nada Boumeftah est une Québécoise d'origine marocaine. Les portraits publiés à son sujet la présentent comme trilingue, une compétence qu'elle met à profit dans sa pratique du droit comme dans ses interventions publiques.
Son parcours personnel est souvent évoqué dans les médias québécois en lien avec son engagement auprès des jeunes et des personnes issues de la diversité, thèmes qui se retrouvent plus tard dans les responsabilités qui lui sont confiées à l'Assemblée nationale. Le magazine juridique Droit-inc lui a consacré un portrait intitulé « La lionne du droit criminel! », qui s'attarde sur sa trajectoire professionnelle et sur son style de plaideuse.
Avant son entrée en politique, elle est surtout connue dans le milieu juridique montréalais et auprès du public qui suit l'actualité judiciaire à la télévision. Sa notoriété s'élargit en 2026 avec sa participation à une émission de téléréalité, quelques mois avant sa candidature à l'élection générale québécoise.
Carrière juridique
Membre du Barreau, Nada Boumeftah exerce principalement dans trois domaines :
- le droit criminel ;
- le droit pénal ;
- la protection de la jeunesse.
En 2016, elle fonde son propre cabinet d'avocats. Selon Radio-Canada, elle a travaillé pendant plus de cinq ans dans les cours du Grand Nord québécois, où la justice est rendue notamment par des cours itinérantes qui se déplacent dans les communautés du Nunavik et d'autres régions nordiques. Ce type de pratique confronte les avocats aux réalités particulières de l'accès à la justice en milieu éloigné et auprès des populations autochtones.
Sa pratique en protection de la jeunesse la place au cœur des dossiers régis par la Loi sur la protection de la jeunesse, qui encadre l'intervention de l'État auprès des enfants dont la sécurité ou le développement est compromis. Cette expérience est souvent mise en avant pour expliquer son intérêt pour les questions touchant la jeunesse, qui deviennent l'un de ses dossiers à l'Assemblée nationale.
Présence médiatique
Parallèlement à sa pratique, Nada Boumeftah intervient régulièrement dans les médias québécois à titre d'analyste ou de chroniqueuse sur des enjeux judiciaires. Elle commente notamment l'actualité juridique sur les ondes de Radio-Canada et de Noovo, où elle vulgarise le fonctionnement des tribunaux et des procès criminels pour le grand public.
En 2026, elle participe à l'émission de téléréalité Les Traîtres, un jeu de stratégie et de bluff diffusé au Québec. Radio-Canada la décrit comme finaliste de la saison. Cette participation accroît considérablement sa notoriété auprès d'un public qui dépasse le cercle des amateurs d'actualité judiciaire.
Pendant la campagne électorale de l'automne 2026, une entrevue qu'elle accorde devient virale sur les réseaux sociaux. Le quotidien La Presse lui consacre, le 7 octobre 2026, un article intitulé « Nada Boumeftah ou l'art de l'autodérision », qui revient sur la manière dont elle a réagi à cette attention médiatique. Le média Noovo Moi la compte par ailleurs parmi les personnalités connues qui se présentent pour la première fois à une élection.
Carrière politique
Le Parti libéral du Québec annonce sa candidature en vue de l'élection générale québécoise de 2026 ; Radio-Canada rapporte alors que « le PLQ accueille l'avocate Nada Boumeftah dans ses rangs ». Elle se porte candidate dans la circonscription de Maurice-Richard, située dans le nord de l'île de Montréal.
Lors de l'élection générale du 5 octobre 2026, elle est élue députée de Maurice-Richard. Il s'agit de sa première élection à l'Assemblée nationale du Québec. Son bureau parlementaire se trouve à l'hôtel du Parlement, à Québec.
| Date | Événement |
|---|---|
| 2016 | Fondation de son cabinet d'avocats |
| 2026 | Participation à Les Traîtres |
| 2026 | Candidature pour le Parti libéral du Québec dans Maurice-Richard |
| 5 octobre 2026 | Élection à l'Assemblée nationale |
| 23 octobre 2026 | Nomination comme porte-parole de l'opposition |
Fonctions parlementaires
Le 23 octobre 2026, Nada Boumeftah se voit confier, au sein de l'opposition, trois responsabilités de porte-parole :
- porte-parole de l'opposition en matière de jeunesse ;
- porte-parole de l'opposition en matière de lutte contre le racisme ;
- porte-parole de l'opposition en matière de lutte contre la discrimination envers les personnes LGBTQ+.
Ces fonctions font écho à son expérience en protection de la jeunesse et à son parcours de Québécoise issue de l'immigration. En tant que porte-parole, elle est appelée à suivre les politiques gouvernementales dans ces domaines, à interroger le gouvernement lors des travaux parlementaires et à participer à l'étude des projets de loi qui s'y rapportent.
Au 23 octobre 2026, la fiche officielle de l'Assemblée nationale ne lui attribue aucun projet de loi présenté, ce qui correspond au tout début de la législature.