Histoire
L'Institut national de santé publique du Québec est institué en 1998 par la Loi sur l'Institut national de santé publique du Québec (RLRQ, chapitre I-13.1.1). Il est créé pour appuyer les décisions sanitaires du gouvernement québécois.
Les champs d'intervention de l'Institut comprennent notamment les domaines suivants : maladies infectieuses, santé environnementale, santé au travail, habitudes de vie, traumatismes, santé mentale et analyse des inégalités sociales de santé. Pendant la pandémie de COVID-19, il a produit des analyses, des avis scientifiques et des données de surveillance destinés aux autorités et au public.
La transformation du réseau de la santé engagée au milieu des années 2020, marquée notamment par la création de Santé Québec, a modifié le contexte d'exercice de ses mandats. Le rapport annuel de gestion 2024-2025 rend compte de l'évolution de ses travaux dans ce nouveau cadre.
Mission et cadre légal
L'INSPQ est une personne morale et un mandataire de l'État. Sa loi constitutive lui confie pour mission de soutenir le ministre de la Santé et des Services sociaux dans l'exercice de ses responsabilités en matière de santé publique. Selon les mandats qui lui sont confiés, l'Institut soutient également Santé Québec, les autorités régionales de santé publique et les établissements dans l'exercice de leurs propres responsabilités dans ce domaine.
La loi énumère plusieurs fonctions attribuées à l'Institut, notamment :
- le développement, la mise à jour et la diffusion des connaissances en santé publique ;
- l'analyse des politiques publiques susceptibles d'avoir des effets sur la santé de la population ;
- l'information sur l'état de santé de la population québécoise ;
- la collaboration aux activités de formation et de recherche ;
- l'échange de connaissances avec des partenaires du Québec, du Canada et de l'étranger.
L'Institut figure parmi les organismes liés au ministère de la Santé et des Services sociaux. Son action s'inscrit dans le cadre plus large de la Loi sur la santé publique, qui organise les responsabilités du ministre, du directeur national de santé publique et des directeurs régionaux.
Activités
L'INSPQ exerce ses fonctions au moyen de plusieurs types d'activités :
- Expertise-conseil : production d'avis scientifiques, de synthèses de connaissances et de recommandations à l'intention du ministère, de Santé Québec et des directions de santé publique.
- Surveillance et vigie : suivi de l'état de santé de la population et de ses déterminants, détection et analyse de menaces sanitaires.
- Recherche et évaluation : réalisation de travaux scientifiques et évaluation de programmes et d'interventions de santé publique, en collaboration avec les milieux universitaires.
- Formation : offre de formations destinées aux professionnels de la santé publique et du réseau.
- Services de laboratoire et de dépistage : analyses spécialisées, ainsi que certains services de dépistage destinés à des populations éloignées ou vulnérables.
L'Institut assure aussi une fonction de veille scientifique, qui alimente les équipes en information récente et validée. Ses publications sont diffusées en libre accès, et certaines de ses données sont versées au portail Données Québec.
L'organisme soutient par ailleurs des comités scientifiques consultatifs, dont le Comité sur l'immunisation du Québec, qui formule des avis sur les programmes de vaccination. Il héberge également le Centre de collaboration nationale sur les politiques publiques et la santé, l'un des centres de collaboration nationale en santé publique au Canada.
Laboratoires de référence
L'INSPQ administre deux laboratoires qui jouent un rôle de référence à l'échelle provinciale.
Laboratoire de santé publique du Québec
Le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ), situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l'agglomération de Montréal, réalise des analyses de référence en microbiologie. Il soutient les laboratoires hospitaliers, participe à la surveillance des maladies infectieuses et contribue à la détection des agents pathogènes d'importance pour la santé publique.
Centre de toxicologie du Québec
Le Centre de toxicologie du Québec (CTQ), établi à Québec, effectue des analyses toxicologiques et de biosurveillance. Ses travaux portent sur la mesure de contaminants chimiques dans les milieux biologiques, à l'appui des interventions en santé environnementale et en santé au travail.
Ces deux composantes confèrent à l'Institut une capacité analytique qui complète ses activités d'expertise-conseil et de surveillance.
Gouvernance et reddition de comptes
L'Institut est administré par un conseil d'administration et dirigé par un président-directeur général. Le conseil d'administration encadre les orientations stratégiques et veille à la saine gestion de l'organisme, tandis que le président-directeur général en assure la direction courante.
À titre de mandataire de l'État, l'INSPQ est soumis aux obligations de reddition de comptes applicables aux organismes publics québécois. Il publie chaque année un rapport annuel de gestion qui présente ses activités, ses résultats au regard de sa planification et ses renseignements financiers. Ces rapports, ainsi que d'autres documents institutionnels, sont déposés à l'Assemblée nationale.
L'Institut s'est doté d'un cadre en matière de rigueur et de qualité scientifiques, qui encadre l'élaboration, la révision et la diffusion de ses productions. Ce cadre vise à assurer la crédibilité et l'indépendance scientifique de ses avis.
Personnel et partenariats
Selon son site institutionnel, l'INSPQ compte plus de 800 personnes. Ce personnel regroupe des médecins, des scientifiques, des professionnels de laboratoire, des spécialistes de l'analyse de données et des conseillers en santé publique, répartis dans plusieurs unités scientifiques.
L'Institut travaille en étroite collaboration avec le réseau de la santé et des services sociaux, en particulier avec les directions régionales de santé publique, ainsi qu'avec les universités et les centres de recherche. Ces liens prennent la forme de projets de recherche conjoints, d'affiliations de chercheurs, de partage de données et d'activités de formation.
Sur le plan extérieur, l'Institut entretient des échanges avec des organismes de santé publique canadiens et étrangers, conformément à la fonction d'échange de connaissances prévue par sa loi.