Portrait et mode de vie
Chlorochlamys chloroleucaria est un lépidoptère nocturne de petite taille appartenant à la famille des Géométridés (Geometridae), dont les chenilles se déplacent en « arpentant », c'est-à-dire en rapprochant l'arrière du corps de l'avant, faute de fausses pattes au milieu de l'abdomen. L'espèce se rattache au groupe des émeraudes (sous-famille des Geometrinae), des géomètres dont les ailes présentent une coloration verte.
L'adulte arbore des ailes d'un vert tendre, traversées de lignes pâles, blanchâtres. Comme chez plusieurs émeraudes, le pigment vert est fragile et peut pâlir avec l'âge ou l'usure du spécimen. Au repos, le papillon tient généralement ses ailes étalées à plat, ce qui est caractéristique de nombreux Géométridés.
En Amérique du Nord, l'espèce porte le numéro 7071 dans la liste de référence des papillons de nuit (numérotation Hodges, ou MONA), qui sert d'identifiant commun dans plusieurs bases de données naturalistes.
Répartition
L'aire de répartition de Chlorochlamys chloroleucaria couvre une large part de l'est de l'Amérique du Nord. Au Canada, elle s'étend de la Nouvelle-Écosse et du Québec jusqu'au Manitoba. Vers le sud, l'espèce est signalée jusqu'en Floride et au Mexique.
Au Québec
La présence de l'espèce au Québec est établie par les listes de la faune lépidoptérique du Canada et par des compilations consacrées aux papillons du Québec, où elle figure sous le nom vernaculaire d'« arpenteuse des ronces ». Le Québec se situe dans la partie nord de son aire de répartition.
Données d'occurrence
Au moment de la consultation, le catalogue du vivant de Savoirs.Québec rattache 244 occurrences GBIF (Global Biodiversity Information Facility) à ce taxon (clé taxonomique 5806132). La fiche ne précise ni la portée géographique de ce total ni la nature des occurrences.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Limite est au Canada | Nouvelle-Écosse |
| Limite ouest au Canada | Manitoba |
| Limite sud | Floride et Mexique |
| Occurrences GBIF rattachées | 244 |
Croissance et cycle de vie
Comme tous les lépidoptères, Chlorochlamys chloroleucaria connaît une métamorphose complète comprenant quatre stades : l'œuf, la chenille (larve), la chrysalide (nymphe) et l'adulte, ou imago.
La chenille est une arpenteuse typique des Géométridés. Elle vit sur ses plantes nourricières, où elle se nourrit principalement des parties reproductrices, fleurs et fruits, ainsi que du feuillage.
Régime alimentaire
Le régime alimentaire de la chenille de Chlorochlamys chloroleucaria est relativement varié. Les larves consomment surtout des fleurs, des fruits et des feuilles de diverses plantes herbacées et arbustives.
Deux familles végétales ressortent parmi les plantes nourricières signalées :
- les Rosacées, en particulier les ronces du genre Rubus, qui comprennent les framboisiers et les mûriers ;
- les Astéracées, famille des marguerites, des verges d'or et des asters, dont les capitules offrent aux chenilles une abondante ressource florale.
L'affinité de l'espèce pour les ronces est à l'origine de ses noms communs anglais, Blackberry Looper (« arpenteuse de la mûre ») et Raspberry Looper (« arpenteuse de la framboise »), ainsi que du nom français d'« arpenteuse des ronces ».
Relations avec les autres espèces
La chenille de Chlorochlamys chloroleucaria consomme des fleurs, des fruits et des feuilles de diverses plantes, notamment des ronces et des Astéracées.
n secondaire à la pollinisation.
Relations avec l'humain
Le catalogue du vivant ne renseigne pour cette espèce ni rang de priorité (rang S) ni statut au titre de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.
L'espèce suscite surtout l'intérêt des naturalistes amateurs et des entomologistes. Sa coloration verte et sa présence fréquente aux sources lumineuses en font un sujet régulier de photographie et d'observation, ce qui contribue à l'accumulation de mentions dans les plateformes de science citoyenne et les bases de données sur la biodiversité.
