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Le vivant

Coleophora trifolii

Coleophora trifolii est un microlépidoptère de la famille des Coleophoridae, décrit par John Curtis en 1832 et connu en anglais sous le nom de Large Clover Case-bearer. Originaire d'Eurasie, ce microlépidoptère est étroitement associé aux mélilots (Melilotus spp.), dont ses chenilles consomment les graines. Comme les autres membres du genre Coleophora, sa larve vit à l'abri d'un fourreau portatif. L'espèce figure au catalogue du vivant de Savoirs.Québec, mais les sources du dossier ne permettent pas de confirmer sa présence dans la province.

Observations au Québec

49 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Coleophora trifolii
Visuel documentaire des traces typiques
  • Chercher sur le mélilot (Melilotus) et parfois le trèfle, plantes hôtes principales de la larve.
  • Présence d'un fourreau tubulaire en soie, brun foncé à noirâtre, d'environ 1 cm, fixé aux gousses ou aux feuilles.
  • Le fourreau est légèrement courbé et sa bouche forme un angle oblique par rapport au support.
  • Gousses de mélilot percées d'un petit trou rond, avec les graines vidées de leur contenu.
  • Sur les feuilles, taches de mine claires et translucides, chacune avec un trou d'entrée circulaire où le fourreau était appuyé.
  • Les fourreaux vides restent souvent fixés aux tiges ou aux feuilles sèches après le départ de la larve.
  • Petits adultes vert bronzé métallique, à longues antennes, visibles le jour autour des fleurs de mélilot au début de l'été.

Portrait et mode de vie

Coleophora trifolii appartient à l'ordre des lépidoptères et à la famille des Coleophoridae, un ensemble de très petits papillons dont les chenilles portent, pendant une grande partie de leur développement, un fourreau de soie qu'elles transportent en se déplaçant. Le genre Coleophora compte plusieurs centaines d'espèces dans le monde, souvent difficiles à distinguer les unes des autres sans examen attentif.

L'adulte est un papillon de petite taille aux ailes étroites et frangées, caractéristiques de la famille. Les ailes antérieures présentent un reflet métallique vert bronzé, et les antennes, longues et fines, sont portées vers l'avant au repos. Au repos, l'insecte adopte une posture typique des coléophores, les ailes serrées le long du corps et la partie antérieure légèrement relevée.

Les adultes volent en été et sont généralement observés à proximité immédiate de leurs plantes hôtes, les mélilots. Des sources européennes signalent une activité diurne par temps ensoleillé; ces observations ne décrivent pas nécessairement le comportement de l'espèce au Québec. Leur petite taille les rend facilement inaperçus pour un observateur non averti.

Répartition

L'aire d'origine de Coleophora trifolii se situe dans la région paléarctique, notamment en Europe, où l'espèce est largement documentée, entre autres au Royaume-Uni. Elle est également signalée en Amérique du Nord, où les mélilots, ses plantes hôtes, ont été introduits.

L'espèce figure au catalogue du vivant de Savoirs.Québec. Sa fiche indique 49 occurrences GBIF, sans en préciser la localisation; ce chiffre ne permet donc pas d'établir sa répartition au Québec.

Les mélilots sont ses plantes hôtes, mais leur présence dans un milieu ne permet pas d'y établir celle de l'insecte.

La fiche du catalogue ne renseigne ni rang de priorité provincial ni statut en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.

Croissance et cycle de vie

Comme tous les lépidoptères, Coleophora trifolii connaît une métamorphose complète comprenant quatre stades : œuf, chenille, chrysalide et adulte.

Les chenilles sont associées aux mélilots, dont elles consomment les graines, et vivent dans un fourreau portatif, caractéristique du genre Coleophora.

Les adultes sont observés en été. Le dossier ne permet pas de préciser l'hivernage, le nombre de générations annuelles ni la phénologie de l'espèce au Québec.

Régime alimentaire

La chenille de Coleophora trifolii est spécialisée sur les plantes du genre Melilotus, de la famille des fabacées (légumineuses). Les principales plantes hôtes signalées sont :

  • le mélilot blanc (Melilotus albus) ;
  • le mélilot officinal ou mélilot jaune (Melilotus officinalis) ;
  • d'autres espèces de mélilots selon les régions, notamment en Europe.

La larve se nourrit principalement des graines contenues dans les petites gousses des mélilots. Ce régime séminivore la distingue de nombreux autres coléophores, dont les chenilles sont mineuses de feuilles et laissent sur le limbe des taches caractéristiques.

L'association des chenilles aux mélilots ne permet toutefois pas de déduire la répartition de l'espèce à partir de celle de ces plantes.

Relations avec les autres espèces

Coleophora trifolii s'insère dans la communauté d'insectes associée aux mélilots, plantes très fréquentées par les pollinisateurs, dont les abeilles domestiques et de nombreuses abeilles sauvages.

Comme les autres microlépidoptères, l'espèce constitue une ressource alimentaire pour divers prédateurs : araignées, insectes prédateurs et oiseaux insectivores. Le fourreau offre une certaine protection, mais les chenilles de coléophores sont néanmoins la cible de guêpes parasitoïdes spécialisées, notamment des hyménoptères de petite taille qui pondent dans les larves.

La famille des Coleophoridae compte plusieurs espèces associées aux légumineuses. La ressemblance entre espèces du genre Coleophora peut rendre leur identification difficile.

Relations avec l'humain

Les mélilots dont il dépend ont été cultivés en Amérique du Nord comme plantes fourragères, engrais verts et plantes mellifères, avant de se naturaliser largement dans les milieux perturbés.

Les mélilots sont par ailleurs considérés comme envahissants dans certains milieux naturels ouverts d'Amérique du Nord.

L'espèce intéresse surtout les entomologistes et les naturalistes amateurs qui inventorient les microlépidoptères. Les observations photographiques peuvent contribuer à documenter l'espèce, sous réserve d'une identification fiable compte tenu de la ressemblance entre espèces du genre.

Anecdotes

  • L'épithète spécifique trifolii renvoie au genre Trifolium, celui des trèfles. Ce choix s'explique par l'histoire de la nomenclature botanique : les mélilots ont longtemps été classés parmi les trèfles, avant d'être réunis dans le genre Melilotus.
  • Le nom anglais Large Clover Case-bearer (« grand porte-fourreau du trèfle ») reflète la même association historique avec les trèfles, alors que la plante hôte réelle est le mélilot.
  • Les chenilles du genre Coleophora sont souvent plus faciles à identifier par la forme de leur fourreau que les adultes eux-mêmes, qui se ressemblent beaucoup d'une espèce à l'autre.
  • L'espèce a été décrite en 1832 par l'entomologiste britannique John Curtis, auteur d'un important ouvrage illustré sur les insectes de Grande-Bretagne.

Sources

  1. Catalogue du vivant de Savoirs.Québec — fiche Coleophora trifolii
  2. GBIF — Système mondial d'information sur la biodiversité
  3. Butterflies and Moths of North America — Coleophora trifolii
  4. Butterflies and Moths of North America — Famille Coleophoridae
  5. NBN Atlas — Coleophora trifolii
  6. UKMoths — Coleophora trifolii
  7. NatureSpot — Large Clover Case-bearer
  8. Catalogue systématique mondial des Coleophoridae (ministère espagnol de l'Agriculture, MAPA)
  9. Coleophoridae — Coleophora trifolii (gdoremi)
  10. Catalogue of Life
  11. Wikispecies — Coleophora

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. NBN Atlas - Coleophora
  2. ZooKeys (records de Coleoptera au Québec, contexte provincial des inventaires)
  3. ZooKeys (records de Coleoptera au Québec, contexte provincial des inventaires)
  4. Butterflies and Moths of North America - Regional Species Checklists
  5. Butterflies and Moths of North America - Regional Species Checklists
  6. COSEPAC
  7. La liste des espèces de lépidoptères du Canada (référence générale)
  8. Coleophora — Википедия
  9. Coleophora trifolii - Wikipedia
  10. Category:Coleophora - Wikimedia Commons

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : coleophora trifolii, coleophoridae, microlépidoptère, papillon de nuit, mélilot, porte-fourreau, lépidoptères du québec, insecte séminivore

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Synthèse de l'arbitre : Les deux avis reconnaissent une classification correcte, une rédaction soignée et des sources publiques pertinentes. Ils convergent sur un point à corriger : l’inscription au catalogue et les 49 occurrences GBIF non localisées ne permettent pas de décrire la présence ou la répartition de l’espèce au Québec. Plusieurs détails biologiques et conclusions provinciales dépassent aussi ce que le dossier établit. Comme il s’agit du dernier tour et que ces passages peuvent être retirés ou nuancés directement, l’article est publié avec les retouches indiquées. Confiance : 82 % (28 septembre 2026)

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