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Le vivant

Colibri à gorge améthyste

Le colibri à gorge améthyste (Lampornis amethystinus) est un oiseau de la famille des Trochilidés propre aux forêts de montagne du Mexique et du nord de l'Amérique centrale. Au Québec, il figure dans les listes ornithologiques comme espèce accidentelle, sans présence régulière ni nidification. Il ne doit pas être confondu avec le colibri à gorge rubis, le seul colibri observé couramment dans la province. Son rang de conservation provincial est SNA et sa fiche porte la mention « Non suivie » au champ LEMV.

Observations au Québec

15 occurrences GBIF.

Traces et indices

Traces et indices de Colibri à gorge améthyste
Visuel documentaire des traces typiques
  • Espèce absente du Québec : ses traces se cherchent dans les forêts de pins-chênes et les forêts de nuages des montagnes du Mexique et d'Amérique centrale, généralement entre 1500 et 3000 m d'altitude.
  • Le nid est une petite coupe compacte faite de duvet végétal, liée avec de la soie d'araignée et souvent camouflée à l'extérieur avec de la mousse et des lichens.
  • Le nid est souvent fixé sur une branche basse ou une tige pendante, fréquemment au-dessus d'un talus, d'un ravin ou d'un cours d'eau.
  • Une ponte typique de colibri compte deux œufs blancs minuscules, allongés, déposés dans une coupe à peine plus large qu'une pièce de monnaie.
  • Les empreintes sont pratiquement introuvables : l'oiseau marche très peu et ses pattes minuscules ne laissent pas de marques utiles.
  • Sous les perchoirs habituels, on peut voir de petites fientes liquides et blanchâtres, en gouttelettes, sur les feuilles ou le sol.
  • L'oiseau revient souvent à la même brindille dégagée, près d'un massif de fleurs tubulaires, comme des sauges, qu'il défend contre les autres colibris.
  • Des fleurs tubulaires percées à la base signalent plutôt des oiseaux voleurs de nectar ; ce colibri boit par l'ouverture de la corolle sans l'abîmer.

Portrait et mode de vie

Le colibri à gorge améthyste appartient au genre Lampornis, un groupe de colibris de montagne désignés en anglais sous le nom de « mountain-gems ». Son nom anglais actuel est Amethyst-throated Mountain-gem.

Comme les autres membres de la famille des Trochilidés, c'est un oiseau de petite taille, au vol rapide et capable de pratiquer le vol stationnaire devant les fleurs. Le mâle se reconnaît à sa gorge colorée, d'une teinte violacée à laquelle l'espèce doit son nom ; la femelle présente une gorge plus terne, de teinte chamois. Les deux sexes portent un trait clair derrière l'œil, qui contraste avec une joue sombre, caractère fréquent dans le genre Lampornis.

L'espèce fréquente principalement les forêts de montagne : forêts de pins et de chênes, forêts humides d'altitude et lisières fleuries. Elle y mène une vie essentiellement solitaire, comme la plupart des colibris, les individus défendant souvent des sources de nourriture. Son mode de vie est donc associé à des milieux tempérés d'altitude situés en zone tropicale, bien différents des habitats qu'occupe au Québec le colibri à gorge rubis.

Répartition

Aire habituelle

L'aire de répartition du colibri à gorge améthyste est centrée sur les régions montagneuses du Mexique et s'étend vers le sud-est jusqu'au nord de l'Amérique centrale. L'espèce est considérée comme sédentaire à l'échelle de son aire, avec des déplacements altitudinaux possibles selon les saisons et la floraison.

Statut au Québec

Au Québec, l'espèce est classée comme accidentelle ou non régulière. La liste des oiseaux du Québec tenue par Avibase la mentionne sous le nom français « Colibri à gorge améthyste », avec le statut rare ou accidentel. Ce statut signale des mentions exceptionnelles et non une population établie : aucune nidification n'est connue dans la province.

Le catalogue du vivant attribue à l'espèce le rang de conservation provincial SNA, qui désigne les espèces pour lesquelles une évaluation n'est pas applicable, notamment les espèces accidentelles. La présence d'un colibri néotropical sédentaire aussi loin au nord demeure hors du commun, l'aire habituelle de l'espèce se trouvant à plusieurs milliers de kilomètres du Québec.

Contexte canadien

La diversité des colibris au Canada est limitée. Dans l'est du pays, et en particulier au Québec, le colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) est la seule espèce régulière et nicheuse ; les autres colibris n'y sont signalés qu'à titre exceptionnel.

Croissance et cycle de vie

Le cycle de vie du colibri à gorge améthyste suit le modèle général des Trochilidés. Chez les colibris, le mâle ne participe pas à l'élevage des jeunes : la femelle construit seule le nid, couve les œufs et nourrit les oisillons.

Le nid des colibris est une petite coupe faite de fibres végétales, de duvet et de mousses, liés par des fils de toile d'araignée qui lui confèrent souplesse et solidité, puis souvent camouflés à l'extérieur par des lichens. La ponte habituelle de la famille compte deux œufs blancs.

Les colibris ont un métabolisme très élevé. Pour économiser leur énergie lors des nuits froides, plusieurs espèces entrent dans un état de torpeur au cours duquel la température corporelle et le rythme cardiaque diminuent fortement. Cette capacité est particulièrement utile aux espèces des forêts d'altitude, comme celles du genre Lampornis, exposées à des températures nocturnes basses.

Aucune reproduction n'a été constatée au Québec, où l'espèce est classée comme accidentelle.

Relations avec l'humain

Au Québec, le colibri à gorge améthyste intéresse surtout les ornithologues amateurs et les compilateurs de listes régionales, pour qui toute mention d'une espèce accidentelle constitue un événement notable. Les observations d'espèces rares sont généralement soumises à une validation documentée, par exemple au moyen de photographies, avant d'être retenues dans les listes officielles.

L'identification des colibris exige de la prudence. Les femelles et les jeunes de plusieurs espèces se ressemblent, et la couleur des plumes irisées de la gorge varie fortement selon l'angle de la lumière. Au Québec, pratiquement tout colibri observé aux mangeoires ou aux fleurs est un colibri à gorge rubis.

Le catalogue du vivant inscrit « Non suivie » au champ LEMV pour cette espèce.

Relations avec les autres espèces

Comme les autres colibris, le colibri à gorge améthyste joue un rôle de pollinisateur. En visitant les fleurs pour y puiser du nectar, il transporte du pollen d'une plante à l'autre. De nombreuses plantes néotropicales pollinisées par les colibris présentent des fleurs tubulaires, souvent rouges ou vivement colorées, adaptées au long bec et à la langue de ces oiseaux.

Les colibris sont réputés pour leur comportement territorial autour des sources de nectar abondantes. Dans les forêts d'altitude, le colibri à gorge améthyste partage son habitat avec plusieurs autres espèces de colibris, dont d'autres membres du genre Lampornis.

Le genre Lampornis regroupe plusieurs espèces proches, réparties du sud-ouest des États-Unis au Panama, parmi lesquelles le colibri à gorge pourprée (Lampornis calolaemus) d'Amérique centrale.

En raison de leur petite taille, les colibris peuvent être la proie d'oiseaux de proie de petite taille, de serpents ou d'autres prédateurs opportunistes, en particulier au nid.

Régime alimentaire

Le régime alimentaire du colibri à gorge améthyste repose, comme celui des autres Trochilidés, sur deux sources principales :

  • le nectar des fleurs, riche en sucres, qui fournit l'énergie nécessaire au vol stationnaire et à un métabolisme très élevé ;
  • les petits arthropodes, insectes et araignées, qui apportent les protéines indispensables, en particulier pendant la croissance des oisillons.

Les colibris prélèvent le nectar à l'aide d'une langue longue et fourchue, capable d'effectuer de nombreux mouvements par seconde. Les petits insectes sont capturés en vol ou cueillis sur le feuillage et les toiles d'araignée.

Les besoins énergétiques élevés des colibris les obligent à se nourrir fréquemment tout au long de la journée. Dans les forêts de montagne qu'habite l'espèce, la disponibilité des fleurs varie selon l'altitude et la saison, ce qui peut entraîner des déplacements locaux vers les secteurs les plus fleuris.

Au Québec, les mangeoires à eau sucrée et les plantes indigènes à fleurs tubulaires aménagées pour le colibri à gorge rubis constituent les endroits où un colibri inhabituel a le plus de chances d'être remarqué.

Sources

  1. Catalogue du vivant de Savoirs.Québec — fiche Lampornis amethystinus
  2. Avibase — Liste des oiseaux du Québec
  3. Wikipédia — Lampornis amethystinus
  4. Wikipédia — Lampornis
  5. Wikipédia — Trochilidae
  6. Oiseaux.net — Colibri améthyste
  7. Oiseaux.net — Colibri à gorge pourprée
  8. Fédération canadienne de la faune — Les colibris
  9. Les colibris du Canada
  10. Colibri — Comment les identifier ?
  11. WWF Canada — Comment attirer et aider les colibris avec des plantes indigènes
  12. Larousse — Colibri
  13. GBIF — Lampornis amethystinus (clé 2476742)

Recherche documentaire

Références recueillies lors de la recherche web du dossier, en complément des sources citées dans le texte.

  1. L’université de Sherbrooke — Usito, « colibri »
  2. Go oiseaux! — Très colorés
  3. Grand Québec — Colibri
  4. Accueil
  5. colibri — Wiktionnaire, le dictionnaire libre
  6. Fichier:Lampornis amethystinus map.svg — Wikipédia
  7. 15 mai 2009 - Magazine - Québec Oiseaux - miLibris
  8. Colibri — Wikipédia

Modèles ayant contribué : Recherche documentaire — Sonar Pro · Rédaction — Claude Opus 5 5 · Comité — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage — GPT 6 Sol · Visuel — Organisme dans son milieu — Catalogue · Visuel — Organisme détouré — Catalogue · Comité visuel — OpenAI — GPT 6 Sol · Comité visuel — Anthropic — Claude Opus 5 5 · Arbitrage visuel — GPT 6 Sol · Visuel — Traces et indices — GPT Image 2.5 Sunburst

Mots-clés : colibri, trochilidés, lampornis, oiseau accidentel, ornithologie, espèce rare, amérique centrale, pollinisateur

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Synthèse de l'arbitre : Les deux avis confirment que l’article présente correctement le statut accidentel de l’espèce au Québec et son aire habituelle. Le désaccord porte surtout sur la portée juridique donnée au champ LEMV et sur une référence Oiseaux.net qui concerne une autre espèce. Ces points, ainsi que quelques affirmations trop catégoriques, peuvent être corrigés directement dans ce dernier tour sans remettre en cause l’article. Confiance : 88 % (27 septembre 2026)

Une validation par le comité réduit les risques d'erreur sans les éliminer. Les sources citées font foi. Processus éditorial : débat, visuels et historique.