Portrait et mode de vie
Craspedolepta flavida appartient à la superfamille des Psylloidea, un groupe d'hémiptères dont les représentants sont appelés psylles ou, en anglais, jumping plant lice, en raison de leur aptitude à sauter. La classification actuelle place le genre Craspedolepta dans la famille des Aphalaridae.
Les psylles sont de petits insectes, généralement de quelques millimètres de longueur à l'état adulte. Ils possèdent des pièces buccales de type piqueur-suceur qui leur permettent de prélever la sève des plantes. Au repos, leurs ailes antérieures sont habituellement repliées en toit au-dessus de l'abdomen. Leurs pattes postérieures, adaptées au saut, leur permettent de fuir rapidement en cas de dérangement.
L'épithète spécifique flavida dérive du latin et évoque une teinte jaunâtre. Les caractères précis de coloration et de morphologie qui distinguent cette espèce de ses proches parents relèvent toutefois de l'examen spécialisé, l'identification des psylles reposant souvent sur l'observation de la nervation alaire, des antennes et des pièces génitales.
La plupart des psylles présentent une forte spécificité envers leurs plantes hôtes : chaque espèce se développe sur une seule plante ou sur un petit groupe de plantes apparentées. Ce trait est caractéristique du genre Craspedolepta.
Répartition
Le genre Craspedolepta est répandu dans la région holarctique et compte de nombreuses espèces en Amérique du Nord, où il constitue l'un des genres de psylles les plus diversifiés.
Craspedolepta flavida figure au catalogue des organismes documentés au Québec. Au moment de la consultation, le Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF) recensait 68 occurrences de l'espèce sous la clé taxonomique 2013690. Ce nombre modeste reflète à la fois la petite taille de l'insecte, sa discrétion et le nombre restreint de spécialistes qui étudient les psylles.
La répartition détaillée de l'espèce dans les régions administratives du Québec n'est pas établie avec précision. Comme pour beaucoup de petits insectes, les mentions dépendent largement de l'effort d'échantillonnage, notamment des collectes au filet fauchoir réalisées dans les prairies, les friches et les bordures de milieux naturels.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Clé taxonomique GBIF | 2013690 |
| Occurrences dans GBIF | 68 |
Croissance et cycle de vie
Comme tous les hémiptères, Craspedolepta flavida se développe par métamorphose incomplète : l'œuf donne naissance à une larve, souvent appelée nymphe, qui ressemble partiellement à l'adulte et grandit par mues successives sans passer par un stade de nymphose. Chez les psylles, le développement comprend habituellement cinq stades larvaires.
Les larves de psylles sont généralement aplaties et peu mobiles. Elles se nourrissent sur la plante hôte, dont elles prélèvent la sève. Chez plusieurs espèces du genre Craspedolepta, les études nord-américaines ont montré que les larves vivent sur les parties basses ou souterraines de la plante hôte, comme les racines ou les rhizomes, tandis que les adultes fréquentent le feuillage.
Dans les régions au climat froid comme le Québec, le cycle annuel des psylles est rythmé par la saison de croissance des plantes. Le stade hivernant, le nombre de générations par année et la période de vol des adultes propres à Craspedolepta flavida ne sont pas précisés dans la documentation consultée.
Régime alimentaire
Craspedolepta flavida est un insecte phytophage. À l'instar des autres psylles, il insère ses stylets buccaux dans les tissus de la plante pour en aspirer la sève, principalement celle du phloème, riche en sucres.
La sève élaborée étant pauvre en certains nutriments, notamment en acides aminés essentiels, les psylles hébergent des bactéries symbiotiques qui compensent ces carences. L'excédent de sucres ingérés est rejeté sous forme de miellat, un liquide sucré caractéristique des hémiptères suceurs de sève.
Les espèces du genre Craspedolepta sont principalement associées à des plantes herbacées vivaces, en particulier de la famille des Astéracées (par exemple les armoises et les verges d'or) et, pour certaines espèces, de la famille des Onagracées. La plante hôte précise de Craspedolepta flavida n'est pas confirmée dans la documentation consultée.
Relations avec les autres espèces et avec l'humain
Par son mode de vie, Craspedolepta flavida s'inscrit dans les réseaux trophiques des milieux herbacés. Les psylles servent de proies à divers prédateurs, dont des araignées, des coccinelles, des punaises prédatrices et des larves de chrysopes. Ils sont aussi exploités par de petites guêpes parasitoïdes qui pondent dans les larves.
La relation étroite entre les psylles et leurs plantes hôtes fait de ce groupe un sujet d'intérêt pour l'étude de la coévolution entre insectes et végétaux. Certaines espèces de psylles d'autres genres sont reconnues comme ravageurs agricoles ou forestiers, ou encore comme vecteurs de maladies des plantes. Aucune importance économique n'est toutefois signalée pour Craspedolepta flavida.
Au Québec, l'espèce relève surtout de l'intérêt scientifique et naturaliste. Les mentions disponibles proviennent essentiellement de collections entomologiques et de bases de données sur la biodiversité. Aucun statut de conservation, ni rang de priorité provincial (rang S), ni désignation en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables n'est associé à l'espèce dans le catalogue consulté.
