Portrait et mode de vie
La garcette-goitre est un poisson marin rattaché au genre Bathylagus et à la famille des Bathylagidés. Cette famille regroupe des poissons de petite taille désignés en anglais sous le terme blacksmelts, littéralement « éperlans noirs », appellation qui traduit une ressemblance générale de silhouette avec les éperlans. Le nom anglais retenu pour l'espèce est Goiter Blacksmelt.
Les Bathylagidés sont, de façon générale, des poissons marins au corps allongé dont les représentants vivent dans la colonne d'eau plutôt qu'au contact du fond. Ces caractères s'appliquent à la famille dans son ensemble ; les traits morphologiques et comportementaux propres à la garcette-goitre ne sont pas détaillés dans les répertoires fauniques québécois, qui se limitent à en consigner l'identité taxinomique et le statut de présence.
Au Québec, la fiche d'espèce du catalogue du vivant classe la garcette-goitre parmi les poissons d'origine indigène et qualifie sa régularité d'« accidentel ou non régulier ». Ces deux mentions constituent l'essentiel de ce qui est établi sur sa situation dans la province : elles indiquent que l'espèce est reconnue comme faisant naturellement partie de la faune susceptible d'y être rencontrée, sans y être considérée comme un élément régulier. Le groupe faunique auquel elle est rattachée au catalogue est celui des poissons, dans la classe des Actinopterygii.
Classification et nomenclature
La position taxinomique retenue au catalogue du vivant du Québec est la suivante :
| Rang | Taxon |
|---|---|
| Classe | Actinopterygii |
| Ordre | Argentiniformes |
| Famille | Bathylagidae |
| Genre | Bathylagus |
| Espèce | Bathylagus euryops |
L'ordre des Argentiniformes réunit plusieurs familles de poissons marins, dont celle des Bathylagidés à laquelle appartient l'espèce.
« Garcette-goitre » est le nom français normalisé du taxon. Il s'agit d'une dénomination zoologique, qui ne se confond pas avec les emplois usuels du mot « garcette » — lequel désigne notamment, en langue générale, un cordage de faible diamètre employé à bord des navires — ni avec le mot « goitre », qui nomme en médecine une hypertrophie de la glande thyroïde.
La fiche d'espèce rattache la garcette-goitre à la clé de taxon 2410971 du Système mondial d'information sur la biodiversité (GBIF) ; le décompte d'occurrences GBIF consigné dans cette fiche est de 0.
Répartition
La répartition de la garcette-goitre est celle d'un poisson marin ; le genre Bathylagus et la famille des Bathylagidés comptent des représentants dans les grands bassins océaniques, y compris l'Atlantique Nord.
Pour le Québec, le nom « garcette-goitre » figure dans une liste collaborative de poissons d'eau de mer associés aux côtes québécoises, source qui place l'espèce parmi les poissons marins susceptibles d'y être rencontrés. Cette mention, qui ne provient pas d'un registre officiel provincial, gagne à être lue avec les qualificatifs du catalogue du vivant : origine indigène et régularité « accidentel ou non régulier ».
Aucune délimitation fine de l'aire fréquentée par l'espèce dans les eaux marines associées au Québec n'est établie par les répertoires consultés. Le portrait québécois se résume ainsi à un signal de présence consigné à des fins d'inventaire, accompagné d'un rang de précarité provinciale « SNA », c'est-à-dire non évaluée à l'échelle du Québec.
Nutrition et écologie trophique
Les éléments disponibles sur l'alimentation de la garcette-goitre relèvent des traits généraux attribués à la famille des Bathylagidés, et non d'observations propres à l'espèce. Les poissons de cette famille sont généralement décrits comme des consommateurs de plancton animal, capturé dans la colonne d'eau.
Dans les écosystèmes océaniques, les petits poissons planctonophages occupent une position intermédiaire du réseau trophique, entre la production planctonique et des prédateurs de plus grande taille. Cette description générale ne renseigne pas sur les proies particulières de la garcette-goitre, sur ses taux de consommation ni sur les variations saisonnières de son régime.
Pour les eaux marines associées au Québec, aucune donnée de régime alimentaire, d'abondance ou de tendance démographique n'est consignée pour cette espèce. Sa mention au catalogue du vivant est de nature taxinomique et statutaire.
Relations avec les autres espèces
Les interactions écologiques propres à la garcette-goitre ne sont pas documentées dans les répertoires fauniques québécois. L'espèce y est consignée sans information sur ses prédateurs, ses compétiteurs, ses parasites ou d'éventuelles associations avec d'autres organismes.
À l'échelle de la famille des Bathylagidés, les poissons planctonophages de petite taille sont généralement considérés comme des proies potentielles pour des animaux marins de niveau trophique supérieur. Cette généralité ne permet pas d'attribuer à la garcette-goitre des relations précises dans les eaux associées au Québec.
Une meilleure connaissance de ces interactions supposerait des travaux portant spécifiquement sur l'espèce ou sur les communautés de poissons marins dans lesquelles elle a été signalée.
Relations avec l'humain
La garcette-goitre est connue du public québécois essentiellement par son inscription dans les répertoires d'espèces. Elle apparaît dans le catalogue du vivant du Québec comme poisson indigène de présence accidentelle ou non régulière, et son nom français figure dans une liste collaborative de poissons d'eau de mer associés au Québec.
L'intérêt de cette consignation est d'ordre documentaire : les catalogues fauniques enregistrent les taxons signalés sur un territoire, y compris ceux dont la présence est occasionnelle, afin de garder trace de la composition de la faune régionale et de permettre la révision ultérieure des listes à mesure que de nouvelles informations sont validées.
Le nom français normalisé de l'espèce retient par ailleurs l'attention pour des raisons linguistiques, puisqu'il associe deux mots dont les sens courants en français — un cordage pour « garcette », une affection de la thyroïde pour « goitre » — appartiennent à des domaines tout autres que l'ichtyologie.
Statut et mentions du catalogue
La fiche d'espèce du catalogue du vivant du Québec consigne les mentions suivantes :
- groupe : poissons ;
- origine : indigène ;
- régularité : accidentel ou non régulier ;
- rang de précarité provinciale (rang S) : SNA, soit une espèce non évaluée à l'échelle du Québec ;
- mention relative à la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables : « LEMV : non suivie » ;
- clé de taxon GBIF : 2410971, avec un décompte d'occurrences consigné de 0.
Ces indications sont de nature documentaire. Le rang « SNA » ne constitue pas un statut de conservation : il signale que l'espèce n'a pas fait l'objet d'une évaluation de précarité à l'échelle du Québec. La mention « LEMV : non suivie » se lit de la même manière, comme une donnée de la fiche et non comme un jugement sur la vulnérabilité de l'espèce.
Aucune donnée d'abondance, de tendance ou de distribution détaillée n'accompagne ces mentions pour le territoire québécois.
Anecdotes
Le nom français normalisé de l'espèce peut surprendre un lecteur non averti. En langue générale, « garcette » nomme notamment un cordage de faible diamètre utilisé en marine, et le mot connaît d'autres emplois attestés dans les dictionnaires ; « goitre » désigne pour sa part une augmentation de volume de la glande thyroïde. Appliqué à Bathylagus euryops, le composé « garcette-goitre » relève de la nomenclature zoologique française.
L'appellation anglaise blacksmelt, « éperlan noir », rattache ces poissons, par la ressemblance, aux éperlans, alors que la famille des Bathylagidés se classe dans l'ordre des Argentiniformes.
La fiche québécoise de l'espèce affiche un décompte d'occurrences GBIF de 0, ce qui illustre le caractère très ténu de la documentation associée à ce taxon dans les répertoires consultés.