Toponymie
Le nom de la ville est rattaché par la Commission de toponymie du Québec à l'ancienne seigneurie de Bécancour, acquise en 1684 par Pierre Robineau, deuxième baron de Portneuf. Le nom est également porté par la rivière Bécancour, qui se jette dans le Saint-Laurent sur le territoire municipal, ainsi que par la MRC dont la ville est le chef-lieu.
Une étymologie populaire, selon laquelle le nom dériverait de l'expression « bec encore », circule dans la tradition locale. La Commission de toponymie la présente comme une anecdote et non comme l'origine historique du nom.
Le gentilé officiel est Bécancourois, Bécancouroise.
Histoire
Le territoire de Bécancour s'inscrit dans l'histoire seigneuriale de la Nouvelle-France, la seigneurie qui lui a légué son nom ayant été acquise à la fin du XVIIe siècle par la famille Robineau de Portneuf. Plusieurs paroisses et villages se sont ensuite développés le long du fleuve et à l'intérieur des terres, à vocation essentiellement agricole.
La ville actuelle a été constituée le 17 octobre 1965 par le regroupement de onze municipalités. Cette fusion, d'une ampleur inhabituelle pour l'époque, est liée au projet de création d'un vaste pôle industriel et portuaire sur la rive sud du Saint-Laurent, face à Trois-Rivières. Le Parc industriel et portuaire de Bécancour est devenu par la suite un élément central du développement de la ville.
La centrale nucléaire de Gentilly-2, implantée dans le secteur de Gentilly, a marqué l'histoire récente de la municipalité. Elle est arrêtée depuis 2012.
En octobre 2026, le conseil municipal a adopté une planification stratégique couvrant la période 2027-2037, dans laquelle le vieillissement des infrastructures municipales est désigné comme l'un des principaux défis de la décennie.
Géographie et territoire
Bécancour est située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, directement en face de Trois-Rivières, dans la région administrative du Centre-du-Québec (17). Elle fait partie de la MRC de Bécancour, qui regroupe douze municipalités, et en est le chef-lieu. La réserve abénaquise de Wôlinak est également recensée dans le portrait territorial de la MRC.
La superficie totale de la ville est de 495,28 km², dont 439,4 km² de superficie terrestre selon le décret de population de 2026. La rivière Bécancour traverse le territoire avant de rejoindre le Saint-Laurent.
Secteurs
La ville se compose de six secteurs, héritiers des anciennes municipalités regroupées en 1965 :
- Bécancour
- Gentilly
- Précieux-Sang
- Sainte-Angèle-de-Laval
- Sainte-Gertrude
- Saint-Grégoire
Le boulevard Bécancour, tronçon de la route 132, longe le fleuve et relie plusieurs de ces secteurs.
Démographie
Selon le décret de population du gouvernement du Québec, Bécancour compte 14 788 habitants en 2026. L'Institut de la statistique du Québec estimait pour sa part la population à 14 401 personnes au 1er juillet 2022.
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 14 788 |
| 2025 | 14 555 |
| 2024 | 14 438 |
| 2023 | 14 733 |
| 2017 | 12 975 |
Entre 2017 et 2026, la population est passée de 12 975 à 14 788 habitants, soit une hausse d'environ 1 800 personnes. Les chiffres de 2023 à 2026 montrent une baisse en 2024, suivie d'une reprise en 2025 et en 2026.
Administration et vie politique
Bécancour est régie par la Loi sur les cités et villes. Le conseil municipal est formé d'un maire et de six conseillères et conseillers. L'hôtel de ville est situé au 1295, avenue Nicolas-Perrot. La direction générale est assurée par Chantal Dufresne.
Élection municipale de 2025
Pascal Blondin a été élu maire avec 3 366 voix, devançant la mairesse sortante Lucie Allard (2 406 voix). Le conseil issu de ce scrutin réunit Jasmine Hébert, Marie-Eve Boisclair, Marjolaine Arsenault, Annie Gauthier, Marion Lamothe et Pascal Doucet ; Jasmine Hébert et Annie Gauthier ont été élues sans opposition.
Élection municipale de 2021
Lucie Allard a remporté la mairie avec 2 040 voix, contre 1 993 pour Karl Grondin et 999 pour Denis Vouligny.
Élections municipales de 2013 et de 2017
Jean-Guy Dubois a été élu en 2013 avec 3 184 voix contre 2 614 pour Karl Grondin, puis réélu en 2017 avec 4 053 voix.
Élections municipales de 2005 et de 2009
Maurice Richard a été élu en 2005 avec 2 848 voix contre 1 543 pour Pierre Duplessis, puis reconduit sans opposition en 2009.
Représentation provinciale
La ville fait partie de la circonscription de Nicolet-Bécancour. À l'élection générale du 5 octobre 2026, Guillaume Langlois (Parti conservateur du Québec) l'a emporté avec 41,21 % des voix, devant Jérôme Gagnon (Parti québécois, 28,8 %) et le député sortant Donald Martel (Coalition avenir Québec, 16,35 %), avec une participation de 75,2 %. Donald Martel avait représenté la circonscription après ses victoires de 2014, de 2018 et de 2022.
Économie
L'économie de Bécancour s'articule autour du Parc industriel et portuaire de Bécancour, qui accueille des entreprises de transformation industrielle et dispose d'installations portuaires sur le Saint-Laurent. L'agriculture demeure présente dans les secteurs ruraux, où l'élevage laitier figure parmi les activités recensées.
En octobre 2026, la malterie d'Innomalt, établie à Bécancour et placée à l'abri de ses créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, a trouvé un repreneur lui permettant de poursuivre ses activités.
Richesse foncière uniformisée
| Année | RFU |
|---|---|
| 2026 | 4 110 322 897 $ |
| 2025 | 3 684 221 879 $ |
| 2024 | 3 381 440 957 $ |
| 2023 | 2 672 650 216 $ |
| 2017 | 1 671 642 490 $ |
La richesse foncière uniformisée a plus que doublé entre 2017 et 2026.
Entreprises
En octobre 2026, le Registraire des entreprises recense 1 281 entreprises actives immatriculées à Bécancour et 1 218 entreprises radiées ou inactives. Les sociétés par actions constituent la forme juridique la plus répandue (1 030), devant les entreprises individuelles (102) et les sociétés en nom collectif (67).