Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec (carte électorale de 2017, code 138), la circonscription de Drummond–Bois-Francs comprend les municipalités suivantes :
- Chesterville (M)
- Ham-Nord (CT)
- Kingsey Falls (V)
- Notre-Dame-de-Ham (M)
- Notre-Dame-du-Bon-Conseil (P)
- Notre-Dame-du-Bon-Conseil (VL)
- Saint-Albert (M)
- Sainte-Clotilde-de-Horton (M)
- Saint-Cyrille-de-Wendover (M)
- Sainte-Élizabeth-de-Warwick (M)
- Saint-Félix-de-Kingsey (M)
- Sainte-Hélène-de-Chester (M)
- Saint-Lucien (M)
- Saints-Martyrs-Canadiens (P)
- Saint-Rémi-de-Tingwick (M)
- Saint-Samuel (M)
- Sainte-Séraphine (P)
- Tingwick (M)
- Warwick (V)
Elle comprend aussi la partie de la ville de Drummondville située au nord-est des boulevards Saint-Joseph et Saint-Joseph Ouest. Le reste de Drummondville relève d'une autre circonscription.
Le territoire s'étend sur 1 789,33 km², pour une densité de 36,62 habitants par kilomètre carré (2021). Il se trouve au sud du Saint-Laurent, entre les basses terres et les contreforts des Appalaches. Les municipalités rattachées à la MRC de Drummond (Saint-Cyrille-de-Wendover, Saint-Félix-de-Kingsey, Saint-Lucien, Notre-Dame-du-Bon-Conseil et la portion de Drummondville) occupent la partie occidentale de la circonscription, tandis que celles de la MRC d'Arthabaska, dont Warwick, Kingsey Falls, Tingwick et Ham-Nord, en forment la partie orientale.
Les limites ont été établies en 2011 et reconduites sans modification lors de la révision de la carte électorale de 2017. La fiche d'Élections Québec indique en outre qu'aucun changement n'a été apporté à la circonscription lors de la révision de la carte de 2026.
Origine du nom
Le nom de la circonscription réunit deux composantes toponymiques.
Drummond
Le toponyme Drummond est attribué pour la première fois à une circonscription électorale québécoise en 1829. Il évoque la mémoire de sir Gordon Drummond (1772-1854), officier, administrateur et commandant des troupes des Canadas. En 1815, devant la menace d'une invasion américaine, il ordonne la création d'un établissement militaire et agricole sur la rive de la rivière Saint-François, qui prend le nom de Drummondville. Le nom est également porté par la MRC de Drummond.
Bois-Francs
La composante Bois-Francs rappelle la portion méridionale de l'ancienne région administrative de la Mauricie–Bois-Francs, scindée en 1997 pour former les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. La désignation remonterait au milieu du XIXe siècle ; elle s'appliquait alors aux cantons voisins de celui d'Arthabaska, à la limite des basses terres et au pied des contreforts des Appalaches. Le régionyme proviendrait de l'abondance d'érables, de hêtres, de bouleaux et d'ormes, essences dites de bois franc, sur ce territoire.
Le tiret long qui sépare les deux éléments, conforme à l'usage de la Commission de toponymie du Québec, signale la juxtaposition de deux entités géographiques distinctes.
Historique
Drummond–Bois-Francs est issue de la révision de la carte électorale québécoise de 2011, menée par la Commission de la représentation électorale. Elle succède en partie à l'ancienne circonscription de Drummond, dont l'existence remontait à 1829 sous diverses délimitations.
Antécédents : la circonscription de Drummond
| Année | Évolution |
|---|---|
| 1972 | Formation d'une nouvelle circonscription de Drummond à partir de parties d'Arthabaska, de Drummond et de Nicolet |
| 1980 | Limites identiques |
| 1985 | Limites identiques |
| 1988 | Formation à partir d'une partie de Drummond (39 940 électeurs) |
| 1992 | Formation à partir de Drummond (41 523 électeurs) et d'une partie de Johnson (679 électeurs) |
| 2001 | Limites identiques |
Création en 2011
La nouvelle circonscription de Drummond–Bois-Francs est formée en 2011 :
- d'une partie de l'ancienne circonscription de Drummond (27 380 électeurs) ;
- d'une partie de Richmond (18 291 électeurs) ;
- d'une partie d'Arthabaska (901 électeurs) ;
- d'une partie de Nicolet-Yamaska (569 électeurs).
La portion de Drummondville située au sud-ouest des boulevards Saint-Joseph et Saint-Joseph Ouest est alors rattachée à une circonscription voisine, tandis que des municipalités rurales autrefois comprises dans Richmond et Arthabaska sont intégrées à la nouvelle entité.
La circonscription est utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 2012. La révision de 2017 l'a reconduite à l'identique.
Résultats électoraux
Élection générale du 5 octobre 2026
Charles Page, du Parti québécois, remporte la circonscription avec 30,67 % des voix, devançant de 466 voix Myriam Cournoyer, du Parti conservateur du Québec. Le député sortant, Sébastien Schneeberger (Coalition avenir Québec), termine au troisième rang. La participation atteint 70,75 % ; 725 bulletins sont rejetés.
| Candidat ou candidate | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Charles Page | PQ | 11 409 | 30,67 |
| Myriam Cournoyer | PCQ | 10 943 | 29,41 |
| Sébastien Schneeberger | CAQ | 7 233 | 19,44 |
| Colin Hendry | PLQ | 4 516 | 12,14 |
| Lila Houde | QS | 2 586 | 6,95 |
| Marco Beauchesne | PVQ | 287 | 0,77 |
| Sylvain Audet | PRQ | 230 | 0,62 |
Votes valides : 37 204 ; électeurs inscrits : 53 611.
Élection générale du 3 octobre 2022
Sébastien Schneeberger (CAQ) est réélu avec 18 747 voix (51,64 %), devant Myriam Cournoyer (PCQ, 6 314 voix, 17,39 %), Emrick Couture-Picard (PQ, 5 462 voix, 15,05 %) et Tony Martel (QS, 3 866 voix, 10,65 %). Votes valides : 36 302 ; inscrits : 53 078 ; participation : 69,6 %.
Élection générale du 1er octobre 2018
Sébastien Schneeberger (CAQ) obtient 19 577 voix (56,3 %), devant Lannïck Dinard (QS, 5 221 voix, 15,01 %), Kevin Deland (PLQ, 4 527 voix, 13,02 %) et Diane Roy (PQ, 4 360 voix, 12,54 %). Votes valides : 34 774 ; inscrits : 51 691 ; participation : 68,82 %.
Élection générale du 7 avril 2014
Sébastien Schneeberger (CAQ) l'emporte avec 13 600 voix (39,92 %), devant Daniel Lebel (PQ, 8 958 voix, 26,29 %), Isabelle Chabot (PLQ, 8 595 voix, 25,23 %) et Francis Soulard (QS, 2 116 voix, 6,21 %). Votes valides : 34 070 ; inscrits : 50 041 ; participation : 69,23 %.
Représentation à l'Assemblée nationale
Depuis sa création, la circonscription a été représentée à l'Assemblée nationale du Québec par les députés suivants, d'après les résultats officiels publiés par Élections Québec à compter de 2014.
| Période | Député | Parti |
|---|---|---|
| depuis 2026 | Charles Page | Parti québécois |
| 2014-2026 | Sébastien Schneeberger | Coalition avenir Québec |
Sébastien Schneeberger a remporté les élections générales de 2014, de 2018 et de 2022, avec des majorités croissantes jusqu'à franchir la barre des 50 % des voix en 2018 et en 2022. En 2026, le recul de la Coalition avenir Québec dans la circonscription, où son vote passe de 51,64 % à 19,44 %, profite au Parti québécois et au Parti conservateur du Québec, qui se disputent le siège à moins de deux points d'écart.
La progression du Parti conservateur du Québec est notable : sa candidate, Myriam Cournoyer, passe de 17,39 % des voix en 2022 à 29,41 % en 2026. Le Parti libéral du Québec remonte quant à lui de 4,01 % à 12,14 % entre ces deux scrutins, tandis que Québec solidaire recule de 10,65 % à 6,95 %.
Le taux de participation est demeuré relativement stable d'un scrutin à l'autre, entre 68,82 % (2018) et 70,75 % (2026), et le nombre d'électeurs inscrits a progressé de 50 041 en 2014 à 53 611 en 2026.
Démographie
Les données qui suivent proviennent du recensement du Canada de 2021 (Statistique Canada), compilées par Élections Québec.
Population et territoire
Selon les statistiques démographiques d'Élections Québec, la circonscription comptait 65 520 habitants en 2021, répartis sur 1 789,33 km², soit une densité de 36,62 habitants par kilomètre carré. Le portrait socioéconomique établi à partir des données du recensement fait état d'une population totale de 66 900 personnes. Le nombre d'électeurs inscrits associé à ces données s'élève à 53 578.
Structure par âge et sexe
| Indicateur | Valeur (2021) |
|---|---|
| 0 à 9 ans | 10,2 % |
| 10 à 19 ans | 11,1 % |
| 20 à 29 ans | 9,7 % |
| 70 à 79 ans | 10,8 % |
| 80 ans et plus | 6,2 % |
| Âge moyen | 44,6 ans |
| Âge médian | 46 ans |
| Hommes / femmes | 50 % / 50 % |
Langue et diversité
La population est très majoritairement francophone : 97,7 % des habitants parlent le français à la maison, contre 1,5 % l'anglais. Les personnes s'identifiant comme membres d'une minorité visible représentent 3,4 % de la population et celles déclarant une identité autochtone, 1,59 %.
Scolarité et revenus
En 2021, 23,7 % de la population ne détenait aucun certificat, diplôme ou grade, et 21,8 % avait pour plus haut niveau de scolarité un diplôme d'études secondaires. Le revenu médian des ménages s'établissait à 64 500 $ en 2020 et le revenu moyen à 81 200 $.