Limites
Selon la description officielle d'Élections Québec établie pour la carte électorale de 2017, la circonscription de Deux-Montagnes comprend les municipalités suivantes :
- Deux-Montagnes (ville) ;
- Saint-Eustache (ville).
Les deux municipalités font partie de la MRC de Deux-Montagnes, dans la région administrative des Laurentides. La circonscription longe le lac des Deux Montagnes et la rivière des Mille Îles, en périphérie nord-ouest de la région métropolitaine de Montréal. D'après les données d'Élections Québec tirées du recensement de 2021, elle couvre une superficie de 76,49 km², pour une densité de 826,12 habitants par kilomètre carré.
Le territoire correspond ainsi à un ensemble urbain et périurbain compact, sans territoire non organisé ni réserve autochtone. Saint-Eustache, la plus populeuse des deux villes, en constitue le principal pôle de population et de services.
Origine du nom
La circonscription électorale du lac des Deux Montagnes est créée en 1829. Elle prend le nom de Deux-Montagnes en 1853.
Le toponyme provient du lac des Deux Montagnes, qui longe la circonscription. Cette désignation a été donnée à la seigneurie concédée sur ce territoire en 1717, puis à la municipalité de Deux-Montagnes en 1963. Le lac est mentionné dès 1674 dans les écrits du jésuite Antoine Dalmas relatant ses explorations en Nouvelle-France ; il figure également sur la carte dessinée en 1684 par le cartographe et hydrographe Jean-Baptiste-Louis Franquelin.
Selon Élections Québec, l'une des deux montagnes auxquelles le lac doit son nom serait celle du Calvaire d'Oka. L'autre pourrait être la colline de Saint-Joseph-du-Lac, le mont Bleu ou encore la montagne de Rigaud.
Démographie
Le portrait qui suit provient du recensement du Canada de 2021 (Statistique Canada), selon la compilation d'Élections Québec.
Population et électorat
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Population (2021) | 63 195 |
| Électeurs inscrits (fiche officielle) | 50 543 |
| Superficie | 76,49 km² |
| Densité | 826,12 hab./km² |
| Hommes | 48,8 % |
| Femmes | 51,2 % |
Structure par âge
L'âge moyen s'établit à 42,8 ans et l'âge médian à 44 ans. Les 0 à 9 ans représentent 10,8 % de la population, les 10 à 19 ans 11,8 % et les 20 à 29 ans 9,9 %. À l'autre extrémité, les 70 à 79 ans forment 9,6 % de la population et les 80 ans et plus 4,5 %.
Langues et diversité
Le français est la langue parlée à la maison par 87,5 % de la population, contre 8,8 % pour l'anglais. Les personnes appartenant à une minorité visible représentent 11,1 % de la population, et 1,83 % des résidents déclarent une identité autochtone.
Scolarité et revenus
La part de la population sans certificat, diplôme ou grade atteint 18,2 %, et 24,2 % détiennent un diplôme d'études secondaires comme plus haut niveau atteint. En 2020, le revenu médian des ménages s'élevait à 81 000 $ et le revenu moyen à 95 100 $.
Résultats électoraux depuis 2014
Élection générale du 5 octobre 2026
Linda Vaillant, du Parti québécois, l'emporte avec 12 575 voix (36,42 %), soit une avance de 4 858 voix sur le libéral Marc Allaire. Le député sortant n'étant pas candidat, la Coalition avenir Québec, représentée par Christine Maestracci, glisse au quatrième rang. On compte 34 532 votes valides, 670 bulletins rejetés et 50 574 électeurs inscrits, pour une participation de 69,6 %.
| Candidature | Parti | Voix | % |
|---|---|---|---|
| Linda Vaillant | PQ | 12 575 | 36,42 |
| Marc Allaire | PLQ | 7 717 | 22,35 |
| Samuel Lévesque | PCQ | 5 194 | 15,04 |
| Christine Maestracci | CAQ | 4 966 | 14,38 |
| Guillaume Ducharme | QS | 3 836 | 11,11 |
| Nicolas Riqueur-Lainé | Climat Québec | 244 | 0,71 |
Élection générale du 3 octobre 2022
Benoit Charette (CAQ) est réélu avec 15 854 voix (47,08 %), devant Guillaume Lalonde (PQ, 17,16 %), Olivier Côté (QS, 14,15 %), Marc Allaire (PLQ, 10,27 %) et Isabelle Baril (PCQ, 9,82 %). Sa majorité est de 10 077 voix. Participation : 69,48 % ; 33 675 votes valides sur 49 195 électeurs inscrits.
Élection générale du 1er octobre 2018
Benoit Charette (CAQ) obtient 16 038 voix (47,44 %), devant Daniel Goyer (PQ, 19,12 %), Audrey Lesage-Lanthier (QS, 14,53 %) et Fabienne Fatou Diop (PLQ, 13,38 %). Participation : 71,1 % ; 33 806 votes valides sur 48 440 inscrits.
Élection générale du 7 avril 2014
Scrutin serré : Benoit Charette (CAQ) recueille 11 868 voix (34,16 %), contre 11 107 (31,97 %) pour le péquiste Daniel Goyer, soit un écart de 761 voix. Le libéral Luc Leclerc obtient 25,65 % et Duncan Hart Cameron (QS) 6,69 %. Participation : 74,45 % ; 34 744 votes valides sur 47 612 inscrits.
Historique électoral avant 2014
Selon les compilations historiques de l'Atlas des élections au Québec, la circonscription a connu une alternance entre le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec au cours des années 2000 :
| Élection | Parti vainqueur | % du vainqueur | Votes valides |
|---|---|---|---|
| 2012 | PQ | — | 24 070 |
| 2008 | PQ | 43,14 | 27 727 |
| 2007 | ADQ | 36,32 | 34 183 |
| 2003 | PQ | 39,54 | 31 438 |
En 2003, l'écart entre le Parti québécois (39,54 %) et le Parti libéral (38,49 %) est d'environ un point de pourcentage. En 2007, l'Action démocratique du Québec s'impose avec 36,32 % des voix, devant le Parti québécois (33,01 %) et le Parti libéral (23,94 %). Le Parti québécois reprend la circonscription en 2008 avec 43,14 % des voix.
Évolution du nombre de votes valides
Le nombre de votes valides reflète la croissance démographique de la couronne nord de Montréal au XXe siècle :
| Élection | Votes valides |
|---|---|
| 1998 | 46 423 |
| 1994 | 42 909 |
| 1989 | 31 232 |
| 1976 | 31 119 |
| 1966 | 16 928 |
| 1956 | 11 247 |
| 1944 | 5 775 |
| 1927 | 2 999 |
| 1900 | 2 633 |
| 1871 | 1 119 |
La forte baisse observée après 1998 s'explique en partie par la réduction du territoire lors de la refonte de la carte électorale de 2001.
Évolution des limites
Le territoire de la circonscription a été remanié à plusieurs reprises depuis la Confédération. Les principales étapes consignées par Élections Québec depuis 1972 sont les suivantes :
- 1972 : la nouvelle circonscription est formée d'une partie de la circonscription d'Argenteuil, de l'ancienne circonscription de Deux-Montagnes et d'une partie de celle de Terrebonne.
- 1980 : elle est formée d'une partie de la circonscription précédente de Deux-Montagnes (33 974 électrices et électeurs).
- 1985, 1988 et 1992 : les limites demeurent identiques.
- 2001 : elle est de nouveau formée d'une partie de la circonscription précédente (42 229 électrices et électeurs).
- 2011 et 2017 : les limites demeurent identiques à celles de 2001.
Depuis 2001, la circonscription se limite ainsi aux villes de Saint-Eustache et de Deux-Montagnes. La révision de la carte électorale relève de la Commission de la représentation électorale, en vertu de la Loi électorale du Québec.