Histoire
Le prix est créé en 1980 par la Société des écrivains canadiens de langue française, à l'initiative de Simone Bussières, alors présidente de la section de Québec de cet organisme. Il est attribué pour la première fois en 1981. Les sources distinguent généralement l'année de création (1980) de celle de la première remise (1981).
L'objectif est de reconnaître la nouvelle, genre bref souvent moins visible que le roman dans le paysage éditorial et médiatique, et d'en saluer les praticiens en associant le prix au nom d'une écrivaine qui s'y est illustrée.
À la fin des années 1990, l'attribution du prix est interrompue. Il est relancé en 2000 par les Écrivains francophones d'Amérique, nouvelle dénomination de la société fondatrice.
En 2010, l'administration du prix est confiée au Centre Aude pour l'étude de la nouvelle (CAEN), établi au Cégep Garneau, à Québec. Ce rattachement à un établissement d'enseignement collégial de la capitale nationale ancre durablement le prix dans le milieu littéraire de la ville de Québec, où il avait vu le jour.
Adrienne Choquette
Le prix porte le nom d'Adrienne Choquette (1915-1973), écrivaine québécoise reconnue pour sa contribution au développement de la nouvelle littéraire au Québec. Son œuvre, qui comprend notamment des nouvelles et des récits, est aujourd'hui relue pour sa modernité, comme en témoignent des analyses publiées dans la presse québécoise.
Adrienne Choquette a vécu dans le quartier Montcalm, à Québec, au 1109, avenue des Laurentides, adresse signalée par des initiatives locales de mise en valeur du patrimoine du quartier.
En associant son nom à une récompense consacrée au recueil de nouvelles, les fondateurs du prix ont voulu inscrire la reconnaissance du genre dans une filiation proprement québécoise.
Règlement et fonctionnement
Le prix récompense un recueil de nouvelles de langue française et vise à souligner l'excellence du travail d'une autrice ou d'un auteur. Depuis 1981, il s'adresse à des recueils parus au Canada au cours de l'année précédant l'attribution.
Cette règle entraîne un décalage entre l'année de publication de l'œuvre primée et l'année de remise du prix : un recueil paru en 2025, par exemple, est susceptible d'être couronné en 2026.
Le processus comprend l'annonce publique d'une liste de finalistes, relayée notamment par la presse spécialisée du milieu du livre, avant le dévoilement du lauréat ou de la lauréate. Le prix est assorti d'une bourse ; en 2026, celle-ci s'élevait à 1 000 $.
| Élément | Description |
|---|---|
| Genre admissible | Recueil de nouvelles |
| Langue | Français |
| Période de parution | Année précédant la remise |
| Fréquence | Annuelle |
| Bourse (2026) | 1 000 $ |
Administration
Depuis 2010, le prix est administré par le Centre Aude pour l'étude de la nouvelle (CAEN), rattaché au Cégep Garneau, établissement d'enseignement collégial public situé à Québec, dans la région administrative de la Capitale-Nationale.
Le centre se consacre à l'étude et à la promotion de la nouvelle. La gestion du prix s'inscrit dans cette mission : organisation de l'appel de candidatures, constitution du jury, annonce des finalistes et remise de la récompense.
Avant ce transfert, le prix relevait de l'organisme fondateur, la Société des écrivains canadiens de langue française, devenue les Écrivains francophones d'Amérique, qui l'avait remis en activité en 2000 après son interruption de la fin des années 1990.
Succession des organismes responsables
- Depuis 2010 : Centre Aude pour l'étude de la nouvelle, Cégep Garneau
- 2000-2010 : Écrivains francophones d'Amérique
- 1980-fin des années 1990 : Société des écrivains canadiens de langue française
Lauréats
Au fil des décennies, le prix a couronné plusieurs auteurs devenus des figures importantes de la littérature québécoise contemporaine.
Remises récentes
| Année de remise | Lauréat | Œuvre |
|---|---|---|
| 2026 | Simon Brousseau | Foule monstre |
| 2025 | Étienne Goudreau-Lajeunesse | Cochoncetés |
En 2026, Simon Brousseau a reçu, avec le prix, une bourse de 1 000 $.
Autres lauréats notables
Parmi les écrivains ayant reçu le prix figurent notamment :
- Monique Proulx
- Nicolas Dickner
- Catherine Leroux
- Michael Delisle
Pour plusieurs d'entre eux, la reconnaissance obtenue pour un recueil de nouvelles a accompagné les débuts ou l'affirmation d'une carrière littéraire qui s'est ensuite étendue au roman et à d'autres formes.
Place dans le milieu littéraire
Le prix Adrienne-Choquette occupe une place particulière parmi les distinctions littéraires du Québec, puisqu'il est entièrement consacré à la nouvelle, un genre qui bénéficie de moins de récompenses spécialisées que le roman ou la poésie.
Son ancrage à Québec, depuis sa fondation par la section régionale d'une société d'écrivains jusqu'à son administration actuelle par un centre de recherche collégial, en fait également une institution du milieu littéraire de la capitale.
L'annonce de ses finalistes et de ses lauréats est relayée par les médias québécois et par la presse spécialisée du livre, ce qui contribue à la visibilité des recueils de nouvelles et des maisons d'édition qui les publient. Le prix participe ainsi à la reconnaissance d'une tradition de la nouvelle au Québec, à laquelle Adrienne Choquette elle-même a contribué.