Histoire
Le Prix littéraire des collégiens est issu de démarches de lecture menées dans le réseau collégial québécois à partir de 2000. Selon le Cégep de Rosemont, le prix a été officiellement créé en 2003. Le quotidien Le Devoir qualifie de 19e édition celle de 2022.
Le prix réunit plusieurs dizaines de cégeps et de collèges; leur nombre varie selon les éditions. Depuis 2019, sa coordination relève du Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ). Cet organisme anime aussi d'autres activités culturelles destinées aux étudiants des cégeps et des collèges.
À la fin de 2022, le nom officiel a adopté une graphie inclusive : « Prix littéraire des collégien·ne·s ». Plusieurs pages d'établissements participants emploient encore l'ancienne graphie, « Prix littéraire des collégiens », qui demeure d'usage courant dans les médias et les communications institutionnelles.
Fonctionnement
Le prix suit un processus de sélection en plusieurs étapes, réparti sur l'année scolaire.
Présélection
Chaque année, un comité de présélection retient cinq œuvres de littérature québécoise contemporaine parues récemment, principalement des romans et des récits. Ces cinq finalistes constituent le corpus soumis aux étudiants.
Jurys locaux
Dans les établissements participants, les jurys locaux sont formés d'étudiantes et d'étudiants. Le Cégep du Vieux Montréal a publié un appel à constituer son jury pour l'édition 2022-2023. Les membres lisent les cinq œuvres, puis en discutent. Chaque jury délibère pour dégager sa préférence.
Jury national et remise
Les délibérations locales alimentent le choix d'un jury national. Ce jury désigne l'œuvre lauréate. La remise a lieu au printemps, généralement dans le cadre du Salon international du livre de Québec.
Dans les présentations institutionnelles, le prix est associé à une bourse remise à l'auteur ou à l'autrice. Son montant est indiqué à 5 000 $.
Organisation et participation
Le Réseau intercollégial des activités socioculturelles du Québec (RIASQ) assure la coordination du prix depuis 2019. Il présente les éditions du prix et annonce l'œuvre lauréate.
La participation s'étend à plusieurs dizaines de cégeps et de collèges, répartis dans diverses régions du Québec. Leur nombre varie d'une édition à l'autre. Des établissements comme le Cégep de Rosemont, le Cégep du Vieux Montréal, le Cégep de Rimouski et le Collège Jean-de-Brébeuf présentent le prix dans leurs communications ou leurs ressources documentaires. Les bibliothèques de certains établissements proposent des guides thématiques consacrés aux œuvres finalistes et aux lauréats des éditions passées.
Le prix met en valeur la littérature québécoise contemporaine. Il donne également aux étudiants du collégial un espace où exprimer leurs goûts littéraires et argumenter leurs choix de lecture.
Éditions récentes
Le tableau ci-dessous présente, du plus récent au plus ancien, quelques éditions documentées.
| Édition | Fait marquant |
|---|---|
| 2025-2026 | Selon La Presse (13 novembre 2025), Naomi Fontaine et Kev Lambert figurent parmi les finalistes. |
| 2025 | Le RIASQ désigne Poudreuse, de Sophie Lalonde-Roux, comme œuvre lauréate. |
| 2022-2023 | Des établissements recrutent leurs jurys locaux, dont le Cégep du Vieux Montréal. |
| 2022 | Caroline Dawson remporte la 19e édition du prix. |
Édition 2025-2026
La liste des finalistes de l'édition 2025-2026 a été rendue publique à l'automne 2025. La Presse signale notamment la présence de Naomi Fontaine et de Kev Lambert parmi les auteurs en lice.
Édition 2025
L'œuvre lauréate de l'édition 2025 est Poudreuse, de Sophie Lalonde-Roux.
Édition 2022
La 19e édition du prix, en 2022, a été remportée par Caroline Dawson pour Là où je me terre. Ce récit d'inspiration autobiographique évoque l'exil d'une famille chilienne au Québec.
Activités connexes
Autour du prix se sont greffées des activités qui prolongent la lecture des œuvres finalistes. La revue Lettres québécoises s'associe ainsi à un concours de critiques lié au Prix littéraire des collégien·ne·s. Les étudiants y sont invités à rédiger des textes critiques sur les œuvres en lice, ce qui les initie à l'exercice de la critique littéraire.
Les bibliothèques collégiales proposent des guides et des sélections documentaires consacrés au prix. C'est le cas des biblioguides du Collège Jean-de-Brébeuf, qui recensent les œuvres finalistes et lauréates et proposent des suggestions de lecture connexes.
La remise du prix au Salon international du livre de Québec place l'événement au cœur de l'un des principaux rendez-vous du milieu du livre au Québec.
Place dans le paysage littéraire
Le Prix littéraire des collégiens appartient à la famille des prix dont le jury est formé de jeunes lecteurs plutôt que de spécialistes. Ce modèle existe aussi ailleurs dans la francophonie, notamment en France, où plusieurs prix portent des noms semblables sans lien avec le prix québécois. Dans le contexte québécois, il se distingue par son ancrage dans le réseau collégial, propre au système d'éducation du Québec. Ce réseau fait le lien entre l'enseignement secondaire et l'université.
Le prix contribue à la diffusion de la littérature québécoise contemporaine auprès d'un lectorat de jeunes adultes. Il offre aussi aux œuvres finalistes une visibilité supplémentaire dans les établissements d'enseignement et dans les médias culturels. Les grands quotidiens, dont Le Devoir et La Presse, couvrent régulièrement l'annonce des finalistes et la désignation des lauréats.
Le prix figure parmi les distinctions recensées dans les listes des prix littéraires québécois. Il s'inscrit dans un ensemble qui comprend notamment le Prix des libraires du Québec et les prix littéraires du Gouverneur général.