Géographie
La municipalité des Îles-de-la-Madeleine occupe la plus grande partie de l'archipel des îles de la Madeleine, situé au centre du golfe du Saint-Laurent. L'archipel compte une quinzaine d'îles et d'îlots ; huit sont habités et sept sont reliés entre eux par de longs cordons dunaires. Il n'est accessible que par bateau ou par avion.
Le territoire municipal comprend notamment les anciennes localités de Cap-aux-Meules, de Fatima, de L'Étang-du-Nord, de Havre-aux-Maisons, de Grande-Entrée et de L'Île-du-Havre-Aubert, ainsi que l'île d'Entrée. Grosse-Île, à l'extrémité nord-est de l'archipel, forme une municipalité distincte.
Superficie
Au Recensement de 2021, Statistique Canada attribuait à la municipalité une superficie terrestre de 155,06 km², pour une densité de 78,6 habitants par kilomètre carré. Le Répertoire des municipalités du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) indique pour sa part une superficie totale de 33 924,33 km², chiffre qui englobe une vaste étendue maritime du golfe rattachée au territoire.
Le gentilé est Madelinot, Madelinienne.
Histoire administrative
Jusqu'au début des années 2000, l'archipel était divisé en plusieurs municipalités locales correspondant aux principales îles et localités. Dans le cadre de la réorganisation municipale menée par le gouvernement du Québec, ces municipalités ont été regroupées en une seule entité, la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, constituée le 1er janvier 2002.
À la suite des consultations sur les défusions municipales, Grosse-Île a été reconstituée comme municipalité distincte le 1er janvier 2006. La même année a été créée l'agglomération des Îles-de-la-Madeleine, désignée sous le nom de Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine. Celle-ci réunit la municipalité des Îles-de-la-Madeleine et celle de Grosse-Île et exerce les responsabilités dévolues ailleurs aux municipalités régionales de comté. Le territoire est ainsi reconnu comme territoire équivalent à une MRC.
Le cadre juridique particulier de la Communauté maritime repose sur une série de décrets gouvernementaux, en vertu desquels le conseil municipal des Îles-de-la-Madeleine joue un rôle prépondérant au sein des instances d'agglomération, compte tenu du poids démographique de la municipalité dans l'archipel.
La Commission de toponymie du Québec a officialisé le nom « Les Îles-de-la-Madeleine » pour la municipalité, distinct du nom de l'archipel, « îles de la Madeleine ».
Administration
La municipalité est administrée par un conseil composé d'un maire et de conseillers. Son hôtel de ville est situé au 460, chemin Principal, à Cap-aux-Meules.
Conseil municipal (2026)
- Maire : Antonin Valiquette
- Conseillers : Johanne Lebel, Louis Arseneault, Hugues Lafrance, Georges Painchaud, Sébastien Cyr, Gil Thériault et Bernard Richard
Direction administrative (2026)
- Direction générale : Jean Hubert
- Trésorerie : Simon-Pierre Bourque
- Greffe : Alexandra Vigneau
- Sécurité incendie : Daniel Isabelle
- Travaux publics : Caroline Richard
- Communications : Alexandre Bessette
Sur le plan provincial, la municipalité fait partie de la circonscription électorale des Îles-de-la-Madeleine. La prochaine élection municipale générale est fixée au 4 novembre 2029, conformément au calendrier provincial.
Élections municipales
Élection de 2025
Antonin Valiquette a été élu maire avec 4 253 voix (environ 63,3 % des suffrages exprimés pour la mairie), devant Chanie Thériault (2 469 voix). Parmi les postes de conseillers disputés, Gil Thériault (817 voix) et Louis Arseneault (605 voix) ont notamment été élus.
Élection de 2021
Jonathan Lapierre a été réélu maire avec 3 772 voix (environ 87,8 %), devant Lise Deveau (524 voix). Plusieurs conseillers, dont Hugues Lafrance, Richard Leblanc et Roger Chevarie, ont été élus sans opposition.
Élection de 2017
Jonathan Lapierre a été réélu avec 4 117 voix (environ 74,0 %), devant Dominique Gladyszewski (1 444 voix).
Élection de 2013
Jonathan Lapierre a été élu maire pour la première fois avec 3 405 voix (environ 48,3 %), dans une course à trois l'opposant à Joël Arseneau, maire sortant (2 032 voix), et à Nicolas Arseneau (1 425 voix).
Élection de 2009
Joël Arseneau a été réélu maire sans opposition.
Élection de 2005
Joël Arseneau a été élu maire avec 3 235 voix (environ 53,0 %), devant Claude Vigneau (2 864 voix).
| Année | Maire élu | Voix |
|---|---|---|
| 2025 | Antonin Valiquette | 4 253 |
| 2021 | Jonathan Lapierre | 3 772 |
| 2017 | Jonathan Lapierre | 4 117 |
| 2013 | Jonathan Lapierre | 3 405 |
| 2009 | Joël Arseneau | sans opposition |
| 2005 | Joël Arseneau | 3 235 |
Démographie
La population de la municipalité, telle qu'établie par le décret annuel de population publié dans le Répertoire des municipalités, se maintient autour de 12 400 à 12 700 habitants depuis le début des années 2020.
| Année | Population |
|---|---|
| 2026 | 12 451 |
| 2025 | 12 521 |
| 2024 | 12 428 |
| 2023 | 12 711 |
| 2017 | 11 834 |
Au Recensement de 2021 de Statistique Canada, la municipalité comptait 12 190 habitants, soit une hausse de 1,5 % par rapport à 2016. Ces données portent sur la seule municipalité des Îles-de-la-Madeleine et excluent Grosse-Île, municipalité distincte de l'archipel.
La population est très majoritairement francophone et en grande partie d'ascendance acadienne. Une communauté anglophone est présente dans l'archipel, notamment à l'île d'Entrée, comprise dans le territoire municipal.
Économie
L'économie de la municipalité repose traditionnellement sur la pêche, en particulier celle du homard, sur la transformation des produits de la mer et, de façon croissante, sur le tourisme estival. Les services publics et commerciaux sont concentrés à Cap-aux-Meules, principal pôle de l'archipel, où accoste le traversier qui relie les îles à Souris, à l'Île-du-Prince-Édouard. L'aéroport des Îles-de-la-Madeleine est situé à Havre-aux-Maisons.
Entreprises (octobre 2026)
Selon le Registre des entreprises du Québec, 1 477 entreprises ont été recensées dans la municipalité, dont 791 actives et 686 radiées ou inactives. Parmi les entités immatriculées, on compte notamment 632 sociétés par actions, 116 entreprises individuelles, 30 sociétés en nom collectif et 9 coopératives. Les secteurs déclarés les plus fréquents sont la gestion de sociétés et la gestion immobilière, suivies de la pêche, de la restauration et de l'alimentation.
Richesse foncière uniformisée
La richesse foncière uniformisée (RFU), qui sert notamment au calcul de certaines contributions et péréquations municipales, a fortement progressé depuis 2017.
| Année | RFU |
|---|---|
| 2026 | 2 702 147 158 $ |
| 2025 | 2 588 486 733 $ |
| 2024 | 2 164 650 420 $ |
| 2023 | 1 472 573 152 $ |
| 2017 | 964 125 265 $ |
Patrimoine et culture
Le peuplement francophone de l'archipel est étroitement lié à l'histoire acadienne, ce qui marque la langue, la toponymie et les traditions locales. Les patronymes Arseneau, Cyr, Deraspe, Chevarie, Leblanc, Vigneau ou Boudreau, très répandus dans l'archipel, témoignent de cette continuité familiale.
Le paysage bâti se caractérise par des maisons dispersées aux couleurs vives, des bâtiments liés à la pêche et des havres répartis sur les différentes îles. Les dunes, les falaises de grès rouge et les lagunes constituent les principaux attraits naturels de l'archipel et soutiennent l'activité touristique.
Le site historique de La Grave, à L'Île-du-Havre-Aubert, figure parmi les ensembles patrimoniaux les plus connus de la municipalité ; il rassemble d'anciens bâtiments liés au commerce de la pêche. L'érosion côtière, accentuée par la réduction du couvert de glace hivernal, constitue un enjeu majeur pour la protection des infrastructures et des sites patrimoniaux du littoral.